Atsinanana

Le cadre physique et administratif

Cadre physique

  • Localisation géographique

Dotée d’une vocation économique et touristique importante, la Région Atsinanana se trouve dans la province de Toamasina. Elle se trouve à 365 m de la capitale de Madagascar. Sa longueur s’étend sur 285 km et sa largeur 75 km.

Elle couvre une superficie de 22 382k m2 et représente 3,78 % de la superficie de Madagascar. Elle est délimitée au Nord par la région Analanjirofo, à l’Ouest, par la région Alaotra mangoro, Vakinankaratra et Amoron’i Mania ; au Sud par la Région Vatovavy Fitovinany et à l’Est par l’océan indien.

Elle est composée de 7 districts à savoir Toamasina I, Toamasina II, Brickaville, Vatomandry, Antanambao Manampotsy, Mahanoro, Marolambo.

Tableau 1 : Superficie des districts dans la région d’Atsinanana

Unité : km2

District

Superficie

Toamasina I

28

Toamasina II

5 063

Brickaville

5 297

Vatomandry

 2 732

Mahanoro

3 857

Marolambo

3 764

Antanambao Manampotsy

1 641

Total

22 382

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

  • Relief

La région d’Atsinanana se démarque des régions avoisinantes par une altitude qui varie selon les zones :

  • dans le littoral, l’altitude Est de 0 à 300 km ;
  • dans la partie est et falaise ombrophile, 300 à 800 km ;
  • la partie orientale avec une altitude de 900 à 1200k m.

Sa spécificité est également marquée par la juxtaposition de formes variées de relief et paysage à savoir la plaine côtière étroite qui présente une énorme potentialité agricole grâce à la qualité meilleure de ses sols permettant des cultures variées. La densité y est très élevée notamment au niveau des villes et de leur périphérie où sont implantées les principales activités de la région telles que culture de rente, pêche, tourisme, transport.
Le littoral qui couvre la façade orientale des cinq districts côtiers (dont Tamatave I, Tamatave II, Brickaville, Vatomandry, et Mahanoro) est caractérisé par deux complexes :

  • l’un, ancien, zone de basses collines sablonneuses couvertes de steppes, de bozaka parsemées de kininina et grévilias ;
  • l’autre plus récent constitue la plus grande partie de la plaine côtière.

Une grande étendue de plaines fertiles occupe presque la bande côtière, qui sont favorables à la culture irriguée mais nécessite, pour leur utilisation des grands travaux d’aménagement hydro-agricole.

La zone de relief accidenté : qui se rencontre au fur et à mesure que l’on se dirige de la côte vers l’Ouest et principalement dans la partie occidentale de Vatomandry et le centre de Mahanoro.

La zone des hauts massifs qui prédominent dans les districts de Mahanoro, Vatomandry, Antanambao Manapotsy sont des zones à haute altitude, de 800 à 1 500 km où prédominent des massifs forestiers et des collines couvertes de savoka ou parfois des cultures de rente et vivrières sur brûlis ou tavy. Ces escarpements de la falaise Betsimisaraka, sont entrecoupés par un réseau de plaines, de vallées, et des bas-fonds porteurs de riziculture irriguée.

  • Hydrologie

La région d’Atsinanana est desservie par de nombreux cours d’eau, la plupart à courant rapide sur la partie moyenne de leurs cours. La navigabilité est limitée par la présence de nombreux seuils de rochers, au fur et à mesure que l’on pénètre à l’intérieur des terres. Le débit des eaux est fortement lié à la pluviométrie et les rivières réagissent vite à celle-ci. Les crues sont soudaines et violentes pendant la saison de pluies. Toute la zone côtière comprend une multitude de bacs et de ponts, souvent emportés ou détruits lors des crues. Les lacs les plus importants sont : lac Rasoabe, lac Rasoamasay, le lac Ihosy et d’Andranobe se localisent sur le long du canal de pangalanes.

