Atsimo Andrefana

Le cadre physique et administratif

Cadre physique

Les parties sur le relief, l’hydrologie, la pédologie, la géologie, la formation végétale et la climatologie ont été tirées de la Monographie de la Région Sud Ouest de l’UPDR en 2003.

  • Localisation géographique       

Située au Sud Ouest de Madagascar, la Région Atsimo Andrefana se trouve dans la Province de Toliara. S’étendant sur une côte de 800 km, Elle est composée de 9 districts et 105 communes.
Son chef lieu de région est Toliara I qui se trouve à 945 km environ de la capitale de Madagascar. Les autres districts qui la composent sont les suivants : Toliara II, Ampanihy Ouest, Ankazoambo, Benenitra, Beroroha, Betioky Sud, Morobe, Sakaraha.
Elle est limitée par les coordonnées géographiques suivantes :

  • latitude : entre 21°66’ et 24°72’ Sud ;
  • longitude : entre 43°47’ et 45°47’ Est.

Elle couvre une superficie de 66 502 km2, ce qui représente 11,4 % de la superficie totale de Madagascar.
Tableau 1 : Superficie des districts dans la région

Unité:  km2

District

Superficie en km2

Ampanihy (Ouest)

13 253

Ankazoabo

8 834

Benenitra

4 741

Beroroha

6 723

Betioky (Sud)

10 079

Morombe

7 109

Sakaraha

8 160

Toliara I

282

Toliara II

7 321

Total région

66 502

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

  • Relief

Le relief de la Région Atsimo Andrefana est marqué par la présence de deux grands types de paysages :

  • le domaine calcaro-gréseux et basaltique interne ;
  • le domaine côtier occidental.
  1. a) Le domaine calcaro-gréseux et basaltique interne

Formé essentiellement de massifs et de plateaux intérieurs dont les plus importantes sont les suivantes :

  • A l’Est, le massif de l’Isalo, qui domine la dépression périphérique sakamenienne avec une altitude de 1.224 m et 1.304 m au Sud de la grotte des Portugais, 1.082 à Bekapity, près de la RNP7, 1.066 m à Bezabo vers le Sud, 949 m à Ampandraky au nord de Benenitra.
  • Vers l’Ouest, la Cuesta jurassique des côtes de LAMBOSINA (route de crête Sakaraha Beroroha) se prolongeant vers le Sud. Elle domine les dépressions de SAKARAHA et de BEZAHA sur la TAHEZA.
  • Vers le Nord, les étagements de l’ANALAVELONA basaltique, entièrement soulevé par le volcanisme tertiaire et haché par les fractures, culminent à 1.348 m à

MITSINJORIAKA. Ce massif, presque entièrement savanisé, joue le rôle de château d’eau pour la région.

La cuesta calcaire dédoublée se prolonge toujours au Nord jusqu’au Mangoky. Culminant à plus de 1 000 m dans le MIKOBOKA, elle atteint 1.082 m à AMBALATANY 862 m à ANKOBOKA et 745 m au sud du FIHERENANA et jusqu’au fleuve de MENARANDRA se développent les plateaux karstiques de BELOMOTRA et du MAHAFALY qui forment un ensemble assez homogène (plateaux structuraux). Toutefois, ils sont entaillés de tout un dédale de dépressions à sols argileux. En cas de précipitations violentes et abondantes, ces dépressions sont inondées pour quelques jours. En saison sèche, l’eau stagne dans quelques mares résiduelles « RANOVORY ou SIHANAKE ».

  1. b) Le domaine côtier occidental

S’étalant sur une côte d’environ 800 km, ce domaine est marqué par la faible altitude (5 à 200 m), il est constitué d’immenses espaces entièrement recouverts de sable roux. Hormis quelques buttes résiduelles (du côté de Betioky Somotsy par exemple), sa topographie est uniformément plate.

La zone de plage est prolongée par la plage sous marine en continuité avec la plate-forme continentale qui descend en pente douce vers le large. La faible profondeur, 2 à 10 m en moyenne, favorise l’installation des récifs coralliens de 2 types à savoir : récif barrière et récif frangeant qui sont actuellement menacés de destruction à cause des activités anthropiques
Les plus importants longent la côte Sud-Ouest aux environs de l’embouchure de la Linta au Sud jusqu’à Morombe au Nord.

Le récif frangeant se trouve essentiellement dans le sud entre l’Onilahy et Lanivato, tant dis que le récif barrière se rencontre à Morombe et à Toliara.

