la population

La population

Etat de la population

La population est le principal acteur d’un développement soutenable et durable. Elle en sera aussi la première bénéficiaire. Il importe de connaitre sa situation en termes d’effectif, de structure et de conditions de vie pour déterminer son évolution et son niveau de développement. Cela permet en effet de mesurer les efforts à entreprendre pour diminuer la pauvreté et soutenir le développement et de savoir la disponibilité de cette population en termes de ressources humaines et sa capacité en termes de potentialités d’activités économiques, locales et régionales. Les demandes potentielles, ainsi que les besoins en termes d’infrastructures et de services publics seront ainsi facilement déterminables.

  • Population totale

Selon les données collectées de la monographie 2009, 12,7 % de la population nationale vivent dans la Région Analamanga. Cette proportion est presque 3 fois plus élevée que la moyenne nationale de 4,5 %. Antananarivo Renivohitra concentre 37,7 % de la population de la région.

Cette pression démographique dans la capitale résulte du phénomène d’urbanisation qui attire la population des autres districts. Une proportion de 38,7 % des habitants de la région est répartie entre Antananarivo Atsimondrano 16,8 %, Ambohidratrimo 11,3 % et Antananarivo Avaradrano 10,6 %. Une proportion de 18,7 % des habitants est répartie pour un taux plus ou moins égalitaire de 6 % entre les districts de Manjakandriana, d’Andramasina et  d’Anjozorobe. Le district d’Ankazobe se trouve le moins peuplé avec une proportion de 4,9 %. Ces zones moins peuplées se caractérisent par l’enclavement de certaines communes et l’insécurité dans le milieu rural.

Tableau 7. Répartition par District de la population de la Région Analamanga

Unité : %

District

Part dans la Population de la Région Analamanga

Part dans la population totale de Madagascar

Ambohidratrimo

11,3

1,4

Andramasina

6,2

0,8

Anjozorobe

6,0

0,8

Ankazobe

4,9

0,6

Antananarivo Atsimondrano

16,8

2,1

Antananarivo Avaradrano

10,6

1,3

Antananarivo Renivohotra

37,7

4,8

Manjakandriana

6,5

0,8

100

12,7

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

En ce qui concerne les ménages de la région, selon les résultats de l’Enquête Périodique auprès des Ménages de 2010 (EPM2010), ils sont composés de 4,4 personnes en moyenne. Ce taux reste à peu près le même selon le milieu de résidence, à savoir 4,3 en milieu urbain et 4,4 en milieu rural.

Tableau 8. Taille moyenne des ménages selon les milieux de résidence

Unité : Individu

Urbain

Rural

Ensemble

Analamanga

4,3

4,4

4,4

Madagascar

4,5

4,9

4,8

Source : INSTAT/DSM//EPM2010

  • Composition et caractéristiques démographiques de la population

 

  • Répartition par milieu (urbain, rural) de la population

Selon la délimitation classant comme localités urbaines les communes qui sont chefs- lieux de leur district d’appartenance1, moins de 3 individus sur cinq de la population totale d’Analamanga habitent en milieu rural. Cette répartition urbaine-rurale est différente de celle de la structure nationale où 4 individus sur cinq habitent le milieu rural. L’effectif de la population est plus important en milieu rural qu’en milieu urbain. Toutefois, pour la Région Analamanga, le taux de population urbain est le double de celui du niveau national. Ce taux élevé s’explique par le fait qu’Analamanga abrite Antananarivo Renivohitra en tant que capitale de Madagascar, centre administratif abritant des activités industrielles et commerciales importantes.

Tableau 9. Répartition par milieux de résidence de la population

Unité : %

Urbain

Rural

Total

Analamanga

41,2

58,8

100,0

Madagascar

20,3

79,7

100,0

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

  • Répartition par sexe de la population

Le rapport de masculinité2 mesure l’équilibre, ou le déséquilibre entre l’effectif des hommes et celui des femmes dans un groupe de population. A Analamanga, ce rapport est de 98,4 %. Autrement dit, à côté de 100 femmes, il y a 98.4 hommes. Il s’apparente à celui du niveau national qui est de 98,0 %. Il en est de même pour les caractéristiques du rapport de masculinité selon le milieu urbain rural.

