Les activités économiques

Les activités économiques

Caractéristiques de la population active

  • Niveau d’instruction

Dans l’ensemble, au moins, plus de la moitié de la population active de la Région Amoron’i Mania a suivi le cycle d’étude primaire avec un taux de 52,6 %. De plus, 19,9 % de la population ont continué jusqu’au niveau secondaire mais seulement 2,5 % ont fréquenté l’enseignement supérieur.

Tableau 72. Répartition par niveau d’instruction de la population active

Unité : %

Région

Sans instruction

Primaire

Secondaire

Supérieur

Total

Amoron’i Mania

25,1

52,6

19,9

2,5

100,0

Madagascar

33,3

52

11,9

2,8

100

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

Toutefois, 25,1 % de la population sont sans instruction, un pourcentage relativement faible par rapport à celui du niveau national qui est de 33,3 %.

  • Répartition de la population active dans les différents secteurs d’activité

 

La Région Amoron’i ‘i Mania peut être qualifiée de région agricole tant sur le nombre de personnes occupées par l’agriculture que par la diversité des spéculations culturales pratiquées. D’après les données de l’enquête démographique et de santé (EDSMG IV), la majorité des femmes travaillent dans l’agriculture (77,1 %) contre une moyenne nationale de 72,7 %. Les autres secteurs emploient des femmes mais dans des proportions relativement faibles, à savoir 10,9 % dans les services contre 12,2 % au niveau national. De même, 3,1 % de femmes exercent le travail manuel qualifié qui ne représente que la moitié de la moyenne nationale.

Tableau 73. Proportion de femmes occupées dans les différents secteurs d’activité à Amoron’i Mania

Unité : %

Caractéristique sociodémographique

Cadre/

Technicien/direction

Employé

Ventes et services

Manuel qualifié

Mabuel
non qualifié

Agriculture

Manquant

Total

Effectif de femmes

Amoron’i Mania

5,0

0,5

10,9

3,1

3,3

77,1

0,1

100,0

519

Ensemble

3,5

0,5

12,2

6,0

4,6

72,7

0,4

100,0

14 623

Source : EDSMD-IV Madagascar 2008-2009

Les mêmes tendances observées au niveau des femmes se retrouvent au niveau des hommes. En effet, 82 % des hommes travaillent dans l’agriculture contre une moyenne de 73,5 % (15 à 59 ans) au niveau national. Ensuite, 11,8 % des hommes exercent le travail manuel (qualifié et non qualifié) contre 13,8 % au niveau national, 5,9 % dans les ventes et services et 4 % comme cadres/techniciens de direction contre respectivement 6,6 % et 5 % au niveau national. Il en ressort que les activités des femmes et des hommes à Amoron’i Mania sont surtout orientées vers l’agriculture, le travail manuel et les ventes et services.

Tableau 74. Proportion d’hommes occupés dans les différents secteurs d’activité à Amoron’i Mania

Unité : %

Caractéristique sociodémographique

Cadre/

Technicien/direction

Employé

Ventes et services

Manuel qualifié

Mabuel
non qualifié

Agriculture

Manquant

Total

Effectif de femmes

Amoron’i Mania

5,0

0,5

10,9

3,1

3,3

77,1

0,1

100,0

519

Ensemble

3,5

0,5

12,2

6,0

4,6

72,7

0,4

100,0

14 623

Source: EDSMD-IV Madagascar 2008-2009

  • Niveau de salaire des femmes comparé à celui gagné par les maris
  •  

    Au sein d’un ménage, lorsque l’homme et la femme travaillent tous les deux, 38 ,1 % des femmes gagnent moins que leur partenaire, 46,4 % à peu près le même et 7,4 % plus que leur partenaire. C’est ce qui résulte de l’enquête de démographie et de santé effectuée par l’INSTAT en 2008-2009. La proportion de femmes qui gagnent à peu près le même revenu que leur mari est supérieur de 7,3 points de celle du niveau national, tandis que la proportion de femmes qui ont un mari/partenaire n’ayant pas de revenu est inférieure de 0,7 point de pour cent de celle de la moyenne nationale. Pour les deux autres critères («gagner moins», «gagner plus»), la région se trouve en deçà de la moyenne nationale.

    Tableau 75 : Argent gagné par les femmes comparé à celui gagné par leurs maris

    Unité : %

    Région

    Plus

    Moins

    A peu près le même

    Mari/partenaire n’a pas de revenu

    Ne sait pas/ manquant

    Total

    Amoron’i Mania

    7,4

    38,1

    46,4

    0,5

    7,5

    100

    Madagascar

    8,1

    47,6

    39,1

    1,2

    4,1

    100

    Source: EDS IV Madagascar 2008- 2009

     

     

    Infrastructures économiques

    • Infrastructures routières      

    Le rôle primordial de ses infrastructures routières est de faciliter l’acheminement des produits des zones productrices vers les consommateurs et de rompre l’isolement géographique des communes de la région. En effet, dans la Région Amoron’i Mania, 83,6 % des communes se trouvent situées à plus de 11 km du chef-lieu de district. Pendant toute l’année, 76,4 % des communes sont accessibles en voiture légère en permanence, tandis que 10,9 % uniquement pendant la saison sèche. D’autres communes ne sont accessibles qu’en camion et 4×4, voire à pieds. Par ailleurs, 32,7 % des communes sont desservies par une ligne régulière de transport en commun et disposent de terminus. Par contre, une faible proportion de communes (5,45 %) dispose de stations d’essence.

    Tableau 76 : Accessibilité et moyens de transport

    Unité  : %

    Distance du chef-lieu de commune par rapport au chef-lieu de district

    Proportion de communes

    Moins de 1 km

    9,09 %

    1 à 5 km

    3 ,64 %

    6 à 10 km

    3,64 %

    11 km et plus

    83,64 %

    Total

    100 %

    Accessibilité en voiture légère du chef lieu de commune

    En permanence

    76,36 %

    Uniquement en période sèche

    10,91 %

    Non

    12,73 %

    Total

    100 %

    Accessibilité en camion et 4×4 toute l’année

    En permanence

    1,82 %

    Uniquement en période sèche

    1,82 %

    Non

    5,45 %

    Manquant

    90,91

    Total

    100,0 %

    Moyen utilisé pour se rendre dans les communes non accessibles en voiture

    A pied

    5,45 %

    Manquant

    94,55 %

    Total

    100 %

    Durée du trajet

    1/2 journée à 1 journée

    3,64 %

    Plus d’une journée

    1,82 %

    Manquant

    94,55 %

    Total

    100 %

    La commune est-elle desservie régulièrement par une ligne de transport en commun ?

