Les activités économiques

Caractéristiques de la population active

  • Niveau d’instruction

Dans l’ensemble, plus de la moitié de la population active de la Région Analamanga a au moins suivi le cycle d’étude primaire avec un taux de 65,6%. De plus, 17,7% de la population ont continué jusqu’au niveau secondaire et seulement 9,5% ont fréquenté l’enseignement supérieur.

Toutefois, 7,2% de la population restent sans instruction, un pourcentage relativement faible comparé au niveau national où la proportion de personnes non instruites atteint 33,3% de la population active totale.

Tableau 82. Répartition par niveau d’instruction de la population active

          Unité: %

Région

Sans instruction

Primaire

Secondaire

Supérieur

Total

Analamanga

7,2

65,6

17,7

9,5

100,0

Madagascar

33,3

52

11,9

2,8

100

Source : INSTAT/DSM/EPM2010

  • Répartition de la population active dans les différents secteurs d’activité

 

La Région Analamanga se distingue des autres régions tant sur le nombre de personnes occupées par l’agriculture que par la diversité des secteurs d’activité occupés. D’après les données de l’enquête démographique et de santé (EDSMD IV), un tiers des femmes sont occupés dans l’agriculture (31,4%) contre une moyenne nationale de 72,7%. Mais la spécificité de la Région Analamanga réside sur la forte participation des femmes dans les secteurs d’activités autres que l’agriculture. Cette proportion dépasse la moyenne observée au niveau national. Celles qui exercent dans les ventes et services représentent 22,9% dépassant de 10,7 points de pourcentage la moyenne au niveau national. Par ailleurs, 17,4% des femmes exercent du travail manuel qualifié contre 6% au niveau national et 16,6% du travail manuel non qualifié, contre 4,6% au niveau national. De même 8,1% des femmes exercent comme cadres et techniciens de direction dépassant de 4,6 points de pourcentage la moyenne au niveau national, et 2,3% occupent le poste d’employé.

Tableau 83. Proportion de femmes occupées dans les différents secteurs d’activité à Analamanga

Unité :  %

Caractéristique sociodémographique

Cadre/technicien/direction

Employé

Ventes et services

Manuels qualifié

Manuels non qualifié

Agriculture

Manquant

Total

Effectif de femmes

Analamanga

8,1

2,3

22,9

17,4

16,6

31,4

1,3

100,0

2 307

Ensemble

3,5

0,5

12,2

6,0

4,6

72,7

0,4

100,0

14 623

Source : EDSMD-IV Madagascar 2008-2009

Les mêmes tendances observées au niveau des femmes se retrouvent au niveau des hommes. Pour les hommes âgés de 15-49 ans, 34,7% travaillent dans l’agriculture contre une moyenne de 73,7% au niveau national. Pour les hommes appartenant à la tranche d’âge50-59 ans, une proportion de 71,6%se trouve occupée dans l’agriculture avoisinant ainsi la moyenne nationale. Contrairement à la tendance observée au niveau des femmes en ce qui concerne le travail manuel qualifié, 30,8%des hommes exercent cette activité (taux national de 10,9%) ; avec un taux légèrement supérieur pour ceux de la tranche 15- 49 ans par rapport à ceux de 50-59 ans.

Au niveau des autres secteurs, 16,8% des hommes exercent dans les ventes et services et 8,8%sont cadres et techniciens de direction contre respectivement 6,6% et 5% au niveau national, et seulement 1,1% comme employés.

Tableau 84. Proportion d’hommes occupés dans les différents secteurs d’activités

Unité :  %

Caractéristique sociodémographique

Cadre/technicien/direction

Employé

Vente et services

Manuel qualifié

Manuel non qualifié

Agriculture

Manquant

Total

Effectif de femmes

Analamanga

8,8

1,1

16,8

30,8

6,8

34,7

0,9

100,0

1 098

Ensemble 15-49

4,5

0,5

6,6

11,2

3,1

73,7

0,4

100,0

6 766

Homme 50-59

9,2

1,5

6,4

9,3

1,6

71,6

0,4

100,0

926

Ensemble des hommes 15-59

5,0

0,6

6,6

10,9

2,9

73,5

0,4

100,0

7 693

Source : EDSMD-IV Madagascar 2008-2009

  • Niveau de salaire des femmes comparé à celui gagné par les maris

 

Au sein d’un ménage lorsque l’homme et la femme travaillent tous les deux, 52,6% des femmes gagnent moins que leur partenaire. 31,6% à peu près le même et 12,6% plus que leur partenaire. C’est ce qui résulte de l’enquête de démographie et de santé effectuée par l’Instat en 2008-2009. La proportion de femmes qui gagnent à peu près le même que leur mari à Analamanga du point de vue revenu est inferieur de 7,5 points comparée au niveau national, tandis que celles qui ont un mari/partenaire n’ayant pas de revenu dépasse de 0,1 point de pourcentage la moyenne nationale.

Comparativement au niveau national, la proportion de femmes qui gagnent moins que leur partenaire à Analamanga est plus élevée (52,6% contre 47,6%). Il en est de même de celles qui gagnent plus que leur partenaire (12,6% contre 8,1%).

Tableau 85. Proportion des femmes selon la comparaison de leur gain à celui de leur mari

Unité :  %

Région

Plus

Moins

A peu près le même

Mari/partenaire n’a pas de revenu

Ne sait pas/ manquant

Total

Analamanga

12,6

52,6

31,6

1,3

1,7

100

Madagascar

8,1

47,6

39,1

1,2

4,1

100

Source: EDSMD IVMadagascar 2008- 2009

 

 

Infrastructures économiques

  • Infrastructures routières

Les infrastructures routières jouent un rôle primordial dans la mesure où d’une part, elles assurent l’acheminement des produits des zones productrices vers les consommateurs et d’autre part, elles permettent de rompre l’isolement géographique des communes de la Région.

«Bénéficiant de la présence de la Capitale dans son ressort territorial, Analamanga dispose d’un réseau routier relativement dense. Ce réseau comprend en totalité 3 765,2 km, dont 633,8 km bitumés (16,8 %), 2 748,9 km en terre (73,0 %), et 25 km empierrés (0,7 %).

Tous les chefs lieux de districts, à l’exception d’Andramasina, sont reliés à la Capitale par des routes bitumées. La majeure partie des Communes rurales sont reliées à leurs chefs lieux de districts par des routes en terre, dont la plupart se trouvent dans un état détérioré à cause du manque d’entretien permanent. » [1]

En effet, dans la Région Analamanga, une forte proportion de chefs lieux de communes, soit 76,87%, se trouve située à plus de 11 km du chef lieu de district.

Pendant toute l’année, 62,69% des communes sont accessibles en voiture légère contre 26,12% uniquement pendant la saison sèche. Toutefois, une proportion de 11,19% de communes n’est accessible qu’en d’autres moyens de transport.

Selon PRD, Région Analamanga, 2007, concernant l’accessibilité des routes : «Bien que plus dense par rapport à ceux des autres Régions, le réseau routier d’Analamanga reste encore insuffisant, surtout pour les districts excentriques. En effet, il reste insuffisant surtout pour les districts excentriques comme Ambohidratrimo ou Antananarivo Avaradrano. Quant aux autres districts dont Ankazobe, Antananarivo Atsimondrano ou Anjozorobe, ils sont de loin les moins accessibles. L’aggravation du mauvais état des routes augmente les coûts de transport et rend démotivant les prix au producteur.