Par ailleurs, à l’intérieur de cette plaine côtière, on peut distinguer quelques régions naturelles :

  • la vallée du Mangoky qui, après avoir traversé les calcaires éocènes, s’élargit en une vaste plaine deltaïque de 110 000 ha (la plus vaste de Madagascar) ;
  • la vallée de Fiherenana avec sa plaine deltaïque qui couvre une bonne superficie d’excellentes terres de culture ;
  • la vallée de l’Onilahy qui s’achève par un estuaire encaissé et un profond canyon sous-marin ;
  • la plaine littorale Mahafaly dépourvue de tout réseau hydrographique pérenne ;
  • le pays MIKEA, un « no man’s land » sableux couvert d’une forêt sèche très dense et marqué par l’aréisme. Plus à l’est, se trouve le bassin de Befandriana-Ihotry ;
  • le couloir nature d’ANTSEVA fait figure de riche région agricole. La forêt sur colluvions et alluvions est entièrement remplacée par une végétation de savane ou des champs de culture.

Source : Monographie de la Région Sud Ouest, UPDR, 2003

  • Hydrologie

L’hydrologie de la région Atsimo Andrefana est dominée par les cours d’eau et les lacs.
En ce qui concerne les cours d’eau, ils sont de deux catégories, à savoir :

  • les cours d’eau à bassin versant mixte, traversant à la fois sur socle cristallin des hautes terres et le bassin sédimentaire de l’Ouest et dont les longueurs dépassent les 400 km ;
  • les cours d’eau qui coulent uniquement sur les terrains sédimentaires et ne dépassant pas les 300 km

Les cours d’eau à bassin mixte

Ils regroupent le Mangoky et l’Onilahy, deux fleuves dont les cours drainent des bassins versants très étendus, supérieurs à 30 000 km². Ils sont permanents quelle que soit la saison.
La Mangoky est l’un des cours d’eau le mieux connu de Madagascar grâce aux nombreux postes et stations d’observation qui avaient été installés sur l’ensemble d’un bassin versant qui s’étend sur 55 884 km².

Les débits du fleuve sont en corrélation étroite avec les pluies. La période des hautes eaux s’étend ainsi de décembre à mars. C’est une période assez courte, mais pendant laquelle les débits sont élevés (entre 30 et100 l/s/km²) et provoquent d’inondations catastrophiques. Il est certain que les activités des populations riveraines du fleuve doivent tenir compte du problème posé par la brutalité de ces crues.

La période des basses eaux dure de juin à novembre. Cette période est marquée par les débits très faibles : 15 % des écoulements apparaissent en cette saison. Il arrive très fréquemment que le Mangoky, du côté du village d’Ankantsankantsa-Andrenalamivola, soit facilement franchissable à gué.

Les affluents de Mangoky sont : la Menamaty, l’Isahena, la Sakamavaka et la Sikily.
L’Onilahy, avec son important bassin versant de 32 225 km² et sa longueur de 400 km, est comme le cas de Mangoky. Son maximum hydrologique est lié au maximum pluviométrique. Les hautes eaux ne durent que décembre à mars avec une montée importante en janvier. Par contre, la saison sèche très marquée, avec des températures élevées et une humidité atmosphérique très faible, engendre des étiages prononcés.
Ce qui fait que la plupart des cours d’eau du bassin versant de l’Onilahy s’assèchent mais ont
souvent un sous écoulement.

Les affluents de l’Onilahy sont la Sakamare, la Taheza et la Sakondry. Les cours d’eau dans le sédimentaire C’est le cas de la Manambo, de la Fiherenana (138 km et 7 790 km² de BV) et de la Linta (173 km et 5 437 km² de BV). Elles appartiennent aux régimes des cours d’eau de « type côte Ouest » et « Sud Sahélien ». L’alimentation des bassins versants est conditionnée par une pluviométrie très faible (300 à 600 mm) et par le fait que les eaux disponibles pour l’écoulement sont amoindries par une forte évaporation (Evapotranspiration potentielle entre 1 200 et 1 500 mm). Par ailleurs, les débits de saison sèche sont d’une extrême variabilité d’une année à l’autre.

L’une des caractéristiques physiques essentielles de cette partie côtière de la région est donc sa pauvreté en rivières permanentes : ceci explique en partie la faible densité de la population, jusqu’à ces dernières années, dans les zones forestières.