    Oui

    49,09 %

    Non

    40 %

    Manquant

    10,91 %

    Total

    100 %

    Existence de terminus d’une ligne de transport en commun

    Oui

    32,73 %

    Non

    25,45 %

    Manquant

    81,82 %

    Total

    100 %

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Réseau électrique
      • Puissance installée/fournie

    Certains districts de la région disposent d’installations de réseau électrique dont il est difficile de connaître la puissance fournie étant donné la faiblesse des réponses obtenues lors de l’enquête CREAM de 2009. Le tableau suivant fournit la puissance installée pour chaque district, le nombre d’abonnés à la JIRAMA en 2009 au niveau de quelques districts. Les demandes d’abonnement non satisfaites enregistrées en 2009 figurent sur la dernière colonne du même tableau.
    Tableau 77 : Electricité/Données structurelles

    Unité :  kWh

    DISTRICT

    Puissance fournie ou installée JIRAMA (kW)

    Nombre d’abonnés JIRAMA en 2009

    Nombre cumulé de demandes d’abonnement non satisfaites en 2009

    Ambatofinandrahana

    290

    400

    21

    Ambositra

    1 735

    3 263

    400

    Fandriana

    603

    0

    0

    Manandriana

    166

    180

    30

    Total

    3 794

    3 843

    451

    Source: VPEI/CREAM/Monographie 2009

    • Sources d’énergie

    L’énergie produite dans la région provient de source thermique pour 14,55 % des communes, hydroélectrique pour 9,09 %, solaire pour 1,82 %. Etant donné une forte proportion de réponses manquantes (74,55 %), ces résultats de l’enquête CREAM 2009 sont à relativiser.

    • Principaux opérateurs

    La libéralisation de la production d’électricité entreprise par le gouvernement malgache depuis 1999 a permis à des opérateurs privés d’entrer dans le secteur. C’est le cas dans les villes ou communes qui ne sont pas couvertes par le réseau de la JIRAMA. Par conséquent, suivant les cas, l’on pourrait rencontrer une diversité des fournisseurs d’électricité au niveau des communes. Dans la Région Amoron’i Mania, 9,09 % des communes sont desservies par la JIRAMA contre 16,36 % à la fois par la JIRAMA et par des fournisseurs autres que la JIRAMA.
    Il importe toutefois de signaler que malgré la présence effective sur le terrain d’autres fournisseurs, plus de la moitié des communes de la région (61,82 %) ne disposent pas de réseau électrique.

    • Offre/demande, qualité de service

    En ce qui concerne la zone de couverture de la JIRAMA, les données de l’enquête CREAM de 2009 montrent que 1,82 % des communes sont couvertes en totalité par le réseau de la JIRAMA et que 7,7 % d’entre elles sont couvertes en partie.
    Quant à la disponibilité du service de fourniture d’électricité, la forte proportion de données manquantes (plus de 90 %) ne permet pas de fournir un état des lieux fiable et exhaustif au moment de l’enquête.

    Tableau 78 : Electricité/Données opérationnelles

    Unité : %

    Principal source de production d’électricité

    Hydroélectrique

    9,09 %

    Thermique

    14,55 %

    Solaire

    1,82 %

    Manquant

    74,55 %

    Total

    100 %

    Existence de fournisseurs de réseau électrique

    JIRAMA uniquement

    9,09 %

    Oui, mais pas de fournisseur autres que JIRAMA

    16,36 %

    Non

    61,82 %

    Manquant

    12,73 %

    Total

    100,0 %

    Zone couverte par le réseau de la JIRAMA

    Toute la commune

    1,82 %

    Une partie de la commune

    7,27 %

    Manquant

    90,91 %

    Total

    100,0 %

    Proportion de communes ayant un délestage de plus d’une heure

    Oui

    16,36 %

    Non

    9,09 %

    Manquant

    74,55 %

    Total

    100,0 %

    Zone de délestage

    Tous les quartiers (ou fokontany) sans exception

    16,36 %

    Manquant

    83,64 %

    Total

    100,0 %

    Durée du délestage

    3 à 6 heures

    5,45 %

    6 à 12 heures

    3,64 %

    12 à 23 heures

    5,45 %

    24 h et plus

    1,82 %

    Manquant

    83,64 %

    Total

    100,0 %

    Fréquence du délestage par jour

    1 fois par jour

    16,36 %

    Manquant

    83,64 %

    Total

    100,0 %

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Réseau de distribution d’eau

     

    • Capacité fournie/consommée

    Sur les quatre districts de la région, seul celui d’Ambositra dispose d’une capacité d’eau fournie par la JIRAMA très élevée à savoir 48 158 m3 contre seulement 330 m3 pour Ambatofinandrahana et 80 m3 pour Manandriana. Pour le district d’Ambositra, bien que le volume d’eau consommée soit inférieur à la capacité fournie, il existe 106 demandes d’abonnement non satisfaites en 2009. Pour les trois autres districts, aucune comparaison capacité fournie/consommation ne pourrait être effectuée du fait qu’ils n’ont pas communiqué le volume d’eau consommée, ni le nombre d’abonnés, ni le nombre cumulé de demandes d’abonnement. Le nombre cumulé de demandes d’abonnement non satisfaites en 2009 montre l’insuffisance des réseaux de distribution d’eau potable dans la région, ainsi, l’élargissement ou la réhabilitation de ces réseaux est considéré comme les opérations les plus urgentes à mener dans le cadre de l’amélioration des conditions de desserte en eau potable de la population de la région.
    Tableau 79 : Eau /Données structurelles

    District

    Capacité fournie

    (m3)

    Volume d’eau consommée (m3)

    Nombre
    d’abonnés en 2009

    Nombre cumulé de demandes d’abonnement non satisfaites en 2009

    Ambatofinandrahana

    330

    0

    0

    0

    Ambositra

    48 158

    42 000

    1 672

    106

    Fandriana

    0

    0

    0

    0

    Manandriana

    80

    0

    0

    0

    Total

    48 568

    42 000

    1 672

    106

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Fournisseurs

    La JIRAMA n’est pas la seule à assurer la distribution d’eau dans la région. La distribution peut être assurée uniquement par la JIRAMA, pour 3,64 % des communes. Pour 38,18 %, d’autres communes elles sont desservies uniquement par des fournisseurs autres que la JIRAMA. Mais pour 40,2 % communes restantes, elles ne bénéficient d’aucune fourniture d’eau courante.

    • Zones de couverture

    Dans la Région Amoron’i Mania, la zone de couverture est assez faible dans la mesure où les réseaux de distribution d’eau courante ne concernent que 1,82 % des communes pour une couverture totale. Pour le reste soit 43,64 %, la couverture est partielle.

    • Disponibilité du service de distribution

    Par ailleurs, la disponibilité du service est limitée dans le temps. La distribution d’eau dure 24heures/24 heures dans seulement 27,27 % des communes ; elle dure entre 12 et 23 heures pour 5,45 % et moins de 12 heures par jour pour 12,73 % des communes.