[1] PRD, Analamanga, 2007

Tableau 86. Accessibilité/moyens de transport

Distance du chef-lieu de commune par rapport au chef-lieu de district

Proportion de communes

Moins de 1km

5,22

1 à 5 km

2,99

6 à 10 km

14,93

11 km et plus

76,87

Total

100 %

Accessibilité chef-lieu de commune en voiture légère

 

Oui en permanence

62,69

Oui mais uniquement en période sèche

26,12

Non

11,19

Total

100 %

Moyen de transport utilisé

 

A pied

19,84

A byciclette

9,92

En charette

6,10

Manquant

64,12

Total

100 %

Si chef-lieu non accessible en voiture égère, comment s’y rend-t-on Principalement ? en camion en voiture 4×4

En permanence

6,56

Uniquement en période sèche

6,56

Manquant

86,88

Total

100 %

Durée du trajet

 

Moins d’une heure

2,46

1 à 3h

7,38

3h à 1 /2 journée

2,46

1/2journée à 1 journée

0,82

Manquantt

86,88

Total

100 %

La commune est-elle desservie régulièrement par une ligne de transport en commun ?

Oui

79,1

Non

20,9

Total

100 %

Existence d’un terminus d’une ligne de transport en commun

 

Oui

69,40

Non

19,40

Manquant

11,19

Total

100 %

Existence d’une station service dans la commune

 

Oui, des grandes compagnies pétrolières (distributeurs agréés)

16,42

Oui, mais essentiellement par un privé

10,45

Non

73,13

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

Une bonne partie des communes de la Région (79,1%) est desservie par une ligne régulière de transport en commun et dispose de terminus (69,40%). Par contre, en ce qui concerne l’existence de stations d’essence, seulement 16,42% des communes sont desservies par des grandes compagnies pétrolières et 10, 45% par des compagnies privées.

  • Réseau de distribution d’eau
  • Capacité fournie/consommée

Sur les huit districts de la Région, seuls ceux d’Anjozorobe, d’Ankazobe et d’Antananarivo Atsimondrano ont communiqué la capacité en eau courante de la Jirama dont ils disposent. Ces résultats sont respectivement de 125m3, 123m3 et 120m3. Il apparaît d’après le tableau ci-dessous que le volume d’eau consommée n’est disponible que pour les districts d’Ambohidratrimo, d’Antananarivo Atsimondrano et d’Antananarivo Avaradrano. Au niveau du district d’Atsimondrano, le volume d’eau consommée (10136m3) dépasse largement la capacité fournie (120m3). De plus, le nombre cumulé de demandes d’abonnement non satisfaites en 2009 (871) est supérieur au nombre d’abonnés en 2009 (751). Pour les autres districts, aucune comparaison capacité fournie/consommation ne pourrait être effectuée du fait qu’ils n’ont pas communiqué leurs données complètes. Il se peut que certains districts soient marginalisés en matière d’adduction d’eau potable.

Tableau 90. Eau /Données structurelles

District

Capacité fournie

(m3)

Volume d’eau consommée

(m3)

Nombre d’abonnés en 2009

Nombre cumulé de demandes d’abonnement non satisfaites en 2009

Ambohidratrimo

0

183483

0

0

Andramasina

0

0

0

0

Anjozorobe

125

0

0

0

Ankazobe

123

0

0

0

Antananarivo Atsimondrano

120

10136

751

871

Antananarivo Avaradrano

0

73297

2023

436

Antananarivo Renivohitra

0

0

0

0

Manjakandriana

0

 0

0

0

Total

368

266916

2774

1307

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

  • Fournisseurs

La JIRAMA n’est pas la seule à assurer la distribution d’eau dans la Région. Selon les communes, la distribution peut être assurée uniquement par la JIRAMA.31, 34% des communes de la Région connaissent ce cas. Pour 1,49% des communes, elles bénéficient de l’approvisionnement de la JIRAMA et d’autres fournisseurs. Alors que pour29, 85 %, elles sont desservies uniquement par de fournisseurs autres que la JIRAMA. Et les 34,33% des communes restantes ne bénéficient d’aucune adduction d’eau potable.

  • Zones de couverture

Dans la Région Analamanga, la zone de couverture est faible dans la mesure où les réseaux de distribution d’eau courante couvrent la totalité de la commune pour 14,28% d’entre elles. Pour le reste, soit 57,14%, la couverture est partielle.

  • Disponibilité du service de distribution

Par ailleurs, la disponibilité du service est limitée dans le temps. La distribution d’eau dure 24heures/24 heures dans 40,33%des communes. Elle dure entre 12 et 23 heures pour 19,32%et moins de 12 heures par jour pour 10,92%.

  • Infrastructures de distribution

En termes d’infrastructures de distribution, 61,95 % des communes de la Région disposent de bornes fontaines contre une proportion de 37,31 % qui n’en ont pas. 49,25% des communes sont dotées de structures de gestion et d’entretien des bornes fontaines contre 27,61% qui n’en possèdent pas. Il importe cependant de remarquer l’existence d’une proportion relativement élevée de réponses manquantes qui concernent 23,13% de communes.

Le mode d’approvisionnement de la population en eau est diversifié. Les plus importants sont constitués par les puits pour 36,57% des communes, la borne fontaine pour 35,82%, la source pour 11,94%, l’eau courante pour 6,72% d’entre elles. Les approvisionnements dans les rivières et les fleuves et le forage manuel se rencontrent respectivement dans 5,22% et 2,24% des communes de la Région.

L’annexe fournit en détails par localité, Fokontany, commune et district la situation de l’adduction d’eau potable au niveau de la Région.

Tableau 91. Eau/Données opérationnelles

Fournisseurs d’eau courante

Proportion de communes

JIRAMA uniquement

31,34%

JIRAMA et autres fournisseurs

1,49%

Fournisseurs autres que JIRAMA

29,85%

Sans Adduction d’Eau Potable (AEP)

34,33%

Total

100,0%

Zone couverte par le réseau

 

 

 

Toute la commune1

14,28%

Une partie de la commune22manquant

57,14%

manquant

28,56%

Total

100,0%

Nombre d’heures par jour de distribution d’eau

 

24 heures/24 heures

 

40,33%

12 heures à 23 heures

19,32%

moins de 12h/j

10,92%

manquant

29,41%

Total

100,0%

Existence de bornes fontaines dans la commune

 

 

JIRAMA uniquement

 

26,87%

JIRAMA et autres fournisseurs

2,99%

Fournisseurs autres que JIRAMA

32,09%

Inexistant

37,31%

manquant

0,75%

Total

100,0%

Structurede gestion etd’entretien de bornes fontaine

 

 

Existence

49,25%

Non

27,61%

Manquant

23,13%

Total

100,0%

Mode d’approvisionnement en eau de la population

 

Eau courante

6,72%

Borne fontaine

 

35,82%

Source

11,94%

Puits

 

36,57%

Forage manuel

2,24%

Rivière, fleuve

5,22%

manquant

1,49

Total

100 ,0%

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

Eau et Assainissement de base

Pour la Région Analamanga, le taux de desserte en eau potable est de 72,4% pour l’année 2010 si le taux au niveau national est de 42,6% (Source: BDEA, Ministère de l’Eau). L’alimentation en eau potable de la Région se fait, soit par le réseau de distribution de la JIRAMA, soit à travers des bornes fontaines mises en place par les communautés avec l’appui des différents projets et ONG (SAF/FJKM, FIKRIFAMA, CARITAS, PNUD/FAO, FID, SAHA…).