Une autre particularité de ces cours d’eau est leur dépérissement à mesure que l’on va vers l’aval. Cette décroissance s’explique par la fréquence des sols à dominance texturale sableuse favorisant l’infiltration. Les crues sont, par contre, assez soudaines car elles suivent, de quelques heures à peine, les fortes pluies. Cette période de hautes eaux dure de décembre jusqu’à la première moitié de mars. Les maxima sont presque toujours en janvier.
Quant aux lacs, deux grands lacs caractérisent la Région Atsimo Andrefana :

le lac Ihotry et le lac Tsimanampetsotsa.

Le lac Ihotry , se trouvant dans la plaine côtière Masikoro, situé à 100 km au Nord de Toliara et à 40 km au Sud Est de Morombe, avec une altitude de 50 m, une superficie variant entre 11 200 ha et 960 ha suivant les saisons (sèches ou pluvieuses) et une profondeur maximale de 3,80 m
La présence du lac Ihotry compte beaucoup dans l’économie locale par la pêche au tilapia avec une vente des produits aux marchés de Befandriana, d’Antanimieva ou de Basibasy.
Le lac Tsimanampetsotsa, localisé dans la plaine côtière sableuse Mahafaly est un lac peu profond, 2 m maximum. Il est situé à 85 km au Sud de Toliara, avec une altitude comprise entre 38 et 114 m, une superficie de 43 200 ha. Le climat est subaride (350 mm de pluie, température moyenne annuelle de l’ordre de 24 °C).

Depuis très longtemps, la partie Est du lac est un emplacement de monuments funéraires.
Des centaines de flamants rose, des pluviers et autres échassiers y trouvent refuge. Vivent aussi dans le lac les fameux Typhleotris, poissons aveugles extrêmement rares.
La densité de la population est très faible à cause des conditions naturelles (pluviométrie, sols) qui ne permettent pas la culture et l’élevage.

 

  • Pédologie : Typologie sous-régionales    

En matière de pédologie, la Région Atsimo Andrefana est caractérisée par trois typologies sous régionales :

La zone des plateaux calcaires, ce sont les plateaux Karstiques de Belomotra et de Mahafaly, sous un climat subaride à hiver tempéré. La sécheresse y dure de 7 à 9 mois, avec une température moyenne de 24 à 26 °C, des pluies faibles et irrégulières et l’absence de réseaux hydrographiques.
Les sols sont pauvres. Associés aux problèmes d’ensablement des vallées dû à l’intense déforestation, on y trouve une végétation caractéristique d’un climat subaride : épines à petites feuilles et forêt, tropicale sèche.

  1. a) La zone des plaines littorales, qui comprend le bassin de Befandriana Sud Antanimieva, la Forêt de Mikea, la plaine de Toliara et le littoral Mahafaly
    Cette zone a un sous climat semi-humide à hiver tempéré. L’aridité est marquée mais les pluies y sont suffisantes. La température moyenne est entre 23 et 26 °C.
    Les types de sols sont inclus dans le secteur aréique recouvert en grande partie par des sols sableux, des sols ferralitiques. Dans les autres secteurs, il y a les sols squelettiques bruns ou rouges. Il y a très peu de cours d’eau, mais beaucoup de nappes phréatiques.
    Comme végétation, il y a le fourré xérophile et la forêt sèche. C’est un milieu fragile dans son
    équilibre écologique.

Comme activités, il y a la collecte de bois de construction et bois de chauffe, perches et gaulettes, plantes médicinales, etc. C’est une ancienne zone d’accueil (zone de culture et d’élèvage). On y pratique la chasse et la cueillette de miel.

  1. b) La zone des basses vallées, cette zone correspond à la vallée de la Mangoky et celle de la Taheza.
    Elles sont formées de 2 unités morphologiques :
  • le lit apparent et ses abords : milieu très mobile à chaque crue ;
  • la plaine d’inondation constituée par des terrasses inondables et des dépressions marginales.

Le climat est du type subhumide et chaud.

Les sols sont fertiles et entretenus régulièrement par les apports des crues. Leurs textures sont : sableux à limon-sableux sur les berges, Limoneux à limon argileux sur les terrasses inondables, Argilo-limoneuse à argileux dans les cuvettes de débordement et des dépressions marginales.
Les secteurs en aval sont occupés par des forêts galeries, mais le plus souvent déboisés.
Les levées alluviales et terrasses inondables sont réservées à la culture de décrue du pois du cap, et les dépressions marginales à celle du riz.