Tableau 10. Rapport de masculinité selon le milieu de résidence

Unité : %

Urbain

Rural

Total

Analamanga

97,6

99,0

98,4

Madagascar

97,1

98,3

98,0

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

  • Caractéristiques démographiques

Natalité et fécondité

Selon les résultats de l’EDSMD-IV de 2008 et 2009, avec les mêmes conditions démographiques, économiques et sociales actuelles, une femme âgée de 15 à 49 ans de la Région Analamanga, aura en moyenne entre 3 et 4 enfants (3,4) au cours de sa vie. Cet indice est inférieur de 1,4 à la moyenne nationale qui est de 4,8 enfants. Au moment de l’interview, 5,7 % des femmes de la région sont enceintes contre 8,3 % au niveau national. Cette faiblesse de l’indice synthétique de fécondité de la région peut s’expliquer par le temps assez long pris par les femmes notamment dans la Capitale pour avoir son premier enfant qui est de 21,6 ans.

Pour le groupe de celles âgées de 40 à 49 ans, le nombre moyen d’enfants nés vivants est de 4,3 enfants contre 5,5 au niveau national. Cette fécondité reste toujours élevée bien qu’elle soit inférieure à celle du niveau national. Ce niveau de fécondité est confirmé par le pourcentage d’adolescentes âgées de 15 à 19 ans ayant déjà des enfants ou sont enceintes en 2008 et 2009 qui s’élève à 18 %.

Tableau 11. Fécondité des femmes âgées de 15 à 49 ans

Indice Synthétique de fécondité

Pourcentage de femmes enceintes au moment de l’interview

Nombre moyen d’enfants nés vivants des femmes de 40-49 ans

Age médian à la première naissance

Nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente

Pourcentage d’adolescente de 15 à 19 ans ayant déjà donné des naissances

Analamanga

3,4

5,7 %

4,3

21,6 ans

37,1 mois

18,0 %

Madagascar

4,8

8,3 %

5,5

20,1 ans

32,7 mois

31,7 %

Source : INSTAT/ Rapport principal de l’INSTAT/EDS-IV Madagascar 2008-2009

Mortalité des enfants

Les indicateurs sur la mortalité des enfants font partie des moyens qui reflètent les conditions de vie de la population. Ils sont en effet, à interpréter non seulement comme des proportions qui décrivent une situation mais aussi comme étant des probabilités, ou des risques, pour un nouveau-né de ne pas atteindre un âge donné. Ce dernier aspect a une influence sur le comportement du ménage vis-à-vis de la procréation pour assurer sa descendance.

Tableau 12. Indicateurs de mortalité des enfants âgés de moins de 5 ans

Unité : an

Mortalité néonatale

Mortalité postnéonatale1

Mortalité infantile

Mortalité juvénile

Mortalité infantojuvénile

Analamanga

24

14

38

11

48

Madagascar urbain

26

19

45

20

63

Madagascar rural

24

31

55

31

84

Source : INSTAT/ Rapport principal de l’INSTAT/EDS-IV Madagascar 2008-2009

Le tableau ci-dessus montre que les niveaux respectifs des indicateurs de mortalités des enfants âgés de moins de 5 ans peuvent être classés comme relativement moins élevés. Durant les 10 ans qui précèdent la collecte des données de l’EDS-IV, 24 nouveau-nés sur 1000 n’atteignent pas 1 mois. Il y aura encore 14 autres qui seront morts avant l’âge de 1 an. Ce qui donne un taux de mortalité infantile de 38 ‰ (pour mille). En tout, 59 (11+ 48) nouveau-nés n’atteignent pas leur 5e anniversaire.

Les conditions socio-économiques individuelles des ménages en particulier l’alimentation, la nutrition, la prévalence des maladies et des épidémies, ainsi que les conditions communautaires telles que la disponibilité des soins et autres services de pédiatries expliquent ces niveaux de mortalité des enfants.

  • Composition ethnique

Dans la Région Analamanga, la population est composée essentiellement de Merina. Les immigrants tels que les Betsileo se dispersent en faible proportion dans les districts de la partie nord et ouest de la région. Les Betsimisaraka et les Bezanozano se localisent dans les districts bordant la lisière forestière de l’Est. Les Antandroy en tant que nomades, constituent un groupe qui s’intègre progressivement dans la région. Toutefois, l’existence d’Antananarivo Renivohitra, capitale de Madagascar, implique la présence de toutes les ethnies à Madagascar.