  • Pédologie        

Deux types de sols décoiffent la Région Atsinanana :

  • Les sols hydromorphes ; se trouvant dans les bas fonds, ils sont dénommés localement « horaka ». Ces sols sont en permanence saturés d’eau et dégagent une odeur de souffre. De couleur noirâtre, ils présentent des dépôts ferrugineux de couleur rouille à la surface de l’eau. Les matières organiques y sont mal décomposées. Ce type de sol, pour être favorable à la riziculture nécessite beaucoup de drainage ;
  • Les sols alluvionnaires d’apport fluvial appelés « Baiboho », qui sont des sols plus riches en alluvions argileuses ou sableuses localisées dans les vallées et surtout en bordure des cours d’eau. Ces sols sont favorables aux cultures pérennes pour autant qu’ils ne soient pas inondables et peuvent être aménagés en rizière.

Carte 2 : Carte géologique de la Région Atsinanana

District

Déforestation (ha)

Superficie détruite par rapport à la superficie totale dans le district

Toamasina II

9 569

8,5 %

Brickaville

7 759

3,8 %

Vatomandry

1 363

11,47 %

Mahanoro

8 588

26,87 %

Marolambo

14 285

13,13 %

Antanambao Manampotsy

7 945

35,61 %

Total région

49 509

10,07 %

Source : FTM 2000

  • Géologie        

Géologiquement, la région d’Atsinanana est marquée par la juxtaposition de deux étalons de terrains :

  • les terrains sédimentaires qui couvrent la partie Nord Est et Sud Est, précisées par du volcanisme néogène à quaternaire et crétacé. Il s’agit d’alluvions, de sables, de dunes vives, de grès peu solidifiés, bordant la côte de Toamasina à Mahanoro ;
  • les terrains cristallins avec prédominance de type graphite dans la partie de Toamasina et de Vatomandry, Mahanoro, Marolambo et Antanambao Manampontsy.

Par ailleurs, on remarque la présence des pierres précieuses dans la région à savoir l’or, le chrome, le cristal, graphite, le corindon, le béryl, le quartz, saphir, cobalt mais jusqu’à maintenant
l’exploitation reste informelle.

  • Formation végétale        

L’une des réputations de la région d’Atsinanana est l’importance en qualité qu’en quantité de ses forêts naturelles et la diversité biologique de ses formations végétales.
On peut distinguer :

  • les forêts naturelles primaires denses ombrophiles d’altitude variant de 0 à 1 300m .Ce sont des forêts naturelles du Corridor oriental, se trouvent le long de la partie Sud de la région .Les communes concernées par ce corridor sont ceux du district de Marolambo, Brickaville et Antanambao Manampotsy pour la Région Atsinanana ;
  • les forêts sclérophylles sur le versant Nord avec des végétations de « savoka » et des pseudos steppes ;
  • les forêts de reboisement, sur le long du littoral formées par quelques timides reboisement de grevillea, pins, eucalyptus, plantations de cocotiers.

Les formations végétales présentent une grande diversité en fonction des conditions climatiques et pédologiques.

Le littoral est couvert d’une végétation adaptée au sable des cordons et des dunes de littoral. Sur les zones non atteintes par la mer, se développe une forêt assez touffue qui rappelle les formations secondaires des collines. Au Sud-Est de Toamasina, dans les districts de Mahanoro, Vatomandry et Brickaville, on rencontre ces prairies côtières.
Dans les zones marécageuses où les sols sont hydromorphes, la végétation est adaptée à l’excès d’eau dominée par : les « Viha » ou « Tatamo ».

La mangrove existe également dans la région d’Atsinanana, près des embouchures, mais à une densité relativement faible. On y rencontre surtout dans la partie Nord, et seulement des lambeaux de mangrove ornent les côtes.

Ces forêts sont le bercail des espèces riches en endémicité mais qui commencent à disparaître suite aux actions de défrichements et de surexploitation.