  • Géologie        

A l’exception de la partie orientale du Mahafaly qui appartient au socle, la Région Atsimo Andrefana occupe la partie méridionale du bassin sédimentaire de Morondava, qui se présente comme une succession de dépressions, de talus (cuestas) et de plateaux (revers) d’orientation Nord-Sud.
La structure géologique de surface donne au bassin l’image d’une sorte de glacis inclinés vers l’ouest, entrecoupé de failles et s’ennoyant progressivement vers la mer.
Le bassin comporte trois grandes unités structurales

  • un secteur oriental qui correspond à la zone d’affleurement des séries stratigraphiques Karoo, Sakamena et Isalo.
  • un secteur intermédiaire, lié à une phase de transgressions marines, constitué de séries calcaires (Jurassiques, Crétacé, Eocène, Oligocène-Miocène) et souvent coupé d’intercalations sédimentaires continentales (grès, argiles, sables entrecroisés et bois fossiles)
  • un secteur occidental résultant d’un effondrement dû à d’importantes fractures et renferment du grès, marnes, des sables et argile de profondeurs considérables.

 

Formation végétale         

De par son climat, ses natures des sols, son relief, deux types de végétation peuvent être rencontrés dans la Région Atsimo Andrefana : les formations terrestres et les formations littorales ou mangroves.

  1. Les formations terrestres

Elles sont présentées entre le fleuve Mangoky et la rivière Manombo avec une grande variété :

  • sur le complexe dunaire (Forêt Mikea et Lac Ihotry) : Il y a des forêts denses sèches du domaine du Sud : séries à Euphorbiacées ;
  • a l’arrière du littoral (sables roux et alluvions : couloir d’Antseva) : Là se trouvent les forêts denses sèches du domaine du Sud, séries à Commiphora ;
  • sur les plateaux calcaires intérieurs (Parc National Zombitse-Vohibasia, correspondant au Bassin versant du Fiherenana) : On trouve des forêts denses sèches du domaine de l’Ouest séries à Commiphora et Dalbergia, des savanes avec prédominance des graminées : Danga ou Ahidambo (Heteropogon contortus), Vero (Hyparrhenia rufa) avec des éléments ligneux tels que Sakoa (Poupartia caffra).

Entre la rivière Manambo et le fleuve Onilahy

Sur le complexe dunaire du littoral : se trouvent des forêts denses sèches du domaine du Sud, séries à Didieracees et Fourrés xérophiles dégradés ou modifiés (Bush à Euphorbiacées).
A l’arrière pays du littoral (sables roux et alluvions : forêts de Belomotra qui constitue respectivement une partie des bassins versants du Fiherenana et Onilahy).

On y rencontre des forêts denses sèches du domaine du Sud séries à Commiphora.
Plateaux calcaires intérieurs : forêts denses sèches du domaine de l’Ouest, séries à Commiphora et Dalbergia et Savanes du domaine de l’Ouest avec des éléments ligneux tels que le Sakoa (Poupartia caffra).

Haut bassin versant : Forêts claires sclérophylles du domaine du Centre. Savanes du domaine du Centre et des éléments ligueux tels que le Satrana (Hyphaene satran), le tapia (Uapaca bojeri).
Entre le fleuve Onilahy et le fleuve Menarandra

Complexe dunaire du littoral (Réserve Naturelle intégrale : Lac Tsimanampetsotsa) : il y a les Fourrés xérophiles du domaine du Sud à Euphorbiacées et Didieracees. Sur cette zone littorale, le Didierea madagascariensis est l’espèce dominante.

  • à l’arrière pays du littoral (sables roux et alluvions) : se trouvent les Fourrés xérophiles dégradés ou secondaires du domaine du Sud et les forêts denses sèches du domaine du Sud séries à Didieracées.
  • plateaux calcaires intérieurs (Réserve Spéciale de Bezaha Mahafaly qui constitue le bassin versant de la Sakamena, affluent de l’Onilahy) : on rencontre les forêts denses sèches du domaine du Sud séries à Didieracees avec comme essence spécifique le Fantsiolitra (Alluaudia procera) rencontré sur les sables roux de l’intérieur et les savanes du domaine du Sud avec des éléments ligneux tels que le Za.
  • haut Bassin versant (Bassin versant de la Taheza et Pénéplaine Mahafaly) Il y a des savanes sans éléments ligneux.