    • Infrastructures de distribution

    En termes d’infrastructures de distribution, 58,19 % (1.82 + 54.55) des communes de la région disposent de bornes fontaines contre une proportion de 25,45 % qui n’en disposent pas. 47,27 % des communes disposent de structures de gestion et d’entretien des bornes fontaines contre 10,91 % qui n’en disposent pas. Cependant, il existe une proportion relativement élevée de réponses manquantes qui concernent 41,82 % des communes. Le mode d’approvisionnement de la population en eau est diversifié. La source occupe une place importante pour 69,09 % des communes, la borne fontaine pour 10,91 %, les rivières et fleuve pour 3,64 % d’entre elles. L’eau courante et le puits se trouvent respectivement dans 1,82 % des communes de la région.

    Tableau 80 : Eau/Données opérationnelles
          

    Unité : %

     

     

    Proportion de communes

    Fournisseurs d’eau courante

    Oui, JIRAMA uniquement

    3,64 %

    Oui, mais par de fournisseurs autres que Jirama

    45,45 %

    Sans Adduction d’Eau Potable (AEP)

    38,18 %

    Manquant

    12,73 %

    Total

    100,0 %

    Zone couverte par le réseau d’eau courante

    Toute la commune

    1,82 %

    Une partie de la commune

    43,64 %

    Manquant

    54,54 %

    Total

    100,0 %

    Nombre d’heures par jour de distribution d’eau

    24 heures/24 heures

    27,27 %

    12 heures à 23 heures

    5,45 %

    Moins de 12 h/j

    12,73 %

    Manquant

    54,55 %

    Total

    100,0 %

    Existence de bornes fontaines dans la commune

    JIRAMA uniquement

    3,64 %

    Oui, mais par de fournisseurs autres que JIRAMA

    54,55 %

    Non

    25,45 %

    Manquant

    16,36 %

    Total

    100,0 %

    Structure de gestion et d’entretien de bornes fontaine

    Existence

    47,27 %

    Non

    10,91 %

    Manquant

    41,82 %

    Total

    100,0 %

    Mode d’approvisionnement en eau de la population

    Eau courante

    1,82 %

    Borne fontaine

    10,91 %

    Source

    69,09 %

    Puits

    1,82 %

    Rivière, fleuve

    3,64 %

    Manquant

    12,73 %

    Total

    100 %

     Source: MEI/CREAM/Monographie 2008

    • Eau et assainissement

    En 2010, un peu plus de 2 habitants sur 5 de la Région Amoron’i Mania accèdent à des sources contrôlées d’eau à boire. Ce taux est inférieur de 7,4 points à la moyenne nationale. 4,2 % de la population accèdent à l’électricité contre 13,3 % au niveau national. En ce qui concerne le type de toilette, 63,3 % de la population utilisent une latrine contre 39,8 % au niveau national.

    Tableau 81 :  Taux de desserte en eau potable et électricité

    Unité : %

     

    Eau contrôlée

    Electricité

    Latrine ou mieux

    Amoron’i Mania

    37,5

    4,2

    63,3

    Madagascar

    44,9

    13,3

    39,8

    Source: INSTAT/DSM/EPM2010

    Secteur primaire

    Les principales activités comprennent l’agriculture, l’élevage, la pêche et la pisciculture.

    • Agriculture
      • Surface cultivable/surface cultivée

    La Région Amoron’i Mania dispose d’un potentiel agricole mesurée par l’existence d’une surface cultivable de 270 000 ha répartie entre les quatre districts d’Ambatofinandrahana (96 907 ha), Ambositra (64 529 ha), Fandriana (50 638 ha), Manandriana (57 926 ha). La superficie cultivée est répartie d’une façon égalitaire entre les différents districts de la région avec une superficie cultivée représentant plus de 44,12 % des surfaces cultivables.
    Par rapport à la situation au niveau national, la Région Amoron’i Mania représente 2,7 % des surfaces cultivables totales et 2,3 % des surfaces cultivées. Le rapport surface cultivée/cultivable au niveau de la région est de (44,12 %) par rapport à une moyenne nationale de 51,7 %.

    Tableau 82 : Surface cultivable/ cultivée

    Unité : ha, %

    District

    Surface cultivable (ha)

    Surface cultivée (ha)

    Surface cultivée/cultivable

    Ambatofinandrahana

    96 907

    36 644

    37,81 %

    Ambositra

    64 529

    31 925

    49,47 %

    Fandriana

    50 638

    29 564

    58,38 %

    Manandriana

    57 926

    21 001

    36,25 %

    Total de la région

    270 000

    119 134

    44,12 %

    Madagascar

    10 140 964

    5 245 237

    51,7 %

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Les principales cultures agricoles :

    Les principales cultures agricoles sont : (PRDR, Amoron’i Mania ,2005)
    Les cultures vivrières, généralement de destination mixte (autoconsommation alimentaire, et commercialisation) : le riz, le manioc, le maïs, la patate douce, le haricot, l’arachide, la pomme de terre, le voanjobory.

    Les cultures de rente (cultures à vocation quasi-exclusivement commerciale) : le caféier, la canne à sucre, la tomate, le chou, les pêches, les agrumes.

    Ces productions vivrières jouent un rôle fondamental dans l’alimentation, en tant que complément du riz et en particulier le manioc, la patate douce, la pomme de terre, le maïs, et dans une moindre mesure le haricot, le voanjobory et l’arachide. La pomme de terre et le maïs constituent en particulier des sources importantes de revenus, dans la mesure où les productions sont vendues en majorité en dehors de la région. Généralement sur les hauts plateaux, presque la totalité des vallées sont exploitées et les pentes présentant des possibilités d’irrigation sont occupées par les rizières en étage. Les autres cultures vivrières (manioc, patate douce, haricot, maïs,..) destinées surtout à l’autoconsommation sont très pratiquées avec des techniques adéquates.

    Suivant le type de cultures pratiquées, on peut schématiquement classer les districts en deux catégories: les districts d’Ambositra, de Fandriana et de Manandriana sont à prédominance de cultures vivrières, notamment le riz. Et les districts d’Ambatofinandrahana et d’Ambositra connaissent en majorité la pratique des cultures de rente surtout l’arachide, la canne à sucre, le café.

    Tableau 83 : Répartition des terres cultivées selon les cultures

    Unité : ha

     

    Surface

    Riz

    48 381

    Maïs

    11 562

    Autres céréales

    72

    Manioc

    14 474

    Patate douce

    9 865

    Pomme de terre

    3 566

    Saonjo

    700

    Igname

    14

    Haricot

    7 840

    Voanjobory

    3 808

    Autres légumineuses

    43

    Arachide

    5 190

    Soja

    198

    Canne à sucre

    820

    Orge

    183

    Superficie physique des exploitations agricoles

    106 716

    • Méthodes et techniques de cultures utilisées :

    Concernant l’utilisation de méthode culturale améliorée et de fumure, les cultivateurs de la Région Amoron’i Mania utilisent de l’engrais organique pour 70 % de la superficie, de l’engrais minéral pour 0,5 %, de l’engrais mixte pour 0,96 % et aucune fertilisation pour 28,54 %.