  • Répartition par classe d’âge et par sexe de la population active

L’âge moyen de la population active de la Région Analamanga est de 33,2 ans. Il est supérieur de 1an à la moyenne nationale. Ceux qui sont âgés de 25 à 64 ans regroupant 63,7 % de la population active contre 59,6 % au niveau national et les séniors âgés de 65 ans et plus constituent 2,9 % de ce groupe contre 3 % au niveau national. Il faut noter que les enfants âgés de moins de 15 ans forment 6,4 % de la population active de la région, ce taux est inférieur de 0,8 de celui du niveau national.

Tableau 13. Age moyen et répartition par tranche d’âge de la population active

Unité : nombre d’années et  %

Age moyen (ans)

Proportion selon la tranche d’âge (%)

05-09

10-14

15-24

25-64

65 et plus

Total

Analamanga

33,2

2,4

6,4

24,6

63,7

2,9

100,0

Madagascar

32,1

2,9

7,2

27,4

59,6

3,0

100,0

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

Les femmes représentent 50,1 % de la population active de la région. Cela s’explique surtout par le taux d’activité des femmes qui est supérieur de 0,2 points à celui des hommes. Au niveau national, on a une répartition par genre presque équilibrée de la population active.

Graphique 2. Répartition par genre de la population active

Analamanga_graph2

 

  • Niveau d’instruction

Selon les données de l’EPM 2010, 93,6 % des individus âgés de 15 ans et plus d’Analamanga sont alphabétisés au sens qu’ils savent lire, écrire et faire des calculs arithmétiques simples. Ce taux dépasse largement celui du niveau national avec une différence de 22,2 %. La remarque est la même avec les sous- groupes tels que les urbains, les ruraux, les hommes et les femmes. Par conséquent, il n’existe pas de disparité entre les taux d’alphabétisation des hommes et des femmes, du milieu urbain et du milieu rural.

Tableau 14. Taux d’alphabétisation des individus âgés de 15 ans et plus, selon le milieu et le genre

Unité : %

Milieu

Genre

Urbain

Rural

Hommes

Femmes

Ensemble

Analamanga

93.8

93,5

94,3

93,0

93,6

Madagascar

83,7

67,8

74,9

68,0

71,4

Source : INSTAT/DSM//EPM2010

Pour ce qui est du niveau d’instruction de la population, un individu de la région sur 6 est classé sans instruction. 60,8 % y possèdent le niveau primaire et 16,3 % le niveau secondaire. Seuls 7,4 % de ceux qui sont âgés de 4 ans et plus possèdent le diplôme de baccalauréat ou ont fréquenté un établissement d’enseignement supérieur. Ce dernier taux est de 2,1 % au niveau national.

Graphique 3. Répartition de la population âgée de 4 ans et plus selon le niveau d’instruction

  • Etat de santé des enfants

Selon les résultats de l’EDSMD-IV, aux environs de 3 enfants sur 4, âgés de 12 à 23 mois, d’Analamanga ont obtenu tous les vaccins nécessaires. Il n’y a que 4 enfants en bas âge sur cent qui n’ont reçu aucun vaccin. La situation des enfants de la région en termes de vaccination est nettement meilleure que celle au niveau national. Malgré cette étendue de vaccination plus large, les incidences des maladies ou les symptômes de maladies tels que la fièvre et la diarrhée y sont plus élevés que celles du niveau national avec des taux de 10 % contre respectivement 9,3 % et 8,3 % au niveau national. Mais le taux de symptômes d’IRA est légèrement inférieur de celui du niveau national 2,3 % contre 2,9 %.