En dehors de ces formations courantes existent d’autres types de végétations. Il s’agit :

  • des forêts rupicoles qui sont des formations forestières localisées aux abords des cours d’eau et dans les bas-fonds. Au Sud de l’Onilahy, le Kily (Tamarindus Indica) est l’éspèce dominant de ces forêts rupicoles ;
  • des formations dunaires composées d’espèces herbacées et d’arbustes qui servent à fixer les dunes ;
  • des formations aquatiques qui présentent une diversité floristique appréciable. (Cypéracea, nymphacacea, legumineacea).
  1. b) Les mangroves

Les cordons littoraux sont souvent associés à des Mangroves assez étendues sur des vasières dues à des dépôts fluviaux importants. La mangrove de Fitsitika (Manombo-Toliara) est actuellement la plus belle mangrove de la région du Sud-Ouest avec une superficie de 400 ha, alors que celle de Bevoalavo est en voie de disparition. Celles des environs de la ville de Toliara (Sarodrano, Ankilibe, Ankiembe, la Batterie et le Nord Fiherena) ont pratiquement disparues (déforestation).
Ces mangroves hébèrgent une faune importante de poissons, de crustacées (en particulier crevettes et crabes) de coquillages, d’oiseaux rares ainsi que des algues. Elles sont aussi riches en « Afiafy » (Avicennia) et « Tanga » (Rhizophora).

  • Climatologie        

La Région Atsimo Andrefana se distingue des autres régions de Madagascar par son climat semi-aride. C’est une région de plateaux et de plaines qui fait partie des régions sahéliennes. Une alternance de deux saisons est remarquée dans la région à savoir la saison sèche, plus longue qui s’étale de 7 à 9 mois et se rencontre surtout sur les zones côtières et une brève saison des pluies, parfois aléatoire, souvent très irrégulière et toujours pauvre en précipitations (moins de 600 mm/an).

Selon une analyse plus approfondie, on peut distinguer cinq sous régions climatiques :
a) Sub-humide à hiver très frais d’altitude :

Ce climat affècte les montagnes inhabitées : le Mikoboka, l’Analavelona, l’Isalo. Caractérisé par 7 à 8 mois sècs.

  1. Semi-humide et chaud

Il s’agit des régions septentrionales du Sud-Ouest, le Bas et le Moyen-Mangoky (Beroroha) avec une durée de 8 mois édaphiquement sècs Le climat reste très favorable à l’agriculture, la deuxième récolte de riz n’est pas gênée par la fraîcheur de l’hiver.
c) Semi-humide à hiver tempéré

C’est le climat de l’Ibara en général, du Mangoky à Onilahy, et du Masikoro oriental (Ankililoaka à Befandriana Sud) avec 8 mois sècs. L’aridité y est donc plus marquée mais les pluies y sont suffisantes pour y faire du coton pluvial. Les années sèches sont toutefois à rédouter.
d) Semi-aride à hiver tempéré

Il s’agit du Mahafaly intérieur, du plateau à la pénéplaine. L’aridité y est davantage marquée avec la présence de 9 à 11 secs. La faiblesse des précipitations et l’irrégularité de leur répartition, tant pendant la saison de pluies que d’une année sur l’autre, rendent aléatoires beaucoup de cultures. Le sorgho ampemba prend souvent le pas sur le maïs ; les arachides sont toujours possibles, l’irrigation est souhaitable.

  1. e) Sub-aride et chaud

C’est le domaine littoral et sub-côtier du bush, nettement xérophile. Les précipitations sont très faibles. La sous région comprend 12 mois édaphiquement secs. La forte humidité relative, supérieure à 65 % en moyenne, alimente la rosée du matin qui est nécessaire aux cultures pluviales telles que celle du maïs.

Source : TBE, Atsimo Andrefana, 2008, Monographie Sud Ouest 2004

  1. f) Température

Selon les données recueillis auprès de sérvice de la météorologie en 2008, la température moyenne de la région est de 24,6 °C avec un maxima de 30 °C et un minima de 10 °C.

Comme dans le cadre du climat, on remarque une variation de température dans les différentes sous régions :

  • pour la sous région Sub-humide à hiver très frais d’altitude la température moyenne annuelle est de

19 à 22 °C, mais l’hiver y est assez froid avec une température moyenne : inférieure à 18 °C

  • semi humide et chaud dont la température varie de 25 à 28 °C
  • semi humide à hiver tempéré, la température moyenne est comprise entre 23 et 26 °C. L’hiver est bien moins chaud que dans le climat précédent avec une température minimale de 10 à 13 °C
  • semi aride à hiver tempéré, la température y varie de 23 à 25 °C avec un minima de 13 à 16 °C, l’hiver y est moins marqué que vers l’intérieur.
  • sub-aride et chaud, la température y varie de 23 à 25 °C avec un minima de 13 à 16 °C, l’hiver y est moins marqué que vers l’intérieur.