La capitale est couverte par la JIRAMA, sauf dans quelques localités de sa partie basse (près des canaux d’évacuation des eaux usées, ou dans les rizières de Betsimitatatra) où il y a des constructions illégales. Dans les localités ne bénéficiant pas de l’alimentation de la JIRAMA ou de bornes fontaines communautaires, le recours aux puits est systématique

L’adduction d’eau potable était presque concentrée dans les districts centraux et d’Anjozorobe. Les districts d’Ankazobe et d’Andramasina en ont été marginalisés.

Cette question d’eau potable est en cours de devenir un principal enjeu pour la Région. En effet, dans les zones rurales, les paysans ont remarqué le tarissement précoce de bon nombre de sources d’eau, à cause surtout du dénuement des collines et l’insuffisance des précipitations.

En ce qui concerne l’assainissement de base, c’est-à-dire en termes d’accès aux latrines (urbain et rural), la Région Analamanga a un taux d’utilisation de latrine de 79,1% contre un niveau national de 39,8%.

  • Réseau électrique
  • Puissance installée/fournie

Certains districts de la Région disposent d’installations de réseau électrique. Toutefois, il est difficile de connaître la puissance fournie étant donné la faiblesse des réponses obtenues lors de l’enquête CREAM de 2009. Le tableau suivant fournit la puissance installéepour chaque district (à l’exception d’Ambohidratrimo et d’Antananarivo Renivohitra), le nombre d’abonnés à la JIRAMA en 2009 au niveau de la majorité des districts à l’exception d’Antananarivo Renivohitra. Les demandes d’abonnement non satisfaites enregistrées en 2009 figurent sur la dernière colonne du même tableau. Il est à remarquer que des données sur Antananarivo Renivohitra n’ont pu être collectées lors de l’enquête CREAM 2009, de même que pour Ambohidratrimo, dont le seul le nombre d’abonnés Jirama en 2009 est disponible. En considérant la puissance d’électricité fournie par la JIRAMA, le district de Manjakandriana est le plus doté avec 32351 kW/h suivi d’Antananarivo Avaradrano pour 5867 kW/h et d’Antananarivo Atsimondrano pour 3410 kW/h. Les autres districts périphériques en sont moins dotés tels qu’Andramasina 500kw/h, Ankazobe 293kw/h et Anjozorobe 248kw/h. Quant au nombre cumulé de demandes d’abonnement non satisfaites en 2009, le plus élevé concerne Antananarivo Atsimondrano à savoir2366 contre 641 pour Manjakandriana pour un nombre équivalent de nombre d’abonnés, mais avec une grande différence en matière de puissance installée, tandis que le nombre le moins élevé de demandes d’abonnement non satisfaites concerne Anjozorobe et Andramasina respectivement 39 et 50. Malgré tout, la Région connait un important déficit en matière d’électricité.

Tableau 87. Electricité/Données structurelles

DISTRICT

Puissance fournie ou installée JIRAMA

(kW/h)

Nombre d’abonnés JIRAMA en 2009

 

Nombre cumulé de demandes d’abonnement non satisfaites en 2009

Ambohidratrimo

0

12975

0

Andramasina

500

1156

50

Anjozorobe

248

404

39

Ankazobe

293

646

300

Antananarivo Atsimondrano

3410

4126

2366

Antananarivo Avaradrano

5867

12312

712

Antananarivo Renivohitra

0

0

0

Manjakandriana

32351

4469

641

Total

42669

36088

4108

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

[1]Pour ce qui est du taux d’électrification par district, aucune donnée y afférente n’est disponible car la JIRAMA raisonne en fonction de « périmètres d’exploitation ». D’après cette société, seule 48,21 % de l’ensemble des périmètres d’exploitation de la JIRAMA est couverte en électricité. Le périmètre d’Antananarivo est le mieux couvert (62,00 %).

La Région connaît un important déficit en matière d’électricité. Aggravée par la faible couverture en eau courante, cette situation ralentit la vitesse d’installation des entreprises industrielles et des nouvelles constructions d’habitation dans les zones périphériques et les districts ruraux, en d’autres mots, du désengorgement de la Capitale.

Tableau 88 Taux d’électrification pour chaque périmètre d’exploitation de la JIRAMA

Centres d’exploitation

Taux d’accès

Antananarivo (capitale)

62,00%

Grand Tana (périphérie)

20,84%

Anjozorobe

9,41%

Ankazobe

19,22%

Mahitsy

36,38%

Manjakandriana

42,54%

Ambohimiadana

7,04%

ENSEMBLE REGION

48,21%

Source : JIRAMA

  • Sources d’énergie

L’énergie produite dans la Région provient de source hydro-électrique pour 44,78 % des communes, éolienne pour 10,45%, thermique pour 0,75%, solaire pour 0,75%. Il importe de remarquer que ces données concernent les communes pour lesquelles on a obtenu des réponses lors de l’enquête CREAM 2009. Ainsi, les résultats sont à relativiser vu une forte proportion de réponses manquantes (43,28%).

  • Principaux opérateurs

La libéralisation de la production d’électricité entreprise par le gouvernement malgache depuis 1999 a permis à des opérateurs privés d’entrer dans le secteur. Tel est le cas dans les villes où communes qui ne sont pas couvertes par le réseau de la JIRAMA. Par conséquent, suivant les cas, on pourrait rencontrer une diversité des fournisseurs d’électricité au niveau des communes. Dans la région Analamanga, 55,97% des communes sont desservies par la JIRAMA contre seulement 1,49%à la fois par la JIRAMA et par des fournisseurs autres que la JIRAMA.

Il importe toutefois de signaler que malgré la présence effective sur le terrain d’autres fournisseurs, moins de la moitié des communes de la Région (41 ,3%) ne disposent pas de réseau électrique.

  • Offre/demande, qualité de service

En ce qui concerne la zone de couverture de la JIRAMA, les données de l’enquête CREAM de 2009 montrent que 14,18%des communes sont couvertes en totalité par le réseau de la JIRAMA et que 43,28% d’entre elles sont couvertes en partie.

Du côté de la disponibilité du service de fourniture d’électricité, l’importance des données manquantes ne permet pas de fournir un état des lieux fiable et exhaustif au moment de l’enquête.

Concernant le délestage, les données de l’enquête CREAM de 2009 montrent que 23,13% des communes ont connu un délestage de plus d’une heure contre 33,58% épargnés. 6,72%des communes sans exception et 16,42% de certaines communes font partie de la zone de délestage,

17,91% des communes connaissent une durée de délestage d’une à 3heures et 2,24% pour une durée de 6 à 12 heures. Mais avec l’importance des données manquantes, il s’avère difficile d’obtenir un état des lieux fiable et exhaustif.