Tableau 15. Etat de santé des enfants

Unité : agês

Vaccinations des enfants âgés de 12 à 23 mois

Enfants âgés de moins de 5 ans

Tous les vaccins

Aucun vaccin

Symptômes d’IRA

Fièvre

Diarrhée

Analamanga

76,2

4,2

2,3

10

10

Madagascar

61,6

13,3

2,9

9,3

8,3

Source : INSTAT/ Rapport principal de l’INSTAT/EDS-IV Madagascar 2008-2009

  • Activité

Selon les résultats de l’EPM 2010, 65,8 % des individus âgés de 5 ans et plus dans la Région Analamanga exercent un emploi. Ce taux est supérieur à celui du niveau national qui est de 63,7 %. Quels que soient les milieux de résidence et les genres considérés, les taux d’activités des personnes âgées de 5 ans et plus à Analamanga sont tous au- dessus des moyennes nationales. Une différence de 6,6 entre les urbains et les ruraux en faveur de ces derniers. Dans la région, le taux d’activités des hommes est légèrement supérieur à celui des femmes avec une différence de 0,8 point.

Tableau 16. Taux d’activité selon le milieu et selon le genre

Unité : %

Urbain

Rural

Masculin

Féminin

Ensemble

Analamanga

62,0

68,6

66,2

65,4

65,8

Madagascar

60,1

64,6

65,0

62,4

63,7

Source : INSTAT/DSM//EPM2010

Pour ce qui est du travail des enfants, avec un taux d’activité de 25,3 %, l’incidence du travail des enfants âgés de 5 à 17 ans est légèrement supérieure à celle de l’ensemble de Madagascar. Ce taux est inférieur de 1 point à l’incidence nationale du travail des enfants qui est de 24,7 %. Les incidences auprès des garçons et des filles connaissent une différence de 4 points en défaveur des filles. Par contre en milieu rural, 30,7 % des enfants travaillent, contre 17,4 % en milieu urbain.

Tableau 17. Incidence du travail des enfants (de 5 à 17 ans) selon le milieu de résidence et le genre

Unité : %

Milieu de résidence

Sexe

Urbain

Rural

Masculin

Féminin

Ensemble

Analamanga

 17,4

30,7

23,7

 27,4

25,3

Ensemble

17,2

26,5

26,2

23,2

24,7

Source : INSTAT/ DSM / EPM 2010

L’activité agricole reste prédominante dans la région malgré le développement des autres secteurs d’activités : ce secteur occupe 34 % des hommes travailleurs et 31,4 % des femmes travailleurs. Pour les hommes travailleurs, la différence est de 3,3 points. Viennent ensuite les activités commerciales et de services où les femmes travailleurs prédominent avec un taux de 22,9 % contre 16,8 % pour les hommes. Les cadres et techniciens de direction représentent 8,8 % des hommes travailleurs et 8,1 % des femmes travailleurs. De plus dans le secteur du travail manuel qualifié, les hommes se positionnent en tête avecun taux de 30,8 % contre un taux de 17,4 % pour les femmes travailleurs contrairement au travail manuel non qualifié où 16,6 % des femmes travailleurs s’y trouvent contre 6,8 % pour les hommes travailleurs.

Pour la Région Analamanga, les taux des types d’occupation sont supérieurs à ceux de la nation à l’exception de celui du secteur agricole.

Tableau 18. Types d’occupation des travailleurs âgés de 15 à 49 ans

Unité :  âges

Cadre ou technicien de direction

 Employé

Ventes et services

Manuel qualifié

Manuel non qualifié

Agriculture

Manquant

Total

Analamanga, femmes âgés de 15 à 49 ans

8,1

2,3

22,9

17,4

16,6

31,4

1,3

100

Madagascar, femmes âgés de 15 à 49 ans

3,5

0,5

12,2

6,0

4,6

72,7

0,4

100

Analamanga, hommes âgés de 15 à 49 ans

8,8

1,1

16,8

30,8

6,8

34,7

 0,9

100

Madagascar, hommes âgés de 15 à 49 ans

4,5

0,5

6,6

11,2

3,1

73,7

0,4

100

Source : INSTAT/ Rapport principal de l’INSTAT/EDS-IV Madagascar 2008-2009

  • Statut de la femme
  • Emplois et rémunérations des femmes

Selon l’enquête EDSMD IV de 2008-2009, le revenu salarial des 12,7 % des femmes d’Analamanga est supérieur à celui de leur mari ou conjoint. Par contre 52,6 % des femmes économiquement actives gagnent moins que leur conjoint. 31,6 % des femmes gagnent à peu près le même niveau que celui de leur mari contre 39,1 % au niveau national. Cette comparaison ne prend pas en compte ni les postes et ni les types d’emplois occupés par les 2 conjoints. Néanmoins, elle apporte des explications partielles sur le statut de la femme dans la région.