    Tableau 84 : Méthode culturales/engrais utilisés

    Unité : %

    Région

    Mode de fertilisation

    Total

    Organique

    Minéral

    Mixte

    Aucune

    Amoron’i Mania

    70,00

    0,50

    0,96

    28,54

    100

    Madagascar

    12,42

    1,27

    1,63

    84,66

    100

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    Quant aux techniques agricoles utilisées, les techniques semi-mécanisées sont les plus utilisées dans les quatre districts d’Amoron’i Mania. La technique traditionnelle vient en deuxième position mais reste dominante. Cette situation s’explique par le fait que les parcelles sont exigües et leur topographie sur tanety limite l’utilisation de matériel tracté. Ce qui justifie le non utilisation de la technique mécanisée dans cette région.
    Pourtant, l’extension des cultures sèches dans la partie centrale et occidentale de la zone nécessite le recours à cette technique.

    Tableau 85 : Classement des types de techniques utilisés selon leur importance

     

    La plus utilisée

    Deuxième technique utilisée

    La moins utilisée

    Ambatofinandrahana

    Semi-mécanisée

    Traditionnelle

    Mécanisée

    Ambositra

    Semi-mécanisée

    Traditionnelle

    Mécanisée

    Fandriana

    Semi-mécanisée

    Traditionnelle

    Mécanisée

    Manandriana

    Semi-mécanisée

    Traditionnelle

    Mécanisée

    Ensemble Amoron’i Mania

    Semi-mécanisée

    Traditionnelle

    Mécanisée

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2008, n.b. : traditionnelle : travail manuel ; semi-mécanisée : traction animale ; mécanisée : traction motorisée.

    • Les cultures pratiquées à des fins commerciales

    Les cultures destinées en grande partie à la vente ou à la transformation artisanale concernent principalement l’arachide, le maïs, le haricot, la canne à sucre et la pomme de terre.
    Les arbres fruitiers connaissent une certaine importance pour quelques unités familiales des Régions d’Ambositra et de Fandriana.

    La pratique des cultures de contre saison sur rizières (orge, pomme de terre, haricot, légume, fourrage, autres…) pourrait prendre une plus grande importance si le débouché existe, le crédit de campagne est suffisant et si il existe une organisation de la filière.
    Calendriers culturaux.

    Les cultures pluviales, installées en début de saison de pluies (octobre-novembre), concernent les ¾ des surfaces cultivées. Les premières pluies sont déterminantes pour les campagnes agricoles car les travaux de préparation du sol, en particulier sur tanety, ne peuvent être opérés que si ce dernier est suffisamment meuble. C’est d’ailleurs une des raisons qui limitent l’extension des cultures de tanety. En matière de labour manuel, une personne active ne peut effectuer plus de 40 ares de tanety en deux mois. Ceci est d’autant plus que le déficit en précipitation et l’insuffisance de réseau hydrographique sont très marqués notamment dans le Moyen Ouest.

    Les travaux sur rizières ont un caractère prioritaire par rapport aux autres travaux agricoles. La culture du riz de deuxième saison (repiquage en octobre-décembre, récolte en mars-juin) occupe 89 % des superficies rizicoles. Le riz pluvial, très peu pratiqué, souffre toujours d’un déficit hydrique pendant les premiers mois de végétation (octobre-novembre). Le sarclage, qui est plus ou moins généralisé sur les hautes terres, a lieu à partir d’un mois après le repiquage. Les cultures de tanety sont installées avant le mois de décembre, sauf pour la patate douce qui attend la période février-mars pour être mise en place. Le manioc, qui n’a pas de saison bien marquée pour la plantation, est récolté au fur et à mesure dès la deuxième année. Le Haricot se cultive sur trois saisons (octobre-décembre ; février-mars et juin-juillet) ; on sème l’arachide en octobre-novembre et la récolte se fait en avril (UPDR, Monographie de la Région Amoron’i Mania, juin 2003).

    • Elevage       

    Zone à vocation agropastorale par excellence vu ses conditions climatiques propices à des activités agricoles diversifiées, la Région Amoron’i Mania est favorable à toutes les spéculations en matières d’élevage.

    • Le cheptel

    La région peut être répartie en deux zones géographiques suivant son importance :
    moyen Ouest : essentiellement pour un élevage extensif et promotion de bovins et petits ruminants (grande étendue de pâturage naturel) ;

    les hautes terres traversées par la RN 7 : importance de l’élevage à cycle court dont porcins, volailles, apiculture (une des filières prioritaires) et de développement laitier/zone incluse dans le triangle laitier.

    Le tableau ci-dessous présente la situation de quelques cheptels au niveau de la région. L’élevage bovin qui constitue l’une des filières prioritaires, tient le premier rang suivi par celui des porcs, des ovidés.

    Pour ce qui est de l’élevage bovin, ce sont les districts d’Ambatofinandrahana, d’Ambositra et de Fandriana qui sont les principaux éleveurs, chacun détenant environ 30 % du nombre de zébus du Total de la région, soit un ratio moyen de 5 têtes de zébu par éleveurs pour Ambatofinandrahana, 4 pour Ambositra, et 3 pour Fandriana. Cet élevage bovin représente 2,1 % du cheptel national. L’élevage porcin est aussi important car il représente 12,9 % du cheptel national. Ce sont les districts d’Ambatofinandrahana, d’Ambositra et de Manandriana qui en sont les principaux éleveurs. Néanmoins l’élevage porcin ne représente que 0,7 % du cheptel national. Au niveau de la région,

    cet élevage est surtout concentré dans les districts de Manandriana (55,3 %) et d’Ambatofinandrahana (30,3 %).

    Tableau 86 : Part des cheptels porcin, ovin, caprin, volaille et bovin par district 

     

    Bovin

    Porcin

    Ovin

    Caprin

    Volaille

    Nombre d’éleveurs bovins

    Cheptel bovin/ éleveur

    Ambatofinandrahana

    48 200

    54 300

    740

    nd

    nd

    9 640

    5,0

    Ambositra

    33 679

    47 990

    240

    nd

    nd

    8 400

    4,0

    Fandriana

    32 966

    25 930

    110

    nd

    nd

    10 900

    3,0

    Manandriana

    21 506

    35 640

    1 350

    nd

    nd

    4 300

    5,0

    Total Région

    136 351

    163 860

    2 440

     

     

     

    4,1

    % Madagascar

    2,1 %

    12,9 %

    0,7 %

     

     

     

     

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009 nd : non disponible

    • Disponibilité des services aux agriculteurs et aux éleveurs

    Les trois districts de la Région Amoron’i Mania sont pourvus de structures d’appui, en l’occurrence de cabinets vétérinaires pour l’élevage, à l’exception de Fandriana. Tandis que tous les districts de la région disposent de dépôts de vente d’engrais et de semence pour l’agriculture. Toutefois, les unités de transformation des produits de l’élevage ne sont pas mentionnées au cours de l’enquête effectuée par le CREAM.