  • Climatologie        

De part sa position géographique délimitée par l’océan indien à l’Est, le climat de la région d’Atsinanana fait partie du type tropical humide avec une forte pluviométrie annuelle mais qui décroît de l’Est vers l’intérieur. L’influence de l’alizée tout au long de l’année entretient des températures modérées dont la température moyenne se situe entre 18 à 28 °C.
La région est soumise aux autres différents types de climat tropical correspondant aux quatre zones de reboisements :

  • le microclimat de la zone littorale, chaud, humide à perhumide : à Toamasina I ;
  • le microclimat de la zone est et falaise ombrophile, chaud, humide à perhumide ;
  • le microclimat de la zone orientale, climat tropical tempéré ;
  • le microclimat de la zone occidentale, climat tropical tempéré subhumide.
  1. Température

On constate une variation de température dans les différentes zones :

  • dans la zone littorale, la température est plus élevée, supérieur à 22 °C ;
  • à l’Est et falaise ombrophile, la température est supérieure à 21 °C ;
  • la partie orientale qui est la plus fraiche avec une température supérieure à 16 à 21 °C.

En 2008, La température moyenne de la région est de 24,39° C, avec un minima de 20,50 °C et un maxima de 28,28 °C.

  1. Pluviométrie

La pluviométrie varie également selon les zones :

  • 1 200 mm dans la partie orientale ;
  • supérieur à 1 600 mm dans l’est et falaise ombrophile ;
  • supérieur à 1 800 mm dans le littoral

Remarque :
Selon les données recueillies auprès du service de la météorologie, en 2008, les précipitations mensuelles moyennes s’élèvent à 296, 82 mm.

 

  • Sauvegarde de l’environnement
    1. Etats des lieux

On constate une dégradation alarmante d’une étendue absolue de près de 50.000 ha de couverture forestière à travers les 06 districts de la Région Atsinanana.

Tableau 2 : Etat de la déforestation par district dans la Région Atsinanana

District

Déforestation (ha)

Superficie détruite par rapport à la superficie totale dans le district

Toamasina II

9 569

8,5 %

Brickaville

7 759

3,8 %

Vatomandry

1 363

11,47 %

Mahanoro

8 588

26,87 %

Marolambo

14 285

13,13 %

Antanambao Manampotsy

7 945

35,61 %

Total région

49 509

10,07 %

Source : Direction Régionale Ministère de l’Environnement et des mines Atsinanana

Les facteurs déterminants de la déforestation restent d’une part la précarité liée à la pauvreté et la méconnaissance de la valeur intrinsèque des ressources naturelles (fonction biologique de la forêt – équilibre du cycle de l’eau. Et d’autre part, l’existence de la pratique culturale non respectueuse de l’environnement (culture sur brûlis,…), ainsi que l’exploitation illicite des forêts (bois de construction, charbon de bois). A titre d’exemple pour l’année 2010, en termes de surface, 291 ha de forêts ont été détruites par le feu de brousse, alors que seulement 41 ha ont été reboisés

Tableau 3 : Zone de conservation

Unité : ha

Superficie

Forêts classées

232.49

Réserve naturelle intégrale

2.22

Réserve spéciale

61.80

Source : Direction Régionale Ministère de l’Environnement et des mines Atsinanana

Dans le cadre de la conservation de la biodiversité, l’on recense 232.497 ha de forêts classées, 2.228 ha de réserve naturelle intégrale et de 61.801 ha de réserve spéciale dans la Région Atsinanana

  1. Problèmes environnementaux

La pratique traditionnelle des cultures sur-brûlis et des mises à feu pour le renouvellement des pâturages figurent parmi les problèmes environnementaux de la région. L’environnement continental se dégrade actuellement par suite de déforestation amplifiée et la pratique des techniques traditionnelles comme le tavy, même sur le corridor de la falaise Betsimisaraka.

En ce qui concerne l’environnement marin, les cyclones chroniques provoquent des érosions sur la côte littorale.

La région est également confrontée à des risques énormes qui nécessitent des mesures adéquates pour les contourner. Parmi ces risques on peut citer la dégradation des bassins versants et des récifs coralliens, la pollution de l’eau, l’érosion côtière, l’insuffisance de la mise en valeur du réseau hydrographique, l’envasement et ensablement des lacs et rivières particulièrement le canal de Pangalanes, ainsi que l’exploitation irrationnelle des ressources halieutiques.