Source : Monographie de la Région Sud Ouest, UPDR, 2003
g) Pluviométrie

L’une des caractéristiques de la Région Atsimo Andrefana est la faiblesse de pluviométrie. En général, les moyennes annuelles des précipitations sont partout inférieures à 750 mm.
Selon les données recueillis auprès de service de la météorologie, en 2088, le nombre de précipitation est de 291,5 (donnée auprès de la station Toliara).
Il est important de souligner que la pluviométrie enregistre une décroissance régulière du Nord vers le Sud Par contre, une augmentation nette est observée à mesure que l’on pénètre vers l’intérieur.

On remarque que plus de 80 % des précipitations, en moyenne, se font pendant la saison humide (de novembre à mars), le mois de janvier étant sans conteste le mois le plus arrosé. Au contraire, la période qui s’étend d’avril en octobre est remarquablement sèche, les minima tournant autour de 2 à 2,5 mm en juillet.

L’analyse plus approfondie de la pluviométrie a fait ressortir trois zones :

  • la zone de Toliara caractérisée par une courte et tardive période pluvieuse de seulement de deux mois (de janvier à février).En dehors du district de Toliara I, la pluviométrie est différente, car la zone de Toliara II est à vocation rizicole avec la possibilité de faire deux saisons de culture avec des variétés adaptées.
  • la zone de Betioky-Sud (y compris Bezaha) avec une saison pluvieuse plus longue d’une durée de six mois (de novembre à avril). Les travaux agricoles doivent être exécutés, notamment la préparation du sol, bien avant le mois de novembre pour pouvoir bénéficier pendant la phase végétative des pluies voulues. Les variétés à cycle aussi bien court que long peuvent être pratiquées. De même que les cultures qui demandent beaucoup d’eau comme le riz, ou les cultures qui ont un besoin moindre d’eau (maïs, haricot, arachide, patate douce manioc).
  • la zone de Morombe dont la saison de pluies y est moyenne par rapport aux deux autres zones car elle dure trois mois de décembre à février. A l’exception de la culture du riz, qui bénéficie de l’irrigation à partir du réseau hydro agricole de la Samangoky, seules les cultures exigeant moins d’eau peuvent y être pratiquées et utilisant en grande partie les réserves d’eau dans le sol. C’est la raison pour laquelle les spéculations suivantes restent les cultures dominantes de la zone : maïs, haricot, pois du Cap, manioc.

Source : Monographie de la Région Sud Ouest, UPDR, 2003

  • Sauvegarde de l’environnement         
  1. Problèmes environnementales

Selon le Tableau de bord environnemental élaboré en 2008, les problématiques environnementales de la région sont concentrées sur trois axes principaux, à savoir : la perte de la biodiversité, la dégradation des ressources marines et côtières, l’éxploitation irrationnelle de ressources naturelles (tortues)…
Par ailleurs, les problèmes environnementaux suivants sont rencontrés dans la région :

  • par rapport au sol et à la couverture végétal ;
  • dégradation des forêts denses sèches ;
  • dégradation des sols ;
  • défrichement ;
  • ensablement ;
  • problèmes des Valala (fréquence et superficie affectée) ;
  • pressions biologiques (cas de l’envahissement des Raketa mena dans le plateau Mahafaly) ;
  • surexploitation des ressources naturelles (forestières, halieutiques…) ;
  • besoins de bois d’œuvre, bois d’énergie, bois pour les clôtures…
  • utilisation des pesticides et de laro (quantité et fréquences des maladies causées par l’utilisation) ;
  • dégradation et insuffisance des infrastructures agricoles ;
  • dégradation des paysages ;
  • feux de brousse ;
  • extension de l’agriculture au détriment de la forêt ;
  • pression / bois d’énergie ;
  • conséquences environnementales de l’exploitation minière.

Par rapport au littoral

  • phénomène de la migration, à cause des conditions de vie liées à la pauvreté ;
  • non-respect des conventions sociales établies pour la conservation des ressources naturelles ;
  • sédimentation ;
  • pollutions le long des plages ;
  • absence de textes spécifiques à la gestion et la protection des récifs.

Par rapport aux eaux continentales :

  • gestion/Insuffisance de l’eau ;
  • pollution ;
  • gestion des eaux usées (cas de la ville de Tuléar) ;
  • crues du fleuve Fiherenana.

Par rapport au climat :

  • désertification des plateaux calcaires ;
  • avancement des dunes ;
  • environnement urbain ;
  • infrastructures de voirie (ville de Tuléar) ;
  • insuffisance des aires de récréation ;
  • des zones inondables.

Par rapport à l’indicateur socio- économique :

  • analphabétisme ;
  • insécurité (conséquences indirectes).