    Tableau 87 : Disponibilité des services aux agriculteurs et aux éleveurs

     

    Cabinet Vétérinaire

    Dépôt de vente d’engrais, de semence

    Ambatofinandrahana

    Oui

    Oui

    Ambositra

    Oui

    Oui

    Fandriana

    Non

    Oui

    Manandriana

    Oui

    Oui

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Pêche et pisciculture     

    La population de la région pratique des activités de pêche comprenant la pêche en eau douce, la rizipisciculture et la pisciculture. Parmi ces activités, la rizipisciculture détient le premier rang car près d’un tiers des communes de la région la pratiquent. La pisciculture en eau douce vient au second rang et se pratique dans près de 1/4 des communes de la région, suivie par la pêche en eau douce. Par ailleurs, ces trois types de pêche sont pratiqués presque dans toutes les communes de tous les districts d’Ambositra et de Fandriana. La majorité des communes du district d’Ambatofinandrahana ne pratique pas ces types de pêche à l’exception de celle en eau douce. Et Manandriana ne dispose d’aucune donnée. Proportion des communes pratiquant pêche, Rizipisciculture et pisciculture

    Unité : % de communes
    Tableau 88 : District    Pêche en eau douce    Rizipisciculture    Pisciculture

    Unité : % de communes

    District

    Pêche en eau douce

    Rizipisciculture

    Pisciculture

    Ambatofinandrahana

    10 %

    40 %

    20 %

    Ambositra

    1 % 

    30 %

    20 %

    Fandriana

    3 %

    20 %

    20 %

    Manandriana

    nd

    20 %

    30 %

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    Secteur secondaire

    L’état et le développement du secteur secondaire sont conditionnés, entre autres, par ceux du secteur primaire qui lui fournit les matières premières, et l’existence des débouchés locaux ou internationaux. Il en est de même des infrastructures et de l’accès à l’énergie (eau, électricité, carburant …). La richesse du sous-sol surtout dans les marges occidentales et une tradition artisanale confirmée prédisposaient les zones d’Ambositra à jouer un rôle de pôle de développement industriel.

    (PNUD, Régions et Développement : Fianarantsoa, 1991)

    • Les activités de transformation        

    Les activités du secteur secondaire au niveau de la Région sont surtout constituées par la
    transformation des produits de culture, du bois,des fibres, de cornes et des produits miniers.
    L’Enquête Monographique de 2009 a permis de dénombrer 64 unités artisanales de transformationde bois, de fibres et de coquillages à Amoron’i Mania, Ambositra et Fandriana sont les deux districts qui possèdent chacun la moitié des unités de transformation, respectivement 36 % et 23 % par contre 5 % pour Manandriana. La part de ces activités artisanales représente 10,8% du total national. L’importance de ces activités dans cette zone s’explique par le fait que d’une part, elles sont séculaires et d’autre part par l’insuffisance de la production agricole et par une tradition établie.

    Les autres branches du secteur secondaire telles que la « Décortiquerie », « la textile confection » représentent chacune 1, 6% du total des activités de transformation de la Région. Notons qu’il s’agit seulement des effectifs des unités de production. Ces informations ne contiennent pas les tailles de ces unités en termes d’effectifs des employés, des chiffres d’affaires et des valeurs ajoutées. Ces dernières ne peuvent être obtenues de manière fiable qu’à l’aide d’une « enquête entreprise ». Pour ce qui est de « la transformation de produits agricoles » et « la menuiserie », ces activités se concentrent surtout dans le District d’Ambositra, et sont au nombre de 5 unités.

    Tableau 89 : Les activités de transformation formelles

    Nombre d’unités

    Décortiquerie

    Boisson

    Transformationde produits agricoles

    Menuiserie, scierie

    Transformations de bois, fibres, cornes et coquillages

    textile, confection

    Lapidairerie, bijouterie

    travaux métalliques

    Autres

    Ambatofinandrahana

    0

    0

    0

    0

    0

    0

    0

    0

    13

    Ambositra

    5

    1

    5

    5

    36

    5

    2

    0

    176

    Fandriana

    1

    0

    0

    1

    23

    0

    2

    0

    45

    Manandriana

    0

    0

    0

    0

    5

    0

    0

    0

    54

    Total Amoron’i Mania

    6

    1

    5

    6

    64

    5

    4

    0

    288

    Poids de l’unité dans les activités de transformations

    1,6%

    0,3%

    1,3%

    1,6%

    16,9%

    1,3%

    1,1%

    0,0%

    76,0%

    Part Amoron’i Mania dans le total national

    0,5%

    0,2%

    1,3%

    0,6%

    10,8%

    0,3%

    0,6%

    0,0%

    4,0%

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Création d’entreprises

    En 2008, 476 entreprises et 2 sociétés ont été créées à Amoron’i Mania. Il s’agit des entreprises formelles au sens de la possession d’un numéro statistique (NS) et d’un numéro d’identification fiscale (NIF). 70,8 % (soit 337) des entreprises créées en 2008 se trouvent à Ambositra. Il est à noter que le district de Fandriana arrive en deuxième place en termes de création d’entreprises dans la région avec 80 entreprises créées suivi d’Ambatofinandrahana avec 40 entreprises et de Manandriana avec 19 entreprises. Le nombre de sociétés créées ne sont qu’au nombre de 2. Au niveau national, Amoron’i Mania abrite respectivement 2,9 % et 0,3 % des entreprises et sociétés qui ont débuté leur existence formelle en 2008.
    Tableau 90 : Nombres d’entreprises individuelles et de sociétés nouvellement créées en 2008, par district

    Unité : Nb

     

    Nombres d’entreprises
    créées en 2008

    Nombres de sociétés
    créées en 2008

    Ambatofinandrahana

    40

    0

    Ambositra

    337

    1

    Fandriana

    80

    1

    Manandriana

    19

    0

    Total Amoron’i Mania

    476

    2

    Part Amoron’i Mania dans le total national

    2,9 %

    0,3 %

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Activités minières       
      • Principales ressources du sous-sol dans la Région Amoron’i Mania

    Les principales ressources du sous-sol sont enfouies dans les trois (3) systèmes géologiques qui sont présents dans la région, Il s’agit :

    • du système du graphite ;
    • du système du Vohibory ;
    • du système Androyen.