Tableau 19. Argent gagné par les femmes comparé à l’argent gagné par leurs maris

Unité : %

Plus

Moins

A peu près le même

Mari/partenaire n’a pas de revenu

Ne sait pas/ manquant

Total

Analamanga

12,7

52,6

31,6

1,3

1,7

100,0

Madagascar

8,1

47,6

39,1

1,2

4,1

100,0

Source : INSTAT/ Rapport principal de l’INSTAT/EDS-IV Madagascar 2008-2009

  • Contrôle du revenu des femmes

Le contrôle de leur propre revenu révèle un des indicateurs d’évaluation du degré d’émancipation des femmes. Le tableau qui suit montre que 36,8 % des femmes de la région d’Analamanga contrôlent principalement leur propre revenu. Ce taux est proche de celui du niveau national. Une gestion commune du revenu avec leur conjoint concerne 57,9 % des femmes. Leur conjoint contrôle le revenu de 4,1 % des femmes.

Tableau 20. Contrôle de revenus des femmes par rapport à ceux de son mari

Unité : %

Principalement la femme

Mari/partenaire et femme ensemble

Principalement le mari partenaire

Autre

Manquant

Total

Analamanga

36,8

57,9

4,1

0,7

0,5

100,0

Madagascar

32,6

62,9

3,8

0,3

0,5

100,0

Source : INSTAT/ Rapport principal de l’INSTAT/EDS-IV Madagascar 2008-2009

  • Participation des femmes dans la prise des décisions au sein du ménage

Concernant la participation des femmes dans la gestion de leur ménage, 72,2 % des femmes participent à la totalité des 4 principales décisions évoquées lors de l’EDSMD IV de 2008-2009. Ce taux s’apparente à celui de 72,1 % du niveau national. Néanmoins, il y a 2,1 % des femmes d’Analamanga contre 1,7 % des femmes à Madagascar, qui ont déclaré ne participer à aucune des décisions citées.

Tableau 21. Participation des femmes dans la prise des décisions au sein du ménage

Unité : %

Soins de santé personnel

Grosses dépenses du ménage

Achats des besoins quotidiens du ménage

Visite à sa propre famille/parents

Celles qui participent aux quatre décisions

Celles qui ne participent à aucune des décisions

Analamanga

87,8

85,3

93,5

88,8

72,2

2,1

Madagascar

87,9

85,9

93,7

88,8

72,1

1,7

Source : INSTAT/ Rapport principal de l’INSTAT/EDS-IV Madagascar 2008-2009

 

Mouvements de la population

Pour des raisons de sécurité ou de recherche de mieux être, une partie ou la totalité de la population est attirée par la migration. Il en est ainsi des ancêtres de la majorité des Malgaches qui sont des migrants. De nos jours, ce sont surtout les causes économiques et socialesqu entrainent, notamment des mouvements de population. La disponibilité d’infrastructures et de services de transport ajoutée à l’amélioration de l’accès à l’information facilitent la migration. En
premier lieu, une localité attire les migrants par les opportunités économiques et sociales qui s’y trouvent. Grâce au surplus des ressources humaines, l’immigration contribue à l’accélération du développement des localités d’accueil. Mais elle génère en même temps des surplus de contraintes démographiques et sociales. L’inverse peut survenir pour les localités de départ.

  • Migration interne

Selon les informateurs au niveau des districts, seules 6 communes sur les 134 de la région observent une forte migration. Parmi ces 6 communes, 4 se trouvent à Manjakandriana et 1 se situe à Antananarivo Atsimondrano et 1 à Antananarivo Renivohitra. Dans un peu plus de la moitié des communes (73 sur134), la migration est jugée moyenne. Pour les 30 % des communes restantes, elles n’enregistrent qu’une faible migration. Dans 15 communes, aucune information sur la situation de la migration interne, dont 12 communes d’Antananarivo Avaradrano et 3 communes d’Antananarivo Atsimondrano.

