Discours de Monsieur le Ministre de l’Economie et du Plan, le Professeur NAPETOKE Marcel Arsonaivo lors du Séminaire sur la méthodologie d’allocation du Fonds Africain pour le Développement

Posted By on 16 juillet 2018

Monsieur le Représentant de la Banque Africaine pour le Développement

Messieurs les Secrétaires Généraux,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur et un réel plaisir pour moi de vous saluer et vous souhaiter les bienvenues à cet atelier de présentation des nouveaux indicateurs de vulnérabilité et de fragilité dans l’allocation des ressources du Fonds Africain pour le Développement. Une étude qui a été menée par la Fondation des Etudes et Recherches sur le Développement International – FERDI à l’Université d’Auvergne.

Le développement en Afrique semble difficile et fragile à cause de la faible capacité des Etats à faire face aux chocs liés au développement, à prévenir les catastrophes et à atténuer les risques de fragilité. La possibilité d’assurer une transition de la vulnérabilité vers la résilience peut exister, toutefois cette capacité de résilience est affectée par un niveau élevé de fragilité.

Des efforts ont été menés par les dirigeants africains pour s’attaquer aux problèmes de développement auxquels ils sont confrontés, en essayant d’aborder la fragilité et de créer des sociétés résilientes. Toutefois, la question de fragilité qui provient surtout des lacunes de compétences en matière de capacités institutionnelles et humaines dans le secteur public, reste à trouver des réponses adéquates.

A Madagascar, la fragilité et la vulnérabilité de l’économie et de la société malagasy proviennent en partie de l’insuffisance et/ou de la faiblesse des moyens, des capitaux, de la gouvernance et de la résilience sous toutes leurs formes pour ne citer que les menaces liées au changement de climat. Pourtant le pays dispose d’une forte potentialité qui mérite d’être valorisée pour propulser un développement durable et inclusif.

Mesdames et Messieurs,

Le grand défi de Madagascar est de renverser la détérioration de tous les capitaux (humain, naturel, institutionnel, physique …) à travers la mise en œuvre de son plan de développement et ce, en coopération avec ses partenaires techniques et financiers. A ce titre, la Banque Africaine pour le Développement nous appuie dans le cadre de stratégie pays et propose deux piliers pour atteindre l’objectif  d’amélioration de la qualité de vie des populations par une croissance forte et inclusive. Il s’agit (i) du développement des infrastructures de l’énergie et des transports pour soutenir la croissance inclusive et (ii) du soutien à la transformation de l’agriculture et au développement de l’industrie.

La stratégie pays repose sur quatre grands types d’actions et de mesures qui concernent les thèmes suivants:

  • La gouvernance en soutenant l’amélioration de la compétitivité ;
  • L’emploi en promouvant les emplois décents pour les jeunes ;
  • Le genre en encourageant l’entreprenariat féminin ; et
  • Le changement climatique.

Ces piliers et actions sont en totale cohérence avec les cinq axes du plan national de développement à savoir :

  1. Gouvernance, état de droit, sécurité, décentralisation, démocratie, solidarité nationale ;
  2. Préservation de la stabilité macroéconomique et appui au développement ;
  3. Croissance inclusive et ancrage territorial de développement ;
  4. Capital humain adéquat au processus de développement ;
  5. Valorisation du capital naturel et renforcement de la résilience aux risques et catastrophes.

C’est dans la mise en œuvre de ces piliers que la Banque Africaine pour le Développement a recommandé une étude sur la vulnérabilité et la fragilité à la Fondation des Etudes et Recherches sur le Développement International-FERDI, une institution renommée sur le plan international par ses études et recherches sur le développement international, afin d’identifier les indicateurs susceptibles d’améliorer l’allocation des ressources du Fonds Africain pour le Développement FAD.

L’objectif de l’atelier d’aujourd’hui est donc de partager avec nous, acteurs de développement, les résultats de cette étude sur les nouveaux indicateurs de vulnérabilité et de fragilité et la nouvelle méthode d’allocation du FAD. Nous sommes ainsi invités à être proactifs dans nos participations à travers les échanges qui auront lieu au cours de cet atelier.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Je termine mon allocution par des remerciements chaleureux à l’endroit de nous tous ici présents. Nos reconnaissances s’adressent également au Groupe de la Banque Africaine pour le Développement pour son appui et soutien permanents pour le développement de Madagascar. Nous sommes toujours disposés à discuter avec vous, nos partenaires au développement, pour les priorités stratégiques dans le cadre de notre partenariat. Aussi, j’espère que cet atelier n’est qu’un début de la collaboration avec la Fondation des Etudes et Recherches sur le Développement International-FERDI. Je déclare ainsi ouvert cet atelier portant sur le thème : « Les indicateurs de fragilité susceptibles d’être utilisés dans la formule d’allocation de l’aide du Fonds Africain pour le Développement – FAD ».