Entre autre, on peut classer les problèmes environnementaux suivants :

Par rapport à l’environnement urbain :

  • dégradation de l’environnement urbain ;
  • pollution dans les grandes agglomérations (absence de latrines, des déchets ménagers ou industriels) ;
  • délabrement des infrastructures urbaines (Toamasina I) : voies urbaines, marchés municipaux, abattoir… ;
  • manque d’entretien des infrastructures ;
  • non respect du plan d’urbanisme ;
  • gestion de déchets insuffisante ;
  • insuffisance d’infrastructures d’assainissement ;
  • insuffisance d’éclairage public dans les chefs-lieux des districts ;
  • contexte SHERITT (utilisation de produits chimiques dangereux).

Par rapport au sol et à la couverture végétale :

  • dégradation des sols ;
  • attachement aux pratiques agricoles irrationnelles (ex : tavy) ;
  • faible niveau d’équipement en matériels agricoles ;
  • mauvaise organisation des filières porteuses : cultures de rente, fruits ;
  • faiblesse du niveau d’instruction des paysans ;
  • exploitation irrationnelle des ressources naturelles ;
  • exploitation minière irrationnelle ;
  • techniques agricoles non appropriées ;
  • épuisement des sols ;
  • problème foncier ;
  • feux de brousse.

Par rapport à l’environnement socio-économique :

  • analphabétisme ;
  • pauvreté ;
  • insécurité ;
  • déperdition scolaire alarmante (abandon précoce entre 10 et 14 ans) presque au niveau de tous les districts ;
  • sécurité alimentaire aléatoire due au faible rendement des cultures vivrières ;
  • difficulté d’accès vers les sites touristiques ;
  • enclavement de certaines communes.

 

Le cadre physique et administratif

Cadre Administratif

  • Généralités sur les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et les services techniques déconcentrées (STD)

 

  1. Définition d’une Collectivité Territoriale Décentralisée (CTD)

Une collectivité territoriale décentralisée est une portion du territoire national dans laquelle l’ensemble de ses habitants électeurs de nationalité malagasy dirige l’électivité régionale et locale en vue de promouvoir le développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique et technologique de sa circonscription. Elle assure, avec le concours de l’Etat, l’aménagement du territoire, la protection de l’environnement, la sécurité publique et l’administration, l’amélioration du cadre de vie ainsi que la préservation de son identité. Elle est dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

  1. La région

D’après la loi 2004-001 du 17 juin 2004, Madagascar est subdivisé en 22 régions, se définit comme étant une collectivité publique à vocation économique et social, la région dirige, dynamise, coordonne et harmonise le développement économique et social de l’ensemble de son territoire. Elle assure la planification, l’aménagement du territoire et la mise en œuvre des actions de développement.

La région est à la fois une collectivité territoriale décentralisée et une circonscription administrative.

En tant que Collectivité Décentralisée, elle dispose de la personnalité morale, de l’autonomie financière, et s’administre par des conseils régionaux.

En tant que circonscription administrative, elle regroupe l’ensemble des services déconcentrés de l’Etat au niveau régional.

La Région Atsinanana est composée de 7 districts à savoir Toamasina I, Toamasina II, Marolambo, Brickaville, Vatomandry, Mahanoro, Antanambao Manampotsy. Elle est composée de 85 communes et 1 078 fokontany. Elle est dirigée par le chef de région qui représente l’Etat dans sa circonscription. La région harmonise, coordonne le développement des communes dans leur territoire.

Les districts

Le décret de création des districts stipule : le district est une circonscription administrative relevant de la région dont les limites territoriales coïncident avec celles des anciennes sous préfecture, ex fivondronampokontany. Il comprend un ou plusieurs Arrondissements administratifs. Les chefs districts et leurs adjoints sont nommés par l’Etat central.