Tableau 89. Electricité/Données opérationnelles

Principale source de production d’électricité

Proportion de communes

hydro-électrique

44,78%

thermique

0,75%

solaire

0,75%

Eolienne

10,45%

Manquant

43,28%

Total

100,0%

Existence de fournisseurs de réseau électrique

 

Oui, JIRAMA uniquement

55,97

Oui de la JIRAMA et autres fournisseurs

1,49

Oui, mais pas de fournisseurs autre que JIRAMA

0,75

Non

41,04

Manquant

0,75

Total

100%

Zone couverte par le réseau de la JIRAMA

 

Toute la commune

14,18%

Une partie de la commune

43,28%

Manquant

42,54%

Total

100,0%

 

 

Proportion de communes ayant un délestage de plus d’une heure

Pendantles 3 derniers mois

 

Oui

23,13%

Non

33,58%

Manquant

43,28%

Total

100,0%

Zone de délestage

 

Tous les quartiers (ou Fokontany) sans exception

6,72%

Certains seulement

16,42%

Manquant

76,87%

Total

100,0%

Durée du délestage

 

 

1 à 3 heures

17,91%

3 à 6 heures

1,49%

6 à 12 heures

2,24%

manquant

78,36%

Total

100,0%

Fréquence du délestage par jour

 

Une fois par jour

12,69%

Deux fois par jour

3,73%

Cinqfois par jour

0,75

Manquant

82,84

Total

100,0%

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

[1] PRD, Analamanga, 2007

 

 

Secteur secondaire

  • Les activités de transformation

Présentant des conditions favorables à l’industrialisation, Analamanga abrite plus de la moitié des industries et la grande partie des entreprises franches de Madagascar.

Les activités du secteur secondaire au niveau de la Région sont surtout constituées par la confection textile, la menuiserie scierie, la lapidairerie bijouterie, la décortiquerie, la transformation de bois, de fibres cornes et de coquillages et les travaux métalliques. Suivant le poids des activités de transformation dans la Région, la transformation agroalimentaire (transformation de produits agricoles, boisson) n’en représente qu’une infime partie.

L’Enquête Monographique de 2009 a permis de dénombrer 330 unités de confection textile à Analamanga. Cela représente une moyenne de plus de 2 unités par commune. Les deux tiers de ces ateliers sont implantés à Antananarivo Renivohitra. Ils forment 22,8% de toutes les unités de confection et textile de Madagascar.

Les unités de menuiserie scierie occupent le deuxième rang dans les activités de transformation de la Région avec 325 unités, et se sont surtout établis dans le district d’Antananarivo Renivohitra (213 unités). Elles représentent34,1% du total national.

La lapidairerie, bijouterie occupe 21,7% des activités de transformation de la Région avec 305 unités dont les deux tiers se concentrent à Antananarivo Renivohitra et représente 43,3% du total national.

Les unités de transformation de bois, de fibres, de cornes et de coquillages sont au nombre de 164dont sa part régionale est de 11,7% et sa part nationale de 27,6%.

Les unités de travaux métalliques se chiffrent à 73 dont sa part régionale est de 5,2%. Toute fois, sa part nationale est assez élevée avec une proportion de 18,2%.

Concernant ces 6 premières catégories dominantes dans la Région, si la majorité des unités de transformation se concentre à Antananarivo Renivohitra, le reste est réparti plus ou moins égalitairement entre les districts d’Antananarivo Avaradrano, d’Antananarivo Atsimondrano et d’Ambohidratrimo.

Parmi les branches du secteur agroalimentaire, la décortiquerie domine les autres branches existantes de la Région avec ses 191 unitésqui sont réparties dans les communes des 8 districts. Les districts d’Antananarivo Atsimondrano, Antananarivo Avaradrano, Antananarivo Renivohitra et Ambohidratrimo détiennent 78% de ces unités réparties plus ou moins égalitairement entre eux.

Les autres branches telles que les transformations de produits agricoles et les boissons représentent chacune respectivement11 et 7 unités pour 0,8% et 0,5% de part régionale puis 2,9% et 1,6%de part nationale. Ces entreprises se localisent dans la capitale, à Antananarivo Atsimondrano, Avaradrano et Ambohidratrimo.

Notons qu’il s’agit seulement des effectifs des unités de production. Ces informations ne contiennent pas les tailles de ces unités en termes d’effectifs des employés, des chiffres d’affaires et des valeurs ajoutées. Ces dernières ne peuvent être obtenues de manière fiable qu’à l’aide d’une « enquête entreprise ».

Tableau 105. Les activités de transformation

Unité : %

Nombre d’unités

Décortiquerie

Boisson

Transformation de produits agricoles

Menuiserie, scierie

Transformations de bois, fibres, cornes et coquillages

textile, confection

Lapidairerie, bijouterie

travaux métalliques

Autres

Ambohidratrimo

31

2

0

22

23

50

23

10

0

Andramasina

5

0

0

1

1

0

0

0

0

Anjozorobe

18

0

0

0

0

0

3

0

0

Ankazobe

3

0

0

1

0

0

0

2

0

Antananarivo atsimondrano

45

0

1

41

24

42

56

12

0

Antananarivo avaradrano

41

1

1

52

12

25

28

7

0

Antananarivo renivohitra

32

4

8

205

103

213

195

41

0

Manjakandriana

16

0

1

3

1

0

0

1

0

Total Analamanga

191

7

11

325

164

330

305

73

0

Poids de l’unité dans les activités de transformations dans la région

13,6 %

0,5 %

0,8 %

23,1 %

11,7 %

23,5 %

21,7 %

5,2 %

0,0 %

Part Analamanga dans le total national

17,5 %

1,6 %

2,9 %

34,1 %

27,6 %

22,8 %

43,3 %

18,2 %

0,0 %

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

Création d’entreprises

En 2008, 6794 entreprises individuelles (EI) et 1319 sociétés ont été créées à Analamanga. Il s’agit d’entreprises formelles au sens de la possession d’un numéro statistique (NS) et d’un numéro d’identification fiscale (NIF). 54,8% des entreprises et 88,4% des sociétés nouvellement créées sont localisées à Antananarivo Renivohitra.Il est à noter que le district d’Antananarivo Atsimondrano arrive en deuxième place en termes de création d’entreprises dans la Région avec plus de 1300 entreprises créés suivi d’Antananarivo Avaradrano avec 857 entreprises créées et Ambohidratrimo avec 794 entreprises créées. Au niveau national, Analamanga abrite respectivement 40,9% et 7,3% des entreprises et sociétés qui ont débuté leur existence formelle en 2008. La création d’entreprises de la région a reculé en 2009 et 2010. En 2012, elle enregistre une reprise avec 7226 EI et 703 sociétés créées.

Tableau 106. Nombre d’établissements formels créés selon les Districts d’implantation de 2008 à 2011.

DISTRICT

2008

2009

2010

2011

 

EI

Sté

EI

Sté

EI

Sté

EI

Sté

Antananarivo Renivohitra

3705

955

3314

722

4216

771

4238

526

Antananarivo Avaradrano

793

64

531

39

777

57

829

34

Antananarivo Atsimondrano

1261

148

823

90

990

102

1013

76

Ambohidratrimo

646

148

407

88

579

123

566

66

Ankazobe

32

 

24

 

30

 

23

 

Manjakandriana

234

4

110

 

159

 

208

 

Anjozorobe

62

 

47

1

65

3

138

1

Andramasina

61

 

26

 

113

 

211

 

TOTAL

6794

1319

5282

940

6929

1056

7226

703

Source : INSTAT/DIRTANA

EI : Entreprises Individuelles

Sté : SA, SARL, EURL

  • Activités minières
  1. Ressources minières

Plusieurs réserves minières sont localisées dans le territoire régional d’Analamanga entre autres :

  • de réserves d’or et des pierres précieuses, localisées dans les districts d’Ankazobe et d’Anjozorobe et à moindre importance dans le district d’Andramasina ;
  • de réserves d’uranium dans les districts d’Ankazobe et d’Anjozorobe ;
  • de réserves de quartz cristal de roches situées dans la partie Nord et Est d’Ankazobe, ainsi que dans la partie Est d’Anjozorobe ;
  • de réserves de divers minerais éparpillés dans plusieurs localités (sillimanite, phlogopite, kaolinite, muscovite,…).