    Les sous-sols qui contiennent du graphite se trouvent dans les districts d’Ambositra et de Fandriana :

    • du Quartz piézoélectrique et de dolomie à Fandriana ;
    • du Nickel (estimé à 60 000 t en 1977) dans le district d’Ambositra ;
    • du Cuivre, du Calcaire, du Quartz et de Zircon dans le district d’Ambatofinandrahana.

    Dans la partie Ouest d’Ambatofinandrahana, on a identifié un champ pegmatique (béryl, colombite de Malakialina et de feldspath); la production de béryl est estimée à 2 500 t). La carte minière de la division géologique de 1977 met en évidence les potentiels miniers et leur localisation dans chaque sous-préfecture. En plus de l’indication dans cette carte, quelques ressources du sous-sol de cette région sont mentionnées dans le document «Région et Développement» édité en 1991. Il s’agit de Marbre Aragonite, de Kaolin, d’Ardoise, de Manganèse, d’Or, de Platines Torendrikita, de Silice, de Fer et Gypse. Il s’agissait de potentiels miniers de la région, la détermination de leur niveau

    de réserves nécessite des recherches approfondies et des études (UPDR, Monographie Amoron’i Mania, 2003).

    • Exploitation et collecte des produits du sous-sol

    L’exploitation des ressources du sous-sol est faite sur permis d’exploitation délivré par les services et/ou direction des mines. Mais compte tenu des irrégularités constatées de la part des exploitants, la Direction des Mines a suspendu la délivrance des permis pour l’assainissement du secteur. Il s’agit d’une suspension temporaire.

    Toutefois, il faut mentionner l’exploitation des marbres d’Ambatofinandrahana par la Société MAGRAMA. A cause des problèmes externes et internes à cette Société, l’exploitation a été stoppée il y a quelques années. Mais elle a redémarrée à partir de 1998. De plus la collecte des pierres précieuses se faisait de façon individuelle, anarchique et non contrôlée. C’était le cas dans les districts d’Ambatofinandrahana et de Fandriana par exemple.

    Dans la Région Amoron’i Mania, l’exploitation de Béryl a été entreprise par la Société COROI et de la Chaux par des privées. Mais malgré les moyens mis en œuvre, cette exploitation ne pouvait s’inscrire dans un cadre industriel. (UPDR, Monographie de la Région Amoron’i Mania, 2003).

    Secteur tertiaire

    • Commerce    

    Les échanges commerciaux figurent parmi les activités économiques dominantes de la région. En effet, comme il a été mentionné ci-haut, dans la majorité des communes les produits de l’agriculture sont essentiellement destinés à être vendus sur le marché. En témoignent l’existence d’infrastructures de commercialisation au niveau des communes et le nombre de jours de marché par semaine.

    em>Tableau 91 : Infrastructures de commercialisation

    Unité : %

    Existence d’un marché

    Proportion de communes

    Oui

    76,36 %

    Non

    10,91 %

    Manquant

    12,73 %

    Total

    100,0 %

    Marché sur un lieu aménagé

     

    Oui

    58,18 %

    Non

    18,18 %

    Manquant

    23,64 %

    Total

    100,0 %

    Distance du marché le plus proche

     

    Moins de 1 km

    20 %

    1 à 5 km

    36,36 %

    6 à 10 km

    10,91 %

    11 km et plus

    20 %

    Manquant

    12,73 %

    Total

    100,0 %

    Moyens utilisés pour aller au marché

     

    A pied

    87,27 %

    Manquant

    12,73 %

    Total

    100,0 %

    Nombre cumulé de jours de marché dans la commune

    Jours par semaine

    Ambatofinandrahana

    8

    Ambositra

    32

    Fandriana

    17

    Manandriana

    9

    Total

    66

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Infrastructures de commercialisation

    Au total, 76,36 % des communes disposent de places de marché et 58,18 % d’un lieu aménagé à cet effet. L’éloignement pourrait toutefois constituer un obstacle au développement des échanges étant donné que pour se rendre au marché le plus proche, il faudrait parcourir plus de 6 km dans 30,91 % (10,91 % + 20 %) des communes. Le trajet se fait généralement à pied dans 82,27 % des communes de la région.

    Le nombre total de jours de marché s’élève à 66 jours par semaine pour les 55 communes de la région, mettant en exergue l’absence de places de marché dans certaines communes (voir en annexe).

    • Collecte de produits agricoles

    La vente de produits agricoles peut se faire directement sur le marché entre producteur et acheteur. Elle peut également transiter par des intermédiaires en l’occurrence des collecteurs qui font profession d’achats et de reventes. Les statistiques de l’enquête du CREAM en 2009 font ressortir l’importance de ce type de circuit de commercialisation dans la région. En effet, on a dénombré 18 collecteurs de produits agricoles exerçant dans la région. Ils représentent 0,4 % de l’ensemble des collecteurs recensés à Madagascar, dont plus de 77,7 % d’entre eux exercent leurs activités dans le district d’Ambositra.

    Tableau 92 : Collecte de produits agricole

    Unité : nb

     

    Nombre de Collecteurs de produits agricoles

    Nombre de Collecteurs de produits halieutiques et d’eau douce

    Ambatofinandrahana

    1

    nd

    Ambositra

    14

    nd

    Fandriana

    2

    nd

    Manandriana

    1

    nd

    Total Amoron’i Mania

    18

    nd

    Part Amoron’i Mania dans le total national

    0,4 %

    nd

    Source: MEI/CREAM/Monographie 200 ; nd : non disponible

    • Circuit commercial du produit phare

    L’utilisation du principal produit de la région est partagée entre la vente (47,27 % des communes) et l’autoconsommation (40 % des communes). Pour ce qui est de la vente, plus de la moitié (56,36 %) se fait à l’intérieur de la commune et seulement 14,55 % à l’extérieur. Concernant le circuit de commercialisation du principal produit de la région, les données obtenues attribuent la première place aux collecteurs/grossistes et la deuxième aux intermédiaires (mpijirika). Réserve est toutefois faite à l’endroit de ces chiffres étant donné l’importance des réponses manquantes (29,09 % des communes).

    Tableau 93 : Circuit commercial du produit phare

    Unité  : %

    Principale destination du principal produit de la commune

    Proportion de communes

    Vente

    47,27 %

    Autoconsommation

    40 %

    Manquant

    12,73 %

    Total

    100,0 %

    Lieu de vente du principal produit de la commune

     

    Dans la commune

    56,36 %

    Hors de la commune

    14,55 %

    Manquant

    29,09 %

    Total

    100 %

    Circuit commercial du principal produit

     

    Collecteur, grossiste

    34,55 %

    Intermédiaire

    32,73 %

    Consommateur particulier

    3,64 %

    Manquant

    29,09 %

    Total

    100,0 %

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Transport et communication

     

    • Transport routier

    Le transport routier assure la liaison entre les communes de la région ainsi que de cette dernière avec les autres régions. Il comprend le transport de voyageurs et celui de marchandises.