Tableau 22. Nombre de communes par district selon l’importance de la migration

Unité : %

District

Forte

Moyenne

Faible

Information manquante

Total

Ambohidratrimo

0

25

0

0

25

Andramasina

0

0

12

0

12

Anjozorobe

0

0

18

0

18

Ankazobe

0

7

6

0

13

Antananarivo Atsimondrano

1

18

4

3

26

Antananarivo Avaradrano

0

2

0

12

14

Antananarivo Renivohitra

1

0

0

0

1

Manjakandriana

4

21

0

0

25

Total

6

73

40

15

134

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

Les immigrants viennent en premier lieu des districts des autres régions ou des districts à l’intérieur de la région et des communes du même district. 36 communes ont répondu que les immigrants viennent en second lieu de la même région. Les autres régions des autres provinces et les autres districts des autres régions sont surtout cités comme troisième provenance des immigrants. En majorité, il s’agit d’immigration, inter-régionale et inter-provinciale.

Tableau 23. Nombre de communes selon la provenance des immigrants à Analamanga

Unité : Effectif

Première provenance

Deuxième provenance

Troisième provenance

A l’intérieur du district

9

7

3

A l’intérieur de la région

9

16

4

Autres régions

12

4

7

Autres provinces

4

1

11

Information manquante

2

8

11

Total

36

36

36

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

  • Immigration

Le manque d’opportunité locale entermes d’emploi évoqué par 14 communes est cité étant la première cause d’immigration vers la Région Analamanga. L’émergence d’un pôle de travail est perçue comme la cause d’immigration vers 10 communes. La période de soudure est évoquée par 3 communes d’immigration et le manque de terre arable par 2 autres.

Tableau 24. Nombre de communes selon les causes de l’immigration vers Analamanga

Unité : Nb

Causes de l’immigration

Nombre de communes

Manque de terre arable

2

Période de soudure

3

Manque d’opportunité locale en emploi

14

Emergence d’un pôle de travail

10

Autres causes

9

Informations manquantes

4

Total

36

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

  • Emigration

Sur les 43 communes de la région qui ont observé une émigration, le manque d’opportunité d’emploi est considéré comme la première cause de l’émigration dans 30 d’entre elles. La période de soudure est évoquée par 8 communes, l’émergence d’un pôle de travail par 3 communes et la découverte de filon par une seule.

Tableau 25. Nombre de communes selon les causes de l’émigration au départ d’Analamanga

Causes de l’émigration

Nombre de communes

Période de soudure

8

Manque d’opportunité locale en emploi

30

Découverte d’un filon

1

Emergence d’un pôle de travail

3

Autres causes

21

Total

43

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

 

Habitat

L’habitat constitue pour le ménage un lieu de sécurité, de récupération et de repos. Les caractéristiques du logement conditionnent alors ces déterminants du bien-être. Le revenu d’un ménage est en liaison positive avec les caractéristiques de son logement. Du côté des analyses économiques et sociales, ces caractéristiques sont facilement observables. Grâce au contrôle de visu, les informations collectées sont alors nettement plus fiables que celles issues des réponses déclaratives telles que les montants du revenu et des dépenses.

  • Habitation

Si 85,3 % des Malgaches habitent dans des maisons individuelles de type traditionnel dans la Région Analamanga 62,8 % de ses habitants sont concernés par ce type de logement. Les chambres tiennent la deuxième place pour les 25,5 % de la population. Une modeste proportion des habitants de la région habitent un appartement ou une villa de type moderne, respectivement 5 % et 4,4 %. Mais ces proportions sont élevées par rapport à celles du niveau national surtout pour les occupants d’une villa. Les studios ne concernent que 2,1 % des habitants de la région.

Tableau 26. Type d’habitations des ménages

Unité : %

Appartement

Studio

Chambre

Maison individuelle de type traditionnel

Villa de type moderne

Autres

Total

Analamanga

5

2,1

25,5

62,8

4,4

0,3

100,0

Madagascar

4,0

0,6

8,0

85,3

1,6

0,5

100,0

Source : INSTAT/DSM/EPM 2010

  • Caractéristiques des habitats

 

  • Type de matériaux du mur extérieur

Les habitants de la région vivent en majorité dans des logements construits principalement avec des matériaux durables. Les maisons en brique abritent 71,9 % de la population et 20,2 % pour les maisons en terre battue. Le climat et la disponibilité des matériaux expliquent cette situation régionale.