Malgré la richesse de ses sous-sols, la région ne bénéficie pas encore des revenus créés par le secteur minier. Cette situation vient surtout du fait que ces ressources ne sont pas encore suffisamment valorisées.

  1. Exploitation minière

La notion de communes « minières » se réfère ici aux communes qui font de l’exploitation minière. Seules les communes de deux districts de la région font de l’exploitation minière à savoir, 30,77 % des communes d’Ankazobe et 23,08 % des communes d’Antananarivo Atsimondrano.
Les types de mines exploités comprennent des pierres industrielles, fines, précieuses et métaux précieux :

  • Au niveau régional, le premier type de minerais comprend le cristal exploité par 38,46 % des communes d’Ankazobe, le granite et le gravillon exploités respectivement par 11,54 % et 7,69 % des communes d’Antananarivo Atsimondrano ;
  • le deuxième type de minerais constitué par le béryl exploité par 7,69 % des communes d’Ankazobe, le granite, le gravillon et le moellon exploité respectivement par 11,54 et 3,85 % des communes d ‘Antananarivo Atsimondrano ;
  • le troisième type de minerais caractérisé par le granite et le gravillon exploité respectivement par 11,54 % et 3,85  % des communes d’Antananarivo Atsimondrano.

Tableau 107. Communes « minières », nombre d`exploitants et types de pierres et métaux exploités

District

Pourcentage de communes
« minières »

Nombre d’exploitants miniers

Types de pierres et métaux

Ambohidratrimo

0

0

 

Andramasina

0

0

 

Anjozorobe

0

0

 

Ankazobe

30,77

8

Cristal ; beryl

Antananarivo atsimondrano

23,08

1

granite ; gravillon ; moellon

Antananarivo avaradrano

0

0

 

Antananarivo renivohitra

0

0

 

Manjakandriana

0

0

 

Total Analamanga

7,46

9

 

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

 

 

Secteur tertiaire

  • Commerce

Les échanges commerciaux figurent parmi les activités économiques dominantes de la Région. En effet, comme il a été mentionné ci-haut, dans la majorité des communes,les produits de l’agriculture sont essentiellement destinés à être vendus sur le marché. En témoignent l’existence d’infrastructures de commercialisation au niveau des communes et le nombre de jours de marché par semaine.

  1. Collecte de produits agricoles

La vente de produits agricoles peut se faire directement sur le marché entre producteur et acheteur. Elle peut également transiter par les intermédiaires, qui font profession d’achats et de revente. Les statistiques de l’enquête du CREAM en 2009 révèlent l’importance de ce type de produits agricoles. En effet, on a dénombré 1414 de collecteurs de produits agricoles dont 930 concentrés à Antananarivo Renivohitra, 180 à Antananarivo Atsimondrano, 144 à Ambohidratrimo, 70 à Antananarivo Avaradrano, 41 à Anjozorobe, 21 à Manjakandriana, 20 à Andramasina et 8 à Ankazobe.

Ce nombre de collecteurs d’Analamanga représente 29,9 % de ceux de Madagascar.

Tableau 108. Collecte de produits agricoles

Unité : Nb

 

Nombres de Collecteurs de produits agricoles

Ambohidratrimo

144

Andramasina

20

Anjozorobe

41

Ankazobe

8

Antananarivo atsimondrano

180

Antananarivo avaradrano

70

Antananarivo renivohitra

930

Manjakandriana

21

Total Analamanga

1 414

Part Analamanga dans le total national

29,9 %

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

  1. Infrastructures de commercialisation

Au total, 76,12% des communes disposent de places de marché et 57,46% sur un lieu aménagé à cet effet. Par rapport aux autres régions, 55,97% des communes bénéficient de la proximité de marché, avec un parcours de moins de 1 km. Certes, l’éloignement pourrait toutefois constituer un obstacle au développement des échanges. Pour se rendre au marché le plus proche, il faudrait parcourir entre 1 et 5 km dans 33,6%des communes, entre 6 et 10 km pour 1,49% des communes et 11 km et plus pour 5,97% des communes. Le trajet se fait généralement à pied dans 93,28 % des communes de la Région et en voiture pour une petite proportion d’entre elles (3,73%).

Le nombre total de jours de marché s’élève à 455 jours par semaine pour les 139 communes de la Région, mettant en exergue l’absence de places de marché dans certaines communes (voir en annexe). Parmi ces districts, Anjozorobe tient le record avec ses 265 jours de marché par semaine, suivi par Antananarivo Atsimondrano pour ces 57 jours, par Ambohidratrimo pour ses 46 jours et par Antananarivo Avaradrano pour ses 39 jours.

Tableau 109. Infrastructures de commercialisation

Existence d’un marché

Proportion de communes

Oui

76,12

Non

23,88

Total

100

Marché sur un lieu aménagé

 

Oui

57,46

Non

29,85

Manquant

12,69

Total

100

Distance du marché le plus proche

 

Moins de 1km

55,97

1 à 5 km

33,58

6 à 10 km

1,49

11 km et plus

5,97

Manquant

2,99

Total

100

Moyens utilisés pour aller au marché

 

A pied

93,28

En voiture

3,73

Manquant

2,99

Total

100

Nombre cumulé de jours de marché dans la commune

Jours par semaine

Ambohidratrimo

46

Andramasina

12

Anjozorobe

265

Ankazobe

11

Antananarivo Atsimondrano

57

Antananarivo Avaradrano

39

Antananarivo Renivohitra

9

Manjakandriana

16

Total

455

Source: VPEI/CREAM/Monographie 2009

  1. Circuit commercial du produit phare

L’utilisation du principal produit de la région est partagée entre la vente (62,69 % des communes) et autoconsommation (36,57 % des communes). Pour ce qui est de la vente, plus de trois cinquième (61,94 %) se fait à l’intérieur de la commune et seulement 37,31 % à l’extérieur. Concernant le circuit de commercialisation du principal produit de la région, les données obtenues attribuent la première place aux collecteurs/ grossistes et la deuxième au consommateur particulier.

Tableau 110. Circuit commercial du produit phare
 

Unité : %

Lieu de vente du principal produit

Proportion de communes

Dans la commune

61,94 %

Hors de la commune

37,31 %

Manquant

0,75 %

Total

100,0 %

Principal destination du produit

 

Vente

62,69 %

Autoconsommation

36,57 %

Manquant

0,75

Total

100,0 %

Circuit commercial du principal produit

 

Collecteur, grossiste

47,76 %

Intermédiaire

5,22 %

Cosommateur particulier

44,78

Manquant

2 %

Total

100,0 %

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

Transport et communication

  • Transport routier

Le transport routier assure la liaison entre les communes de la Région ainsi que de cette dernière avec les autres régions.Il comprend le transport de voyageurs et celui de marchandises.

  • Transport de voyageurs :

Le transport de voyageurs est organisé selon la zone d’intervention. En effet, on distingue :

  • la « Zone Urbaine » qui assure le transport des voyageurs au sein des communes urbaines ;
  • la « Zone Suburbaine » qui assure les transports de voyageurs dans la ville et entre les communes, en général jusqu’à 30km ;
  • la « Zone Régionale » qui assure la liaison interrégionale au sein d’une province ;
  • et enfin la « Zone Nationale » qui relie au moins deux provinces.