Source : TBE, 2008

Cadre administratif

  • Généralités sur les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et les Services Techniques Déconcentrées (STD) :

 

Définition d’une CTD

Une collectivité territoriale décentralisée est une portion du territoire national dans laquelle l’ensemble de ses habitants électeurs de nationalité malagasy dirige l’éléctivité régionale et locale en vue de promouvoir le développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique et téchnologique de sa circonscription. Elle assure, avec le concours de l’Etat, l’aménagement du territoire, la protection de l’environnement, la sécurité publique et l’administration, l’amélioration du cadre de vie ainsi que la préservation de son identité. Elle est dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

  1. a) La région

D’après la loi 2004-001 du 17 juin 2004, Madagascar est subdivisé en 22 régions.
Se définit comme étant une collectivité publique à vocation économique et social, la région dirige, dynamise, coordonne et harmonise le développement économique et social de l’ensemble de son territoire. Elle assure la planification, l’aménagement du territoire et la mise en œuvre des actions de développement.

La région est à la fois des collectivités territoriales décentralisées et des circonscriptions
administratives.
En tant que collectivité décentralisée, elle dispose de la personnalité morale, de l’autonomie financière, et s’administre par des conseils régionaux. En tant que circonscription administrative, elle regroupe l’ensemble des services déconcentrés de l’Etat au niveau régional. La région harmonise, coordonne le développement des communes dans leur territoire

Source : loi 2004-001 du 11 juin 2006

  1. b) Les districts

Le décret de création des districts stipule : le district est une circonscription administrative relevant de la région dont les limites territoriales coïncident avec celles des anciennes sous préfecture, ex fivondronampokontany. Il comprend un ou plusieurs arrondissements administratifs.
Les chefs districts et leurs adjoints sont nommés par l’Etat central.
c) Les communes

Le commune est une collectivité décentralisée de base au même titre que la région .Elle est une collectivité locale de droit public dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et administrative. Ses organes, le maire et les conseillers sont élus au suffrage universel direct et administrent librement la commune.

Source : Loi 94-007 du 26 avril 1995

  1. d) Les fokontany

Le fokontany est une subdivision administrative de base au niveau de la commune. Le comité du fokontany dirigé par son président est l’auxiliaire du chef d’arrondissement, dans ses attributions administratives et fiscales Les habitants du fokontany constituent le « fokonolona ».
Le fokontany, selon l’importance des agglomérations, comprend des hameaux, villages, secteurs ou quartiers.

Le CTD sont dotées de l’assemblée délibérante dénommée conseil (conseil régional pour les régions, conseil municipal pour les communes urbaines, conseil communal pour les communes rurales) et d’un bureau exécutif.

Source : décret 2007- 151 du 19 février 2007

  • Découpage Administratif        

Tableau 2 : Le nombre des communes et de fokontany de la Région Atsimo Andrefana

Unité : Nb

District

Communes

Fokontany

Ampanihy (Ouest)

16

371

Ankazoabo

6

90

Benenitra

4

75

Beroroha

8

78

Betioky (Sud)

27

381

Morombe

8

64

Sakaraha

12

112

Toliara I

1

41

Toliara II

23

294

Total region

105

1 506

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

Les districts de la Région Atsimo Andrefana sont composés en moyenne de 12 communes avec un maximum de 27 communes pour le district de Betioky Sud et une seule commune pour le district de Toliara I.

Quant aux fokontany, chaque district possède en moyenne 167 fokontany, le district de Betioky présente un nombre record avec 881 fokontany, suivi d’Ampanihy Ouest avec 371 fokontany, ensuite Toliara II 294 et Sakaraha, 112.

Le district de Toliara I affiche le nombre minimum de fokontany avec 41 fokontany.

Par rapport à la superficie totale de la Région Atsimo Andrefana qui est de 66 520 km2, un

fokontany a en moyenne une superficie de 43 km2.

