Les organisations sociales et économiques

Les organisations sociales

  • Caractéristiques et rôles des organisations sociales

Les organisations sociales appelées également société civile se définissent comme:

«L’ensemble des entités sociales, des acteurs sociaux et des institutions (églises, ONG, syndicats, organisations populaires, groupement de paysans, etc.) qui ne sont pas impliqués directement dans la gouvernance et dans la gestion des affaires publiques, et dont l’action concourt à l’émergence ou à l’affirmation d’une identité sociale collective, à la défense des droits de la personne humaine et au mieux-être des populations ».

C’est un espace composé d’un grand nombre de groupements plus ou moins indépendants de l’Etat organisés et dotés de différentes formes d’organisations. Elles travaillent dans le domaine entre les sphères étatiques, économiques et privées.

Les organisations sociales possèdent les caractéristiques suivantes : indépendantes de l’Etat et des organisations économiques, autosuffisantes et ne travaillant pas dans un but lucratif, autonomes et autodisciplinées. Elles travaillent sur la détermination des objectifs, attirent les attentions sur les intérêts et disposent d’une autorégulation.
Le rôle primordial des organisations sociales consiste à éduquer la population sur le civisme, la citoyenneté, les principes fondamentaux de la politique et l’Etat de droit, la démocratie. Elles figurent parmi les acteurs principaux dans la promotion des principes des valeurs inhérentes à la bonne gouvernance et contribuent à accroître la participation politique des citoyens. Elles jouent le rôle d’interface entre les gouvernants et les gouvernés et contribuent à la transmission des aspirations et préférences des citoyens aux pouvoirs publics.

  • Associations/Organisations non gouvernementales (ONG)

De par sa spécificité en étant une région à vocation agropastorale et artisanale, la Région Amoron’i Mania abrite plusieurs organisations, associations et groupements qui œuvrent dans ces domaines et en grande partie dans le développement rural. Cette région est la première région qui a mis en place la plateforme de la société civile qui va participer à la mise en œuvre et le suivi du PCDR (Programme Cadre de Développement Rural). D’après le tableau ci-dessous, le nombre total d’ONG dans la Région Amoron’i Mania est de 159. On note une concentration de ces ONGs dans le district d’Ambositra qui est la capitale de la région (102 ONG) suivi de Fandriana et Ambatofinandrahana possédant des ONGs à un nombre égalitaire (respectivement 24 et 23 ONG) et de Manandriana (10 ONG).Cette répartition des ONGs suivant les districts s’explique par le niveau de développement et la diversification des activités

Tableau 33. Nombre des ONG de la Région Amoron’i Mania

Unité : Nb

District

 ONGs

Ambatofinandrahana

23

Ambositra

102

Fandriana

24

Manandriana

10

Ensemble de la région

159

Source: PFNOSCM(Plate-Forme Nationale des Organisations de la Société Civile de Madagascar) 2008

Pour la région centrale d’Ambositra, Fandriana, le nombre d’ONG se concentre dans le développement rural, respectivement 23 % et 28,1 %. Ceci s’explique par sa vocation agricole (culture rizicole : sur des versants et gradins à étages, terrasses de cultures sèches). Devant l’exigüité des terres, les Betsileo sont amenés à s’adonner aux activités artisanales (sculpture, tissage de soie, vannerie). Ambositra est considéré comme la capitale du travail de bois. Ce qui explique le nombre d’ONG dans le secteur développement économique (18 % à Ambositra et 15,6 % à Fandriana).
Tableau 34. Répartition des ONG suivant les secteurs d’activités

Unité :%

Districts

Développement rural

Développement économique

Droit humain

Education formation, culture

Environnement, Gestion ressources naturelles

Foncier

Genre

Gouvernance

Protection sociale

Santé

Eau et assainissement

Total

Ambatofinandrahana

55,6

7,4

3,7

7,4

7,4

0,0

3,7

0,0

0,0

14,8

0,0

100

Ambositra

23

18,0

7,4

7,4

12,3

1,6

17,2

0,8

5,7

6,6

0,0

100

Fandriana

28,1

15,6

0,0

3,1

6,3

3,1

18,8

0,0

3,1

21,9

0,0

100

Manandriana

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

100

0,0

0,0

0,0

0,0

100

Source: PFNOSCM (Plate-Forme Nationale des Organisations de la Société Civile de Madagascar) 2008

La frange orientale du district d’Ambatofinandrahana, de par sa vocation agricole se caractérisant par l’aménagement de la vallée de la Mania et ses vallons transversaux, se démarque par la concentration d’ONG dans le domaine du développement rural (55,6 %).