Dans la Région Analamanga, l’effectif total des coopératives œuvrant dans les zones régionales, suburbaines et nationales s’élève à 223 dont 142 appartiennent à Antananarivo Renivohitra, 38 à Antananarivo Atsimondrano, 21 à Antananarivo Avaradrano et 14 Ambohidratrimo. Le Tableau ci-après nous montre les détails selon la zone d’intervention.

Tableau 111. Transport routier

District

Nombre de coopératives de transport desservant le district

Ambohidratrimo

14

Andramasina

2

Anjozorobe

1

Ankazobe

1

Antananarivo Atsimondrano

38

Antananarivo Avaradrano

21

Antananarivo Renivohitra

142

Manjakandriana

4

Total Analamanga

223

Part Analamanga dans le total national

32,6%

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

  • Transport Aérien [1]

Avec la présence del’Aéroport d’Ivato, le premier aéroport de l’ile, Antananarivo est le centre du trafic aérien de Madagascar,pour les vols tant au niveau nationaux qu’internationaux.

La Commune Urbaine d’Ivato du district d’Ambohidratrimo abrite cet Aéroport qui reçoit la flotte desservant les lignes nationales et internationales. En 2008, 14 807 vols nationaux, régionaux et internationaux pour l’ensemble de départs et arrivées, a été enregistré. 71,7 %sont pour le réseau national. Ces vols ont transporté 842 409 passagers dont 54,1 % pour le réseau national. Quant au fret aérien, un volume de 14246 tonnes y a été enregistré dont 8,94% pour le réseau national.

Tableau 112. Nombre de vols, de passagers et volume de fret enregistrés par l’Aéroport d’Ivato en 2008

Réseau

National

Régional

International

Total

Nombre de vols

10 613

3 084

1 110

 14 807

%

71,7%

20,8%

7,5%

 

Nombre de passagers

456 028

166 941

219 440

842 409

%

54,1%

19,8%

26,0%

 

Volume de fret(tonne)

1274

4496

8476

14 246

%

8,94%

31,55%

59,49%

 

Source : Ministère du Transport

Actuellement, du fait de sa faible capacité d’accueil (2 gros porteurs et 2 500 passagers par jour), l’Aéroport d’Ivato fait l’objet d’un projet d’extension d’un montant d’US $ 140 million

Ce projet est appelé à augmenter l’attractivité des Communes se trouvant à ses alentours. D’ailleurs, 4 d’entre elles bénéficient déjà d’une forte présence d’industries et d’entreprises de zone franche (Ambohibao, Talatamaty, Ambohidratrimo et Ivato).

  • Transport ferroviaire [1]

La Région Analamanga dispose de deux lignes ferroviaires :

– La ligne Antananarivo- Toamasina de 371km desservait les gares d’Antananarivo -Banlieue et de Manjakandriana.

– La ligne Antananarivo-Antsirabe, de 158 km, desservant 14 gares.

Actuellement, ces deux lignes ferroviaires ne sont pas entièrement fonctionnelles. Or, les chemins de fer jouent des rôles socio-économiques importants pour la Région Analamanga. En effet, ils relient cette dernière avec 3 Régions d’importance économique (Alaotra Mangoro, Antsiranana, Vakinankaratra), en traversant des communes rurales qui ne sont pas suffisamment désenclavées.

Après la reprise du trafic par la Société Madarail, plusieurs gares se trouvant au sein du territoire

Régional ne sont plus recouvertes, comme le tableau suivant le montre.

Leur réouverture, ainsi que l’achèvement du projet d’installation de Tramway, pourraient contribuer au désengorgement des embouteillages. La Société Madarail est prête à collaborer dans ce cadre avec la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) et la Région.

Actuellement, Madarail mobilise 5 à 6 trains toutes les 24 heures, ce qui peut aller jusqu’à 10 par 24 heures si toutes les gares des deux lignes sont recouvertes.

Tableau 113. Liste des gares fermées et ouvertes au sein de la Région

Lignes

Gares existantes

Gares fermées

Gares ouvertes

TCE

(Tana – Côte Est)

  • Soarano
  • Soanierana
  • Mandroseza
  • Ambohimanambola
  • Anjeva
  • Nandihizana
  • Sambaina (Halte)
  • Manjakandriana

 

  • Soanierana
  • Mandroseza
  • Ambohimanambola
  • Sambaina

 

  • Soarano
  • Anjeva
  • Nandihizana
  • Manjakandriana

Tana – Antsirabe

  • Soarano
  • Soanierana
  • Ambohijanaka
  • Ambatofotsy
  • Tsinjony (Halte)

 

  • Soanierana
  • Ambohijanaka
  • Tsinjony
  • Soarano
  • Ambatofotsy

 

Source : Madarail

  • Réseau de télécommunication

La disponibilité des réseaux de téléphonie fixe et mobile réduit l’éloignement physique. Elle permet la communication à l’intérieur de la Région ainsi qu’avec l’extérieur. La connexion au réseau de téléphonie fixe est relativement élevée au niveau de la Région. Elle est disponible dans toutes les communes d’Antananarivo Renivohitra, dans la majorité des communes d’Antananarivo Atsimondrano (76,92%), Antananarivo Avaradrano (64,29%), Manjakandriana (76%), dans une partie des commues d’Ambohidratrimo (32%), d’Ankazobe (15,38%) et dans aucune des communes d’Andramasina et d’Anjozorobe. La disponibilité des réseaux de téléphonie mobile atténue le problème de communication au niveau de certains districts comme Andramasina où 66,67% des communes sont connectées, Ankazobe (53,85%), Antananarivo Atsimondrano (84,62%). Par contre, pour d’autres, le district d’Anjozorobe, la connexion aux réseaux de téléphonie mobile reste la plus faible de la Région avec seulement 16,67% des communes connectées.

En moyenne, 44,03% des communes sont connectées au réseau fixe contre 78,36% connectées aux réseaux mobiles pour l’ensemble de la Région. Pour ce qui est de la connexion à internet, elle est effective au niveau de 6 districts à savoir Antananarivo Renivohitra (100%), Antananarivo Atsimondrano (53,85% des communes) et Antananarivo Avaradrano (22,43% des communes) et Ambohidratrimo (16% des communes). Pour Manjakandriana et Ankazobe, la connexion à Internet est faible avec 8% des communes desservies mais pour Andramasina et Anjozorobe cette connexion est absente. Au niveau régional, en moyenne 18,66% des communes peuvent accéder à Internet.

La communication par BLU est utilisée dans 17,16% des communes de la Région.

Concernant le cybercafé ou télé centre, Analamanga en est doté de 612 dont 576 concentrés à Antananarivo Renivohitra, 16 à Antananarivo Atsimondrano, 8 à Ambohidratrimo, 6 à Antananarivo Avaradrano, 5 à Manjakandriana,1 à Ankazobe.