Les communes

La commune est une collectivité décentralisée de base au même titre que la région .Elle est une collectivité locale de droit public dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et administrative. Ses organes, le maire et les conseillers sont élus au suffrage universel direct et administrent librement la commune.

La Région Atsinanana est composée de 85 communes.

Les fokontany

Le fokontany est une subdivision administrative de base au niveau de la commune. La comite du fokontany dirigé par son président est l’auxiliaire du chef d’arrondissement, dans ses attributions administratives et fiscales. Les habitants du fokontany constituent le « Fokonolona ». Le fokontany, selon l’importance des agglomérations, comprend des hameaux, villages, secteurs ou quartiers. Le CTD sont dotées de l’assemblée délibérante dénommée conseil (conseil régional pour les régions, conseil municipal pour les communes urbaines, conseil communal pour les communes rurales) et d’un bureau exécutif.

  • Découpage Administratif        

Tableau 4 : Découpage Administratif et territorial de la région

Unité : Nb

District

Nombre de communes

Nombre des fokontany

Antanambao Manampotsy

5

56

Brickaville

17

179

Mahanoro

11

193

Marolambo

14

170

Toamasina I

1

138

Toamasina II

17

164

Vatomandry

19

174

Total

84

1 074

Source : MEEI/ CREAM Monographie 2009

Les districts de la région d’Atsinanana sont composés en moyenne de 12 communes avec un maximum de 19 communes pour le district de Vatomandry et une seule commune pour le district de Toamasina I. Quant aux fokontany, chaque district possède en moyenne 154 fokontany, le district de Mahanoro présente un nombre record avec 193 fokontany, suivi de Brickaville avec 180 fokontany, ensuite Vatomandry 174 et Marolambo, 170.
Le district d’Antanambao Manampotsy affiche le nombre de fokontany le moins élevé avec 56 fokontany.

Par rapport à la superficie totale de la région d’Atsinanana qui est de 22 382k m2, un fokontany a en moyenne une superficie de 20,76 km2.

  • Les services territoriaux déconcentrés        

Les services territoriaux déconcentrés sont les représentants du ministère au niveau régional. Ils ont pour mission de mettre en œuvre la politique de leurs ministères respectifs. Ils assurent la fonction de relais du ministère central à un niveau plus rapproché de ses administrés. Ils rendent comptent au ministère du niveau central sur l’exécution des leur mission au niveau régional avec copie au Chef de région.

  1. a) Liste nominative des services territoriaux déconcentrés dans la Région Atsinanana :

Les Directions Inter-régionales

  • Direction Inter-régionale de l’Administration du Territoire ;
  • Direction Inter-régionale de la Sécurité Intérieure ;
  • Direction Inter-régionale de Patrimoine de l’Etat ;
  • Direction Inter-régionale de l’Industrie ;
  • Direction Inter-régionale de Télécommunication, de Poste et de Nouvelle Technologie ;
  • Direction Inter-régionale de l’Elevage (Atsinanana-Analanjirofo) ;
  • Direction Inter-régionale des Domaines ;
  • Direction Inter-régionale de l’Eau ;
  • Direction Inter-régionale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle.

Les Directions régionales

  • Direction Régionale du Développement Rural ;
  • Direction Régionale de la Pêche et des Ressources Halieutiques ;
  • Direction Régionale de l’Education Nationale
  • Direction Régionale de la Santé Publique ;
  • Direction Régionale des Impôts ;
  • Direction Régionale de l’Environnement et des Forêts ;
  • Direction Régionale du Budget ;
  • Direction Régionale de l’Economie ;
  • Direction Régionale des Mines et des Hydrocarbures ;
  • Direction Régionale des Travaux publics et de la Météorologie ;
  • Direction Régionale de la Jeunesse et de Loisirs ;
  • Direction Régionale de la Population et des Affaires Sociales ;
  • Direction Régionale de la Culture et du Patrimoine ;
  • Direction Régionale du Tourisme et de l’Artisanat ;
  • Direction Régionale du Commerce ;
  • Direction Provinciale de la Communication ;
  • Direction Régionale de la Communication ;
  • Direction Régionale du Transport.