    • Transport de voyageurs :

    Le transport de voyageurs est organisé selon la zone d’intervention. En effet, on distingue la «Zone Urbaine» qui assure le transport des voyageurs au sein des communes urbaines ; la
    «Zone Suburbaine» qui assure les transports de voyageurs dans la ville et entre les communes, en général jusqu’à 30 km ; la «Zone régionale» qui assure la liaison inter-régionale au sein d’une province ; et enfin la «Zone Nationale» qui relie au moins deux provinces.
    Dans la Région Amoron’i Mania, l’effectif total des coopératives œuvrant dans les zones régionales, suburbaines et nationales s’élève à 12 dont 5 appartiennent au district d’Ambositra, 3 au district de Fandriana, et 2 aussi bien aux districts d’Ambatofinandrahana que de Manandriana.

    Ces coopératives permettent de desservir des lignes locales (péri urbaines), régionales (inter districts et interrégionales) et nationales (destination hors de la région).

    Tabbleau 94 : Transport routier

    Unité  : %

    District

    Nombre de coopératives de transport desservant le district

    Ambatofinandrahana

    2

    Ambositra

    5

    Fandriana

    3

    Manandriana

    2

    Total Amoron’i Mania

    12

    Part Amoron’i Mania dans le total national

    1,8 %

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Autres services

    D’autres services dont de proximité sont disponibles dans quelques communes. Des terminus de ligne de transport en commun sont présents dans 32,73 % des communes. Des stations d’essence existent dans 7,27 % des communes dont des grandes compagnies pétrolières dans 5,45 % et une privée dans 1,82 %, des ateliers de vulcanisation dans 4,17 %, des ateliers de dépannage de voitures dans 6,25 % et des ateliers de tôlerie dans 4,17 %.

    Tableau 95 : Disponibilité des services de proximité

    Unité : %

    Existence de :

    Proportion de communes

    Terminus de ligne de transport en commun

    Oui

    32,73 %

    Non

    25,45 %

    Manquant

    41,82 %

    Total

    100 %

    Station d’essence

    Oui, des grandes compagnies pétrolières

    5,45 %

    Oui, essentiellement par une privée

    1,82 %

    Non

    92,73

    Total

    100,0 %

    Ateliers de vulcanisation

    Oui

    4,17 %

    Non

    95,83 %

    Total

    100 %

    Ateliers de dépannage de voitures

    Oui

    6,25 %

    Non

    93,75 %

    Total

    100,0 %

    Ateliers de tôlerie de voiture

    Oui

    4,17 %

    Non

    95,83 %

    Total

    100,0 %

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Réseau de télécommunication

    La disponibilité des réseaux de téléphonie fixe et mobile réduit l’éloignement physique et permet la communication à l’intérieur de la région ainsi qu’avec l’extérieur. La connexion au réseau de téléphonie fixe est relativement limitée au niveau de la région. Elle n’est disponible que dans les districts d’Ambositra et d’Ambatofinandrahana dont respectivement 13,4 % et 11,1 % des communes sont raccordées.

    Tableau 96 : Réseaux de télécommunication

    Unité : %

     

    Connexion tél fixe (% communes)

    Connexion tél Mobile
    (% communes)

    Accès internet
    (% communes)

    Cybercafé ou télé Centre (nombre communes)

    Communication chef-lieu
    commune par BLU
     (% communes)

    Ambatofinandrahana

    11,1

    22,22

    0

    0

    66,67

    Ambositra

    13,4

    52,17

    8,7

    0

    8,7

    Fandriana

    0

    100

    7,69

    7,69

    0

    Manandriana

    0

    100

    0

    0

    0

    Total Amoron’i Mania

    7,27

    67,27

    5,45

    1,82

    14,55

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    La disponibilité des réseaux de téléphonie mobile atténue le problème de communication au niveau de certains districts comme Fandriana et Manandriana où 100 % des communes y sont connectées, à Ambositra (52,17 % des communes), à Ambatofinandrahana (22,22 % des communes). En moyenne, 7,27 % des communes sont connectées au réseau fixe contre 67,27 % connectées aux réseaux mobiles pour l’ensemble de la région. Pour ce qui est de la connexion à internet, elle n’est effective qu’au niveau de 2 districts à savoir Ambositra (8,7 % des communes), Fandriana (7,69 % des communes).

    La communication par BLU est utilisée dans 66,67% des communes d’Ambatofinandrahana et 8,7 % de celles d’Ambositra.

    • L’accès aux médias

    L’accès à l’information est assuré par des stations de radio et de télévision à des degrés divers. La Radio nationale est captée pratiquement au niveau de la majorité des communes d’Ambatofinandrahana, de Fandriana et de Manandriana à l’exception de celles du district d’Ambositra où la RNM ne peut être reçue que par 60,87 % des communes. Tandis que pour la radio privée, seule la majorité des communes de Fandriana et de Manandriana capte la radio privée mais seulement à 65,22 % des communes pour Ambositra et à 55,56 % des communes pour Ambatofinandrahana.

    Pour ce qui est de l’accès aux émissions télévisées à la TVM, à part les districts d’Ambatofinandrahana et d’Ambositra, la plupart des communes peuvent les capter, en moyenne 56,36 % au niveau régional. En outre, La majorité des communes de la région peuvent capter une télévision privée à l’exception des communes du district d’Ambositra.

    Tableau 97 : Accès aux medias

    Unité : pourcentage de communes

    Accès aux média

    Accès à RNM

    Accès à TVM

    Accès à une Radio privée

    Accès à une TV privée

    Ambatofinandrahana

    100

    11,11

    55,56

    100

    Ambositra

    60,87

    30,43

    65,22

    65,22

    Fandriana

    100

    100

    100

    100

    Manandriana

    100

    100

    100

    100

    Total Amoron’i Mania

    83,64

    56,36

    78,18

    85,45

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009 Service postal

    • L’accès au service postal

    Dans la région, 56,36 % des communes disposent sur leur territoire d’une agence de la Paositra Malagasy (PAOMA) et 40 % bénéficieraient des services offerts par la PAOMA comme la poste, les colis postaux, la messagerie. En ce qui concerne les services de transfert d’argent, seule la majorité des communes de Fandriana y ont accès (84,62 %) contre 8,7 % pour celles d’Ambositra. Pour la Caisse d’épargne ou le Service privé de la poste, le pourcentage de communes qui y ont accès n’est que de 5,45 % pour toute la région.