Tableau 114. Réseaux de télécommunication

 

Connexion tél fixe

(% communes)

Connexion tél mobile

(% communes)

Accès internet

(% communes)

Cybercafé ou télé centre (nombre communes)

Communication chef lieu commune par BLU

(% communes)

Ambohidratrimo

32

100

16

8

0

Andramasina

0

66,67

0

0

100

Anjozorobe

0

16,67

0

0

0

Ankazobe

15,38

53,85

7,69

1

23,08

Antananarivo Atsimondrano

76,92

84,62

53,85

16

23,08

Antananarivo Avaradrano

64,29

100

22,43

6

0

Antananarivo Renivohitra

100

100

100

576

100

Manjakandriana

76

100

8

5

4

Total Analamanga

44,03

78,36

18,66

612

17,16

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

  • L’accès aux médias

L’accès à l’information est assuré par des stations de radio et de télévision à des degrés divers. La Radio nationale ainsi que des radios privées sont captées pratiquement au niveau des communes de la Région.

Pour ce qui est de l’accès aux émissions télévisées, la majorité des communes des districts de la Région peuvent accéder à la TVM à l’exception de celles de quelques districts où seulement une partie des communes en bénéficient, c’est le cas d’Anjozorobe (11,11%), Andramasina (33,33%), Ankazobe (38,46%) et Ambohidratrimo (56%). Quant à l’accès à la télévision privée, la majorité des communes des districts d’Antananarivo peuvent en bénéficier contrairement à celles des districts périphériques où cet accès est limité. En moyenne, 98,51% des communes de toute la Région peuvent capter la TVM et seulement 34,33% une télévision privée.

Tableau 115. Accès aux medias

Unité : Pourcentage de communes

Accès aux média

Accès à RNM

Accès à TVM

Accès à une radio privée

Accès à une TV privée

Ambohidratrimo

100

56

100

0

Andramasina

100

33,33

100

33,33

Anjozorobe

100

11,11

94,44

0

Ankazobe

100

38,46

100

7,69

Antananarivo Atsimondrano

92,31

88,46

96,15

92,31

Antananarivo Avaradrano

100

100

100

100

Antananarivo Renivohitra

100

100

100

100

Manjakandriana

100

100

100

8

Total Analamanga

98,51

65,67

98,51

34,33

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

  • Service postal

Dans la Région, 24,63% des communes disposent sur leur territoire d’une agence de la Paositra Malagasy (PAOMA) et 19,4% bénéficieraient des services offerts par la PAOMA comme la poste, les colis postaux, la messagerie. En ce qui concerne les services de transfert d’argent, le pourcentage de communes qui y ont accès est de 14 ,93% pour toute la Région, tandis que pour la Caisse d’épargne, 6,72% des communes peuvent y accéder. Pour le service privé de la poste, 2,24% seulement. Toutefois, Antananarivo Renivohitra a le privilège de bénéficier de tous ces services de la Poste.

Tableau 116. Service postal au niveau des communes

Unité : %

District

Agence de la PAOMA

Services postaux

Transfert d’argent

Caisse d’épargne

Service privé de poste

Ambohidratrimo

28

28

28

4

0

Andramasina

16,67

16,67

0

0

0

Anjozorobe

5,56

5,56

5,56

0

0

Ankazobe

15,38

30,77

15,38

15,38

0

Antananarivo Atsimondrano

30,77

26,92

23,08

7,69

7,69

Antananarivo Avaradrano

7,14

7,14

0

0

0

Antananarivo Renivohitra

100

100

100

100

100

Manjakandriana

44

12

12

12

0

Total de la Région

24,63

19,4

14,93

6,72

2,24

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

  • Tourisme et hôtellerie – Artisanat

Service touristique et Sites touristiques

La Région Analamanga possède un Office du Tourisme. Ce dernier a comme mission de promouvoir le secteur touristique. Il vise à « doter la Région d’un potentiel considérable de croissance économique et d’emploi si les secteurs privé et public conjuguent leurs efforts »

La Région est plus ou moins riche en sites et produits touristiques. La recherche de nouveaux lieux touristiques de la part de la Direction Régionale du Tourisme en collaboration avec les collectivités territoriales décentralisées et l’Office Régional du Tourisme a renforcé ces atouts.

« Analamanga regorge de potentialités touristiques, liées à sa géographie et à son histoire. Elle compte plus de 70 sites touristiques, dont la moitié se trouve dans la Capitale. Les plus connus sont les collines sacrées (où il y a les palais d’Ambohimanga et de Manjakamiadana), le palais du Premier Ministre, le Parc zoologique et botanique de Tsimbazaza, le lac et le musée Jean Laborde (Mantasoa), la Réserve Spéciale d’Ambohitantely (Ankazobe) et le lac de Tsiazompaniry.

Cette réserve spéciale est encore la seule aire protégée de la Région. Gérée par Madagascar National Park avec le concours du Global Environnement Fund ou Fond pour l’Environnement Mondial, elle joue des rôles stratégiques importants :

– des rôles de conservation de forêts naturelles abritant des importantes espèces faunistiques (12 espèces de mammifères, 48 espèces d’oiseaux, 17 espèces d’Amphibiens et 17 espèces de reptiles) et floristiques (le palmier Dypsis décapionset Uapaca densifoli…), dont beaucoup sont endémiques ;

– des rôles écologiques (réservoird’eauqui alimente les affluents des fleuves Betsiboka et Ikopa qui enserrent le Tampoketsa d’Ankazobe).

Les acteurs du secteur touristique se lancent dans la mise en place des nouvelles réserves spéciales (Merikanjaka, Andringitra,…) et la valorisation des sites et stations existantes (Anjozorobe, Angavokely), l’identification et la promotion des circuits touristiques par District (y compris les circuits du tourisme rural et villageois), ainsi que le tourisme urbain et l’écotourisme (avec l’ORTANA) ».

Les sites et monuments classés de la région Analamanga

Antananarivo Renivohitra:

-Plaine de Mahamasina

-Plateau du Rova

-Rocher d’Ampamarinana

-Rond point de vue d’Ambohipotsy

-Lac de Mandroseza

-Ambohipotsy : Temple Protestant

-Ampamarinana : Temple Protestant

-Ambatonakanga : Temple Protestant

-Faravohitra : Temple Protestant

-Ando halo : Cathédrale Catholique Notre Dame (arr. n°1679 du 18/06/64)

-Ambohimanoro : Cathédrale Anglicane Saint Laurent (arrêté n°3390 du 11/09/70)

-Andafiavaratra : Le Palais du premier Ministre RAINILAIARIVONY (arr. n°1680 du 18/06/64)

-Amboditsiry : Résidence du Premier Ministre RAINILAIARIVONY (décret n° 78-257 du 04/09/78)

-Ambatonakanga : Temple F.M.T.A (décret n°83-170 du 17/05/83)

-Ambondrona : Temple F.J.K.M (décret n°83-170 du 17/05/83)

-Auberge de la Haute Ville (arr. n°1678 du 18/06/64)

-Andafiavaratra : Villa Mpoina

AMBOHIDRATRIMO :

-Ambohidratrimo : Rova

-Ambohimanga : Colline boisée, pierre sacrée, colline boisée et point de vue, porte ancienne

-Ambohidratrimo : Plateau du Rova et point de vue

-Ambatondranoro : Pierres sacrées

ANTSIMONDRANO :

-Antsahadinta : Colline boisée à souvenirs historiques

-Antongona : Montagne avec vestiges de fortification

AVARADRANO :

-Ilafy : Colline boisée, Rova et point de vue

AMBATOLAMPY :

-Tsinjoarivo : Site Historique et Naturel – chutes, rapides

-Tsiafanjava : Montagne et point de vue

-Kitsamby : Cascades

-Hiaranadriana : Montagne avec vestiges de fortification

-Antesika : Gorges rocheuses

ANKAZOBE :

-Talata – Angovo : Montagne avec vestiges de fortification

AMBOHIMALAZA :

-Barrage de Jean Laborde

MANJAKANDRIANA

-Mantasoa : Piscine de la Reine

-Mantasoa : Souvenirs de Jean la Borde

-Mantasoa : Lac réservoir

-Ambatomanga : Rocher et point de vue

-Andriamamovoka : Cascade

-Angavokely : Grottes

Infrastructures hôtelières

En 2011, le nombre total d’infrastructures hôtelières de catégorie « Etoile » dans la Région Analamanga s’élève à 78 soit 29,6% des établissements de même catégorie au niveau national. Parmi ces 78 hôtels, 62 se trouvent dans la ville d’Antananarivo Renivohitra, et les 14 autres répartis dans les Districts d’Ambohidratrimo (5), Antananarivo Avaradrano (4) Antananarivo Atsimondrano (3), Manjakandriana (2) et Anjozorobe (2).

