DISCOURS DE MONSIEUR LE SECRETAIRE GENERAL DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DU PLAN LORS DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE L’ATELIER SUR LA DEUXIEME STRATEGIE POUR L’HARMONISATION DE LA STATISTIQUE EN AFRIQUE – LE 5 JUIN 2018

Posted By on 6 juin 2018

Monsieur le Commissaire des Affaires Economiques de la Commission de l’Union Africaine

Madame  la Représentante de l’Union Africaine à Madagascar

Mesdames et Messieurs les Secrétaires Généraux

Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux et Directeurs

Mesdames et Messieurs Représentants des Communautés de données des pays africains,

Excellences Représentants des Organismes Internationaux et  nationaux

Chers collègues statisticiens

Mesdames et Messieurs Honorables invités nationaux

Mesdames et Messieurs,

Tout d’abord, je vous adresse les excuses de Monsieur le Ministre de l’Economie et du Plan qui ne peut pas être parmi nous pour ses charges et responsabilités mais dès que son agenda le lui permettra, il viendra  nous rejoindre ici à l’hôtel IBIS.

En acceptant d’abriter cette sommité des techniciens de haut niveau venant de presque tous les pays d’Afrique, Madagascar se veut être en diapason avec le concert des nations pour apporter sa contribution aux différents défis pour un développement durable et équilibré. Aussi, permettez-moi de saluer d’abord Monsieur le Commissaire des Affaires Economiques de l’Union Africaine car votre venue pour diriger cet atelier témoigne de votre intérêt pour le développement de l’Afrique. Je sais combien vous engagements professionnels vous incombent, mais vous compter venir à Madagascar, que je signale votre pays d’origine, pour booster les efforts déployés par chaque pays pour une information statistique de qualité témoigne l’importance de votre engagement. Mes remerciements également à Madame le Représentant de l’Union Africaine à Madagascar. Nous savons que tout ce qu’on est en train de faire actuellement prend son encrage au niveau des principes et objectifs énoncés par la Charte de l’Organisation de l’Union Africaine.

Ensuite, j’adresse mes sincères salutations à vous tous venant des pays africains amis et des partenaires techniques et financiers des autres continents. Bienvenue à Madagascar, un pays d’accueil et j’espère que vos séjours seront émaillés de joie et d’efficacité.

Enfin, mes salutations viennent droit à vous Excellences représentants des organismes internationaux résidents à Madagascar et vous autres compatriotes venant de différents Départements publics et privés, que votre présence à cette cérémonie d’ouverture témoigne de votre intérêts pour le développement d’une communauté de donnée, en particulier le domaine statistique.

 

Excellence, Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez tous, les pays africains avaient adopté l’Agenda 2063, et à  l’instar de la Communauté internationale, avait adopté l’Agenda 2030 pour mettre le Continent aussi bien sur le sentier du développement durable que de sa transformation structurelle. Afin de suivre les progrès accomplis, il est nécessaire d’obtenir des données statistiques de qualité, comparables entre les pays, accessibles et produites en temps utiles dans le cadre d’harmonisation du processus.

Quand on parle d’harmonisation, il est question d’uniformiser entre autres  les règles et les règlements au niveau du système des statistiques. Il est donc question de parler de méthodologie, d’outils et de nomenclature statistique.

Dans cette perspective, Madagascar n’est pas en reste de l’ensemble des pays africains ; diverses initiatives et réformes ont été ainsi prises dans le pays ce dernier temps, partant de la mise à jour de la diagnostique de la stratégie nationale du développement de la statistique (SNDS), en passant par l’adoption d’une nouvelle loi de la statistique jusqu’à la mise en articulation des données statistiques aux indicateurs des cibles des ODD.

De prime abord, le gouvernement malagasy dont j’ai l’honneur de représenter ici, remercie l’Union Africaine et les organisateurs de cet atelier, d’avoir choisi Madagascar pour abriter la rencontre. Autrement dit, vous avez porté votre choix car vous savez que quelque chose bouge ici en matière de données statistiques. Effectivement, vous avez raison car plusieurs activités statistiques d’envergure sont en cours de mise en œuvre et le gouvernement suit de très près leur réalisation. Je citerai quelques-unes de  ces réalisations pour Madagascar. Mais je sais que tous les pays ici présents sont en train ou se préparent à mettre en œuvre les mêmes réalisations.