    Tableau 98 : Service postal au niveau des communes

    Unité : %

    District

    Agence de la PAOMA

    Services postaux

    Transfert d’argent

    Caisse d’épargne

    Service privé de poste

    Ambatofinandrahana

    55,26

    55,56

    0

    0

    0

    Ambositra

    21,74

    21,74

    8,7

    13,04

    8,7

    Fandriana

    84,62

    84,62

    84,62

    0

    7,69

    Manandriana

    100

    10

    0

    0

    0

    Total de la région

    56,36

    40

    23,64

    5,45

    5,45

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • La sécurité

    Lors de l’enquête 2009, 24 casernes ou postes de gendarmerie, 5 commissariats ou postes de police et 2 casernes ou détachement militaire assurent la sécurité dans les 55 communes de la Région Amoron’i Mania.

    Ces dispositifs existants semblent insuffisants compte tenu de l’étendue du territoire de la région. Ainsi, pour 2008, 562 vols de bœufs ont été à déplorer ; dont plus de 90 % dans le district d’Ambositra.

    Tableau 99 : Dispositifs de sécurité existants dans la région

    Unité  : Nb

    District

    Caserne ou poste de
    la Gendarmerie

    Commissariat ou poste de
     la Police

    Caserne ou détachement militaire

    Ambatofinandrahana

    8

    1

    2

    Ambositra

    7

    1

    0

    Fandriana

    3

    1

    0

    Manandriana

    6

    2

    0

    Total de la région

    24

    5

    2

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

    • Tourisme et hôtellerie – Artisanat      
      • Service touristique et Sites touristiques

    La région Amoron’i Mania possède un Office du Tourisme qui s’occupe de la promotion du secteur. Il vise à «doter la région d’un potentiel considérable de croissance économique et d’emploi si les secteurs privé et public conjuguent leurs efforts». La région est plus ou moins riche en sites et produits touristiques. La recherche des lieux touristiques de la part de la direction régionale du Tourisme en collaboration avec les collectivités territoriales décentralisées et l’Office du Tourisme va renforcer ces atouts.

    La région dispose de potentialités assez importantes en particulier en termes de sites touristiques :

    • pays Zafimaniry ;
    • Sources thermales: Ankazoambo, Ambatofinandrahana, Manandriana, Mahazina ;
    • forêts primaires du versant Est avec ses biodiversités spécifiques ;
    • cascade d’Itazonana ;
    • massif d’Itremo ;
    • grottes et passages souterrains.

    Ces sites ne sont en général peu voire pas aménagés du tout. Il n’existe pas d’actions continues de promotion, ni de politique touristique régionale. (PNUD, Régions et développement : Fianarantsoa, mai 1991)

    • Infrastructures hôtelières

    En 2011, le nombre total d’infrastructures hôtelières de catégorie «Etoile» dans la Région Amoron’i Mania s’élève à 2 soit 0,8 % des établissements de même catégorie au niveau national. Ces 2 hôtels se trouvent uniquement dans le district d’Ambositra. En termes d’hôtels à catégorie «Ravinala», la région recense au total 17 établissements dont 15 dans le district d’Ambositra et 1 dans celui de Fandriana et Manandriana. Cet effectif représente 2,10 % des établissements de même catégorie au niveau national. Le district d’Ambatofinandrahana ne dispose ni d’infrastructures hôtelières ni d’agences de voyages. L’occupation de chambres d’hôtels est encore relativement faible et la qualité des chambres n’est pas conforme aux normes requises. Trois (03) Entreprises de Voyage opèrent au niveau de la région et uniquement dans le district d’Ambositra.

    Tableau 100 : Infrastructures hôtelières/agences de voyage

    District

    Catégorie Etoile

    Catégorie Ravinala

    Agence de Voyage

    Ambatofinandrahana

    0

    0

    0

    Ambositra

    2

    15

    3

    Fandriana

    0

    1

    0

    Manandriana

    0

    1

    0

    Total Amoron’i Mania

    2

    17

    3

    Part Amoron’i Mania dans le total national

    0,8 %

    2,1 %

    1,2 %

    Source: Ministère du tourisme

    Les motivations des touristes :

    La Région Amoron’i Mania est le point de départ de la découverte et de nombreuses excursions, non seulement du pays Betsileo mais aussi de la région sud en général.
    La région de Matsiatra Ambony compte également parmi les pôles touristiques les plus importants de Madagascar. La faune, La source thermale, la viticulture et l’artisanat constituent les atouts touristiques de la région.

    L’artisanat de cette région a contribué à faire connaitre le pays auprès des touristes et à l’extérieur. C’est une activité plus que séculaire qui s’explique par l’insuffisance de la production agricole et par une tradition bien établie dans la zone d’Ambositra. Cette zone est surtout célèbre pour la sculpture, la marqueterie, la vannerie, le tissage de rabane et le travail de soie. Concernant la sculpture, si elle est une occupation temporaire pour la plupart des agriculteurs, les Zafimaniry en font leur activité principale qui constitue un patrimoine et fait la renommée de la région de l’Amoron’i Mania. Quant au travail de la soie, il fait la renommée d’Ambositra de même que le tissage de rabane et la vannerie.
    La zone d’Ambositra conserve sa réputation de noyau artisanal important, aussi bien à l’échelle régionale que nationale, mais les différentes difficultés rencontrées tant au niveau de l’encadrement que de l’exiguïté des marchés, risquent d’altérer cette image et de décourager les artisans

    PNUD, Régions et développement : Fianarantsoa, mai 1991)

     

    • Banques et institutions financières      

    La couverture en termes de banques et d’institutions financières montre une grande disparité au niveau des districts de la région. Ce sont les établissements de microcrédit qui couvrent tous les 4 districts. Le Trésor public y est représenté dans 4 districts tandis que seul le district d’Ambositra dispose d’agences de la CNAPS, de Compagnie d’Assurance, d’Agence de Banque, et de Caisse d’Epargne. Seul le district de Fandriana dispose d’une Caisse d’épargne.
    Tableau 101 : Existence d’Agences de Banques et d’Institutions financières au niveau district

    District

    Agence CNaPS

    Bureau du Trésor/ perception

    Compagnie d’assurances

    Agence de banque

    Institution micro crédit

    Caisse d’épargne

    Ambatofinandrahana

    0

    1

    0

    0

    1

    0

    Ambositra

    1

    1

    1

    1

    1

    1

    Fandriana

    0

    1

    0

    0

    1

    1

    Manandriana

    0

    1

    0

    0

    1

    0

    Total

    1

    4

    1

    1

    4

    2

    Pourcentage de districts qui en possèdent

    25 %

    100,0 %

    25 %

    25 %

    100 %

    50 %

    Part de Amoron’i Mania dans le total national

    3,6 %

    4,1 %

    3,6 %

    2,2 %

    4,8 %

    5,4 %

    Source: MEI/CREAM/Monographie 2009