En termes d’hôtels de catégorie « Ravenala »,la Région recense au total 119 établissements dont 88 dans le district d’Antananarivo Renivohitra, 14 dans celui d’Antananarivo Atsimondrano, 12 dans celui d’Ambohidratrimo, 4 dans celui d’Antananarivo Avaradrano et 1 dans celui d’Anjozorobe.Cet effectif représente 14,9% des établissements de même catégorie au niveau national.

Il existe aussi dans la Région des établissements d’hébergement « Non classés ». Cette catégorie comprend les Chambres et Maisons d’Hôtes, les Auberges et les Pensions de famille (90 Etablissements : 450 chambres).

En termes de capacité d’accueil, la Région dispose au total 330 chambres en hôtels, 2600 chambres en hôtels restaurants. Ces infrastructures d’accueil se trouvent en majeure partie dans la Capitale et les districts périphériques en manquent énormément, les districts d’Ankazobe, d’Anjozorobe et d’Andramasina n’en disposent pas encore. En outre, beaucoup d’hôtels ne respectent pas encore les normes internationales

Cent neuf (109) Entreprises de Voyage et Prestataires Touristiques (EVPT) opèrent au niveau de la Région dont 86 dans le district d’Antananarivo Renivohitra, 15 à Ambohidratrimo, 5 à Antananarivo Atsimondrano, 3 à Antananarivo Avaradrano.

Tableau 117. Infrastructures hôtelières/agences de voyage

District

Catégorie Etoile

Catégorie Ravenala

Agence de Voyage

Ambohidratrimo

5

12

15

Andramasina

0

0

0

Anjozorobe

2

1

0

Ankazobe

0

0

0

Antananarivo Atsimondrano

3

14

5

Antananarivo Avaradrano

4

4

3

Antananarivo Renivohitra

62

88

86

Manjakandriana

2

0

0

Total Analamanga

78

119

109

Part Analamanga dans le total national

29,6%

14,9%

44,5%

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

 Artisanat

Par rapport à d’autres régions de Madagascar, Analamanga vient en tête en matière de production et de commercialisation. Les 12 filières de l’artisanat y sont présentes. Les plus importantes sont le textile et habillement (broderie, soie), les fibres végétales (vannerie, tissage raphia et rabane), et la transformation des dérivés animaux (maroquinerie, corne, tannage).

Les activités du secteur sont localisées dans lesdistricts d’Ambohidratrimo et d’Avaradrano (artisanat de la soie), dans la Capitale et sapériphérie (broderie), et dans les districts d’Andramasina,de Manjakandriana et d’Atsimondrano (fibres végétales).

Situation globale du marché 

L’artisanat se caractérise aussi par une offre « atomisée » en une multitude de petits artisans (ruraux, urbains) et en une demande saisonnière, particulièrement élevée pendant la haute saison touristique, la période des vacances malgaches (mai-août), ainsi que la période de fin d’année. Dans le secteur de l’artisanat, on trouve l’importance de l’exportation.

Elle est axée sur la structuration des filières, l’amélioration de l’accès aux services d’appui à la production et à la commercialisation (à travers le CERAM, la Chambre de métier et le Centre de Gestion Agréé,..), afin de professionnaliser les artisans. La Région envisage de mettre en place une centrale d’achat pour les produits finis, les matières premières et les intrants.

Diverses manifestations et autres actions (mise en place du site web trade MAP et d’une galerie virtuelle par le CENAM, en partenariat avec CODEPA Burkina Faso,…) sont envisagées, afin de promouvoir les rencontres entre les acteurs. Le Programme PROSPERER intervient sur la broderie et la couture qui ont été priorisées par les acteurs régionaux. L’on note l’existence de partenariat entre le Programme SAHA, ONUDI, Association Mondo Guisto, dans l’amélioration de la qualité sur les filières soie et l’artisanat textile. Par ailleurs le Projet OVOP de la JICA contribue à la promotion de l’artisanat par des appuis matériels et par le renforcement des capacités des coopératives ou associations

La couverture en termes de banques et d’institutions financières montre une grande disparité au niveau des districts de la Région. Ce sont les établissements de microcrédit qui couvrent tous les 8 districts. Le Trésor public y est représenté uniquement dans 6 districts, tandis que seuls les districts d’Antananarivo Renivohitra et d’Anjozorobe disposent d’agences de la CNAPS, et les districts d’Antananarivo Atsimondrano et d’Antananarivo Renivohitra disposent de Caisse d’Epargne. Les compagnies d’assurances n’y sont représentées que dans 4 districts.

Tableau 117 : Existence d’Agences de Banques et d’Institutions financières au niveau district

District

Agence CNaPS

Bureau du Trésor/ perception

Compagnie d’assurances

Agence de banque

Institution

micro crédit

Caisse d’épargne

Ambohidratrimo

0

1

1

1

1

0

Andramasina

0

1

0

1

1

0

Anjozorobe

1

1

0

0

1

0

Ankazobe

0

1

1

1

1

0

Antananarivo Atsimondrano

0

1

1

1

1

1

Antananarivo Avaradrano

0

0

0

1

1

0

Antananarivo Renivohitra

1

1

1

1

1

1

Manjakandriana

0

0

0

1

1

0

Total

2

7

4

7

8

2

Pourcentage de Districts qui en possèdent dans la région

25%

87,5%

50%

87,5%

100,0%

25%

Part d’Analamanga dans le total national

7,1%

7,2%

14,3%

15,6%

9,5%

5,4%

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009

  • Autres services

La Région est dotée de stations d’essence dont seulement 16,42% des communes sont desservis par des grandes compagnies pétrolières et 10, 45% par des compagnies privées. Quant aux ateliers de services, la majorité des communes n’en est pas desservie car seulement 30,6% disposent d’un atelier de vulcanisation, 17,91% d’un atelier de dépannage de voiture et 12,69% d’un atelier de tôlerie.

Tableau 119. Disponibilité des services de proximité

Existence de

Proportion de communes

Station d’essence

 

Grandes compagnies pétrolières

16,42

Compagnies privées

10,45

Non

73,13

Total

100%

Existenced’un atelier de vulcanisation dans la commune

 

Oui

30,6

Non

69,4

Total

100%

Existence d’un atelier de dépannage de Voiture dans la commune

 

Oui

17,91

Non

82,09

Total

100%

Existence d’un atelier de tôlerie de voiture dans la commune

 

Oui

12,69

Non

87,31

Total

100%

Source: MEI/CREAM/Monographie 2009