Tableau 27. Type de matériaux des murs extérieurs des habitations

Unité : %

Analamanga

Madagascar

Ecorce, feuille, tige

0,1

31,4

Terre battue

20,2

34,5

Planche

3,3

7,0

Contreplaqué

0,1

NS

Tôle ondulée

0,0

1,8

Fût bidon

0,0

0,1

Pierre

0,1

0,2

Brique

71,9

22,5

Parpaing

4,1

2,2

Autres

0,2

0,3

Total

100,0

100,0

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

  • Type de plancher

En ce qui concerne le plancher des maisons, un peu moins de la moitié des habitants de la région utilisent du ciment béton et 32 % utilisent la terre battue. Avec une proportion de 24,7 %, le bois est le troisième type de plancher dans la région. La majorité de la population habitent donc dans des maisons de type de plancher «moderne».

Tableau 28. Répartition des ménages selon les matériaux du plancher des habitations

Unité : %

Analamanga

Madagascar

Terre battue

32,0

44,1

Bois

24,7

28,2

Pierre brique

0,4

0,4

Ciment béton

42,6

18,9

Autres

0,3

8,3

Total

100,0

100,0

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

  • Type de combustibles

Selon les résultats de l’EPM 2010/93/1 % des habitantsde la région d’Analamanga utilisent descombustibles issus des ressources naturelles forestières. En effet, le charbon et le bois ramassés sont utilisés respectivement par 48,2 % et 44,9 % de la population pour leur cuisson. L’utilisation du gaz et l’électricité ne concerne respectivement que 1,3 % et 0,9 % des ménages. Il faudrait qu’il y ait des efforts de régénération de ces ressources ou de promotion d’autres sources d’énergies afin d’éviter des surplus de contraintes à moyen terme.

Tableau 29. Répartition des ménages selon le principal type de combustible utilisé pour la cuisine

Unité : %

Analamanga

Madagascar

 Bois ramassé

44,9

77,7

Bois acheté

4,2

4,5

Charbon

48,2

17,1

Gaz

1,3

0,2

Electricité

0,9

0,2

Pétrole

0,1

0,1

Autres

0,4

0,2

Total

100,0

100,0

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

d- Sources d’eau à boire, accès à l’électricité et type de toilette

En 2010, un peu moins de trois habitants sur 4 d’Analamanga accèdent à l’eau contrôlée pourboire et préparer leur repas. Ce niveau est supérieur de25 points à la moyenne nationale qui est de 44,9 %. Pour l’électricité, son utilisation comme principale source d’éclairage est supérieure de 26,7 points à la moyenne nationale qui est de 13,3 %. En ce qui concerne le type de toilette, 79,1 % de la population utilise une latrine (ou mieux). Au niveau national, ce taux est le double de celui du niveau national.

Tableau 30. Taux d’accès à certains biens et services

Unité : %

Eau contrôlée

 Electricité

Latrine ou mieux

Analamanga

70,5

40,0

79,1

Madagascar

44,9

13,3

39,8

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

Niveau de vie et pauvreté

  • Possession de bien durable

Pour ce qui est de la possession de biens durables, la population d’Analamanga est relativement plus lotie que celle du reste de Madagascar. A l’instar du taux de possession de chaises qui y est de 82 % ; pour les machines à coudre, les radios et les téléphones portables, les taux de possession des habitants d’Analamanga sont le double des moyennes nationales respectives, voire ces taux de possession sont le triple des moyennes nationales respectives pour les radios-cassettes et les lecteurs CD,VCD, DVD et autres lecteurs.