Le développement doit être centré pour la recherche du bien-être de la population. Or tant que cette population n’est pas connue tant au niveau de son effectif qu’au niveau de sa répartition tant spatiale que du point de vue genre et structure d’âge, toute politique de développement s’avère difficile. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a appuyé le Ministère et l’INSTAT pour mettre en œuvre le troisième Recensement Générale de la Population et de l’Habitation. Nous savons tous ici que c’est l’une des opérations statistique lourdes et onéreuses, mais l’Etat malagasy déploie ses efforts pour que cette opération statistique et démographique soit une réussite. Nous sommes maintenant en pleine vitesse de croisière dans la mise en œuvre du RGPH-3.

De plus, un effort pour la mise à jour de la comptabilité nationale est en cours. L’évolution des relations économiques et financières actuelles favorisées par le développement effréné de la nouvelle Technologie de la Communication et de l’Information oblige chaque pays à aligner ses informations statistiques en fonction des nouvelles donnes des activités lucratives ou non. Comme les autres pays, les données macro et micro-économiques devront refléter le niveau de la santé économique d’un pays. Pour y arriver, le Ministère de l’Economie et du Plan en collaboration avec l’INSTAT active maintenant pour basculer le Système de la Comptabilité Nationale 1993 en SCN 2008 et tout récemment une nouvelle base de la comptabilité nationale vient d’être terminée.

Les techniciens déploient leur effort maintenant pour terminer à temps cette activité.

Et enfin, en collaboration avec nos partenaires Techniques et Financiers, l’INSTAT travaille main dans la main avec son Ministère de Tutelle pour élaborer et mettre en œuvre la Stratégie Nationale pour le Développement de la Statistique (SNDS). Je sais pertinemment que l’agenda de cet atelier discutera beaucoup de la SNDS des pays ici présents et les résultats obtenus à l’issu de cette rencontre permettra à Madagascar d’améliorer ses méthodologies d’approche dans ce domaine.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Toutes ces activités statistiques devront avoir un mécanisme de suivi et évaluation pour pouvoir évaluer son progrès. C’est la raison pour laquelle le MEP a à son sein le SNISE qui est un outil d’évaluation efficace car toutes ses activités devront trouver leur lien avec les Objectifs du Développement Durable. Madagascar s’efforce maintenant d’avoir des objectifs spécifiquement locaux qui s’encadrent dans les ODD. Beaucoup de Ministères ont actuellement leur programme de stratégie nationale qui leur est propre. Je cite les cas des Ministères qui s’occupent des Enseignements et de l’Education, de la Santé, etc… Toutes ces activités n’ont qu’un seul objectif : que Madagascar dispose des informations et données statistiques cohérentes, pertinentes, à jour, standardisées et harmonisées.

En guise de conclusion, cette occasion est pour moi un moment important pour vous donner des informations que le Gouvernement, à travers ces différents Ministères, accorde une place incontournable pour les activités statistiques. Chaque Ministère est presque doté, soit d’une Direction ou Service Statistique, chose qui est presque inexistante il y  quelques années. Et l’une des points forts de ce défi est la promulgation de la nouvelle loi n°2018-004 du mois d’avril dernier, organisant et  règlementant les activités statistiques à Madagascar. J’aimerai vous signaler que l’ancienne loi date de 1967.

Pour clore, j’aimerai mentionner que beaucoup d’études, de documents sont disponibles et nous servent d’appui pour résoudre les problèmes inhérents au système statistique africain. Je citerai : la Charte Africaine de la Statistique, le Plan d’action d’Addis-Abeba et bien d’autres. Ces problèmes qui sont dans leur majorité d’ordre institutionnel et organisationnel doivent être résolus dans la mesure où le Système Statistique Africain devrait être à même d’apporter sa contribution sur les questions d’actualités telles la migration, le SIDA, le changement climatique.

Je sais que les discussions qui auront lieu seront intenses et aborderont des thèmes à large spectre.

Pour clore, j’adresse mes remerciements à tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à l’organisation de cette réunion. Je vous souhaite un bon séjour à Madagascar et une pleine réussite à cet atelier.

« Et je déclare solennellement ouvert l’atelier de la Stratégie pour l’Harmonisation des Statistiques en Afrique ».

Excellences, Mesdames et Messieurs, je vous remercie de vos aimables attentions !