  • Religion

La Région Amoron’i Mania dispose d’environ 914 édifices cultuels d’obédience lors de l’enquête 2009, dont plus de deux tiers se trouvent dans les districts de Fandriana et d’Ambositra. L’EKAR est la plus importante en termes de représentativité avec 341 églises recensées, dont plus de deux tiers se trouvent dans les districts de Fandriana et d’Ambositra. Viennent ensuite, les églises protestantes à savoir FLM avec 245 édifices et FJKM 163. Ces 3 religions représentent près de 81,9 % des édifices cultuels d’obédience dans la région. Les autres types de religion à savoir, l’église adventiste, et le Jesosy Mamonjy n’occupent chacun que plus de 5 % du nombre total des édifices. Les religions anglicane et musulmane ne sont pas présentes dans la région.

Tableau 35. Nombre d’édifices cultuels d’obédience dans la Région Amoron’i Mania

Unité :%

Districts

Développement rural

Développement économique

Droit humain

Education formation, culture

Environnement, Gestion ressources naturelles

Foncier

Genre

Gouvernance

Protection sociale

Santé

Eau et assainissement

Total

Ambatofinandrahana

55,6

7,4

3,7

7,4

7,4

0,0

3,7

0,0

0,0

14,8

0,0

100

Ambositra

23

18,0

7,4

7,4

12,3

1,6

17,2

0,8

5,7

6,6

0,0

100

Fandriana

28,1

15,6

0,0

3,1

6,3

3,1

18,8

0,0

3,1

21,9

0,0

100

Manandriana

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

100

0,0

0,0

0,0

0,0

100

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

  • Disponibilité des infrastructures sportives, culturelles, et de loisirs

 

Les résultats de l’enquête menée par le CREAM en 2009 ont fait ressortir que la Région Amoron’i Mania dispose en tout de 39 salles de spectacles, dont 18 publics ; de 7 bibliothèques ou centres de lecture, d’aucun hall d’information et de 107 terrains de sport, dont 78 publics.

La présence de bibliothèques et de hall d’information suffisante est nécessaire pour la disponibilité et la diffusion de l’information, indispensable à la prise de décisions et du choix des actions des agents économiques. Or, bien que chaque district de cette région dispose de bibliothèques, d’aucun ne dispose de hall d’information. Sachant qu’un hall d’information est un outil très important dans la diffusion d’informations au niveau des différentes catégories de la population au sein d’une commune.

tableau 36 Infrastructures culturelles et sportives existant dans la Région Amoron’i Mania

Unité : Nb

 Districts

Salles de spectacle (nombre)

Bibliothèque

Hall
d’information

Terrains de sport (nombre)

Publics

Privés

Nombre
de communes

Nombre
de communes

Publics

Privés

Ambatofinandrahana

7

4

1

0

8

3

Ambositra

4

9

2

0

51

17

Fandriana

7

8

3

0

18

8

Manandriana

0

0

1

0

1

1

Ensemble de la région

18

21

7

0

78

29

Source : MPEI/CREAM/Monographie 2009

  • Les Structures d’accompagnement

Diverses institutions, structures et organes, aussi bien publics, que privés, ou paritaires interviennent dans la région.
Transports et Aménagements routiers :

Les divers intervenants sont le ministère chargé des travaux publics (à travers divers programmes nationaux, tels que PST, FER,…), les projets de développement (FID, ACORDS,…).
Télécommunications et audio-visuel :

Le ministère chargé des PTT assure les services de postes et de téléphonie fixe ; récemment Orange et Madacom fournissent des services de téléphonie mobile ; les stations publiques nationales TVM et RNM assurent des émissions de télévision et de radio ; des stations privées de radio existent ; quelques opérateurs privés fournissent des prestations en matière d’internet et d’envois de colis.

Information :

Mise en place de système d’information régional (SIR) : valoriser les antennes et structures locales déjà existantes (ADITE) ; les structures nationales spécialisées dans ce domaine (INSTAT, CIDST, CITE, CINU …). Pour développer la culture de partage d’information, les institutions régionales et locales de collecte, traitement et diffusion d’information sont à renforcer. Services sociaux : Existence de divers programmes d’encadrement de la santé maternelle et infantile : CRENI, CRENA…

Energie :

Des agences locales de la JIRAMA gèrent des centrales thermoélectriques à Ambositra,à Manandriana et Ambatofinandrahana, des microcentrales hydroélectriques sont gérées par des agences privées et/ou communautaires à Fandriana (JIRAFI), et au sud de Tsarasaotra.
Sécurité :

Présence des diverses Institutions de sécurité publique : Justice, Police, Gendarmerie, Armée. Gestion des ressources naturelles : eaux, forêts, mines, sol, … :
Présence des institutions concernées sauf pour les mines.