Tableau 31. Taux de possession de certains biens

Unité : %

Analamanga

Madagascar

Chaises

82,0

51,6

Machines à coudre

16,6

9,4

Radios

24,7

14,9

Radio- cassette

38,7

12,8

Poste TV

49,4

38,7

Bicyclette

24,6

20,5

Téléphones portables

52,5

25,0

Lecteur CD, VCD, DVD et autre lecteurs

29,6

10,2

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

 Regroupement des individus en quintiles

Une méthode de classement des ménages, par région, selon les quintiles de bien-être économique, consiste à attribuer des scores aux possessions de biens durables et aux accès à quelques services tels que l’eau contrôlée et l’électricité. En comparaison à la répartition nationale qui est uniforme (20 %) par construction des quintiles, on constate qu’une majorité de la population d’Analamanga, soit 60,9 % appartiennent au quintile le plus riche. Les 38,3 % appartiennent à la catégorie entre le plus pauvre et le plus riche et sont repartis inégalitairement entre le quatrième quintile (23 %), le moyen quintile (11,4 %) et le second quintile (3,9 %). Enfin, 0,7 % appartiennent au quintile des plus pauvres. Ainsi en termes de bien-être économique, la population d’Analamanga est divisée entre les classes des plus riches, des moins riches et des plus pauvres avec une inégalité relativement importante.

Tableau 32. Répartition de la population par quintile de bien-être économique

Unité : %

Le plus pauvres

Second

Moyen

Quatrième

Le plus riche

Total

Analamanga

0,7

3,9

11,4

23,0

60,9

100,0

Madagascar

20,0

20,0

20,0

20,0

20,0

100,0

Source : INSTAT/ Rapport principal de l’INSTAT/EDS-IV Madagascar 2008-2009

  • Ratio et intensité de la pauvreté

 

A l’instar de la situation de la pauvreté au niveau national, un peu plus de la moitié de la population d’Analamanga, soit 54,5 %, sont classées comme pauvres en 2010. Il s’agit de ceux qui ont un niveau de consommations agrégées (alimentaires et non alimentaires) inférieur au seuil national de pauvreté de 468 800 Ar/personne/an3. Cette incidence de la pauvreté présente une disparité entre le milieu urbain et le milieu rural qui compte plus
de pauvres avec une différence de17,5 % (61,7- 44,2).

En ce qui concerne l’intensité de la pauvreté qui mesure la moyenne des écarts en pourcentage des consommations des pauvres par rapport au seuil de pauvreté4, son niveau à Analamanga est de 18,2 % en 2010. Il est de 21 % en milieu urbain contre 14,2 % en milieu rural. En comparaison avec la situation nationale, l’incidence et l’intensité de la pauvreté sont moins graves.

Tableau 33. Ratio et intensité de pauvreté selon le milieu en 2010

Unité : %

Indicateurs

Ratio de pauvreté

Intensité de pauvreté

Milieu

Urbain

Rural

Ensemble

Urbain

Rural

Ensemble

Analamanga en 2010

44,2

61,7

54,5

14,2

21,0

18,2

Madagascar en 2010

54,2

82,2

76,5

21,3

38,3

34,9

Source : INSTAT/DSM/ EPM2010

En adoptant une approche collective de la pauvreté à Analamanga, on constate qu’en 2010, le total des écarts par rapport au seuil de pauvreté de toute la population de la région s’élève à 200 milliards d’Ariary. C’est donc la somme minimale nécessaire pour que les niveaux de consommation des pauvres égalisent le seuil de pauvreté. Ceci ne prend pas encore en compte les autres montants nécessaires pour la gestion et les frais de distribution de ce montant. Néanmoins, elle permet de quantifier les efforts à entreprendre pour réduire significativement la pauvreté. Elle représente 6,1 % du montant global au niveau national qui atteint 3 298 milliards d’Ariary, soit à peu près le 1/6e du PIB.

Tableau 34. Totaux des écarts aux seuils de pauvreté

Unité : Milliards d’Ariary, au prix de la capitale et %

Total des écarts au seuil de pauvreté

Part nationale (%)

Analamanga

200

6,1

Madagascar

3 298

100,0

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

En ce qui concerne l’inégalité, l’indice de Gini au sein de la population d’Analamanga est de 0,407. Ce même indice est de 0,403 au niveau national. Les 2 chiffres ne sont pas directement comparables du fait que l’inégalité au niveau national inclut à la fois les inégalités intra-régionales et celle entre les régions. Néanmoins, on constate que la répartition des consommations à Analamanga classe la région parmi celles où il y a plus d’inégalités.