  • Les services territoriaux déconcentrés        

Les services territoriaux déconcentrés sont les représentants du ministère au niveau régional. Elles ont pour mission de mettre en œuvre la politique de leurs ministères respectifs Elles assurent la fonction de relai du ministère centrale à un niveau plus rapproché de ses bénéficiaires. Elles rendent comptent au ministère du niveau centrale sur l’exécution des leur mission au niveau régional. Liste nominative des services territoriaux déconcentrés dans la Région Atsinanana :

  1. a) Directions provinciale
  • Direction Provinciale de la Communication
  1. Les Direction inter-régionale

Direction Inter-régionale de l’Administration Territoriale ;

  • Direction Inter-régionale de la Police Nationale ;
  • Direction Inter-régionale de la Sécurité Publique ;
  • Direction Inter-régionale de la Culture et du Patrimoine ;
  • Direction Inter-régionale des Travaux Publics et de la Météorologie ;
  • Direction Inter-régionale des Télécommunications, des Postes et des Nouvelles Technologies ;
  • Direction Inter-régionale de la Culture et du Patrimoine.
  1. c) Les Directions Régionales
  • Direction Régionale du Budget ;
  • Direction Régionale des Impôts ;
  • Direction Régionale de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales ;
  • Direction Régionale du Tourisme et de l’Artisanat ;
  • Direction Inter-régionale de l’Industrie ;
  • Direction Régionale de la Communication ;
  • Direction Régionale du Développement Rural ;
  • Direction Régionale de la Pêche ;
  • Direction Régionale de l’Environnement, des Eaux et Forets et du Tourisme ;
  • Direction Régionale de l’Energie Direction Régionale de l’Eau ;
  • Direction Régionale des Travaux Publics et de la Météorologie ;
  • Direction Régionale des Sports, de la Culture et des Loisirs ;
  • Direction Régionale de l’Education Nationale ;
  • Direction Régionale de l’Enseignement Technique et de la Formation ;
  • Direction Régionale de la Sante Publique.
  1. d) Les autres Services Régionales
  • Circonscription de la Gendarmerie Nationale ;
  • Groupement de la Gendarmerie Nationale ;
  • Tribunal financier ;
  • Tribunal administratif 5 .Service météo ;
  • Service Régional de la décentralisation ;
  • Service Régional de la topographie ;
  • Service Régional de l’Aménagement duTerritoire ;
  • Délégation de Circonscription Pénitentiaire ;
  • Service Inter-régional de la solde et des pensions 11 service régional du patrimoine de l’Etat ;
  • Recettes des Douanes Toliara ;
  • Trésorerie Générale ;
  • Service Régional du travail et des lois sociales 15 service régional de la fonction publique ;
  • Service Régional de l’Emploi et de la Formation ;
  • Service Medico Sanitaire ;
  • Direction Régionale de la Jeunesse et des Loisirs ;
  • Service Régional de la Population et du Développement Social ;
  • En tout, la région dispose, une direction provinciale 6 directions interrégionales, 16 directions régionales, 19 Services régionaux.

Source : PIP 2008 à 2010

Quelques directions régionales des ministères :

1-Direction Régionale de Développement Rural ou DRDR

C’est le représentant du ministère de l’agriculture et de l’élevage au niveau de la région,
Les objectifs de la DRDR sont en rapport avec les sept thèmes de la Politique Agricole et Alimentaire du Ministère mais les efforts sont axés essentiellement sur les deux premiers qui sont l’augmentation de la production et des revenus des paysans.
La Direction Régionale du Développement Rural a pour mission de :

  • promouvoir le développement rural de la région ;
  • coordonner les actions de développement, représenter le ministère vis-à-vis des autorités locales du personnel du ministère et des partenaires.

Afin d’obtenir des résultats positifs, la DRDR entretient en permanence des relations fonctionnelles, non seulement avec les autres services techniques, plus particulièrement les centres de recherche, mais également avec les autres acteurs de développement de la région, acteurs relevant aussi bien du secteur public que du secteur privé.

2-Direction régional de l’environnement et des Forets

Elle assure l’exécution des actions relatives à la gestion des ressources forestières telles qu’il est mentionné dans la politique sectorielle forestière de l’Etat.

En ce qui concerne le domaine de l’Environnement, l’ANAE, l’ANGAP, l’ESFUM en tant qu’Agences d’Exécution du Programme Environnemental interviennent dans la gestion des sols, des forêts et des aires protégées, outres plusieurs organismes privés tels que CARE, WWF, WCS, SAGE œuvrent notamment pour la gestion durable des ressources naturelles et l’intégration de la dimension environnementale.

3-FOFIFA
Le FOFIFA ou centre national de recherche appliquée au développement rural représente le ministère de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur. Le FOFIFA appuie les paysans par le biais des recherches des méthodes et techniques agricoles améliorées.

4-Direction régional de l’Eau

Etant un nouveau ministère crée en 2008 après le sommet de l’Union Africaine en Egypte, le ministère de l’eau s’est fixe comme objectif d’offrir une meilleure qualité de vie de la population dans un climat de sérénité et du respect des droits de l’homme. L’accès à l’eau potable figure parmi les priorités fondamentales de tout être humain.

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