Productions agricoles, d’élevage, de pêche :

Institutions publiques de tutelle : services déconcentrés du développement rural (DRDR);
structures paritaires de concertation : GTDR, Tranoben’ny Tantsaha; organisations professionnelles et/ou paysannes : FITAAM, FIKOTAM; institutions financières mutualistes : CECAM; ONG locales : Haingonala, SAF FJKM, CPR Analabe, … projets/Programmes : PSDR, FID, SAHA, ACORDS, ADRA.

Artisanat, Industries, Tourisme :

Opérateurs privés (entreprises individuelles, entreprises familiales, sociétés);
chambres consulaires : chambres de commerce et d’industries, chambres de métiers;
services déconcentrés du Commerce, de l’Industrie, de l’artisanat, du tourisme, du développement du secteur privé, de la fiscalité. (Source : PCDR,Amoron’i Mania,2005)

  • Les services de santé
    • Dans les CSB I et CSB II

Le tableau ci-dessous relate le nombre de médecins exerçant dans les Centres de Santé de Base de niveau II, ainsi que le nombre d’aides sanitaires servant dans ces établissements. A la lecture de ces résultats, on constate qu’en moyenne chaque district possède 13 médecins travaillant dans des CSB II et 29 aides sanitaires en appui. La répartition entre les districts est plus ou moins égale à l’exception de celui de Manandriana. A Ambositra, le nombre de médecins publics se chiffre à 18 et celui des aides sanitaires 33. Le district d’Ambatofinandrahana dispose de 12 médecins contre 13 pour Fandriana et 9 pour Manandriana. Parallèlement à cette situation, le nombre d’aides sanitaires constaté et correspondant à ces districts sont respectivement de 34,35 et13. La Région Amoron’i Mania tient une part de 4,37 % en termes de nombre de médecins par rapport à l’ensemble des 22 régions, et 2,39 % par rapport au nombre d’aides – sanitaires servant dans les CSB II.

tableau 50. Nombre de médecins publics et le nombre de paramédicaux servants dans les CSBII

Unité : ‰

District

Nombre d’accouchement dans les maternités publiques

Nombre de décès maternels à l’accouchement

Nombre de décès infantile à l’accouchement

Nombre de décès maternels à l’accouchement ramené au nombre d’accouchement (‰)

Nombre de décès infantile à l’accouchement ramené au nombre d’accouchement (‰)

Ambatofinandrahana

1 407

1

5

0,71

3,55

Ambositra

3 270

7

174

2,14

53,21

Fandriana

2 993

5

72

1,67

24,06

Manandriana

1 467

0

34

0,00

23,18

Total pour la région

9 137

13

285

1,42

31,19

Source : VPEI/CREAM/Monographie 2009

  • Utilisation du service de maternité privé en 2008

En 2008, la Région Amoron’i Mania ne recense que 69 accouchements dans les maternités privées et uniquement dans le district de Fandriana. Si dans les maternités privées, le nombre de décès maternels à l’accouchement ramené au nombre d’accouchement est nul, le nombre de décès
infantile ramené au nombre d’accouchement, quant à lui, s’élève à 57,97 ‰ au niveau régional. Plus précisément, ce niveau a été influencé uniquement par celui du district de Fandriana avec un taux de décès infantile à l’accouchement atteignant 4 ‰.

tableau 51. Répartition des communes selon le nombre de décès maternels

Unité : ‰

District

Nombre d’accouchement dans les maternités privées

Nombre de décès maternels à l’accouchement

Nombre de décès infantile à l’accouchement

Nombre de décès infantile à l’accouchement ramené au nombre d’accouchement (‰)

Nombre de décès maternels à l’accouchement ramené au nombre d’accouchement (‰)

Ambatofinandrahana

0

0

0

Ambositra

0

0

0

Fandriana

69

0

4

57,97

0

Manandriana

0

0

0

Total pour la région

69

0

4

57,97

0

Source : VPEI/CREAM/Monographie 2009.