Les autres services déconcentrés

  • Gendarmerie Nationale ;
  • Délégation de Circonscription Pénitentiaire ;
  • Trésorerie Général ;
  • Recettes de Douanes ;
  • Service Inter-régionale de la Solde et de Pension ;
  • Service Régional de l’Exécution Budgétaire ;
  • Service Régional du Travail et des Lois Sociales ;
  • Service Régional de la Fonction Publique ;
  • Service Régional de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ;
  • Service Régional de la Décentralisation ;
  • Service Régional de la Topographie et de la Propriété Foncière ;
  • Service Régional de l’Aménagement du Territoire ;
  • Service Medico Social.

En tout, la région d’Atsinanana compte 6 Directions Inter-régionales, 24 Directions régionales et 13 Services régionaux.

  1. b) Directions Régionales des Ministères.

Direction Régionale de Développement Rural ou DRDR :

C’est le représentant du ministère de l’agriculture au niveau de la région.

Direction Régionale du Développement Rural

Elle est rattachée au Secrétariat Général. Elle assure la mise en œuvre de la politique du Ministère de l’Agriculture au niveau des régions en tenant compte des spécificités de la région.

Direction Régionale de l’Agriculture

Elle comporte les Services suivants :

  • Service Administratif, Financier (SAF) ;
  • Service Régional de l’Agriculture et de la Protection des Végétaux (SRAPV) ;
  • Service Régional du Génie Rural (SRGR) ;
  • Service Régional de la Coopération Agricole et d’Appui à l’Organisation des Filières (SRCAAOF) ;
  • Service Régional du Suivi Evaluation (SRSE).

Au niveau des Chefs-lieux des districts sont implantées les Circonscriptions de Développement Rural (CirDR) avec lesquelles travaillent les Centres de Services Agricoles (CSA).

Les objectifs de la DRDR sont en rapport la Politique Agricole et Alimentaire du Ministère mais les efforts sont axés essentiellement sur les deux premiers qui sont l’augmentation de la production et l’amélioration des revenus des paysans.

La politique agricole et alimentaire du Ministère consiste à :

  • orienter, coordonner et mettre en œuvre la politique de l’Etat Malgache dans le domaine de l’Agriculture y compris la recherche agronomique, recherchant en priorité la sécurité alimentaire et tenant compte du contexte de changements climatiques ;
  • assurer l’atteinte des grands objectifs de développement du secteur agricole en l’occurrence :
  • participer à la sécurité alimentaire et le respect des normes et de la qualité des produits agricoles ;
  • améliorer les revenus des producteurs agricoles ;
  • procurer des emplois à la population rurale ;
  • approvisionner en matières premières une agro-industrie prospère ;
  • contribuer à l’amélioration de la balance commerciale ;
  • léguer aux générations futures un capital fructueux eau-sol-biodiversité.

Afin d’obtenir des résultats positifs, la DRDR entretient en permanence des relations fonctionnelles, non seulement avec les autres services techniques, plus particulièrement les centres de recherche, mais également avec les autres acteurs de développement de la région, acteurs relevant aussi bien du secteur public que du secteur privé.

Direction régionale de l’environnement et des Fôrets

Elle assure l’exécution des actions relatives à la gestion des ressources forestières telles qu’il est mentionné dans la politique sectorielle forestière de l’Etat. De même, elle assure la gestion de l’environnement en général (pollution, changement climatique, évaluation environnemental, et éducation environnement) en termes de prévention et de lutte contre la destruction de la qualité de ’environnement.

En ce qui concerne le domaine de l’Environnement, l’ONE, Madagascar National Park, l’ESFUM en tant qu’Agences d’Exécution du Programme Environnemental interviennent dans la gestion des sols, des forêts et des aires protégées, outres plusieurs organismes privés tels que CARE, WWF, WCS, SAGE œuvre notamment pour la gestion durable des ressources naturelles et l’intégration de la dimension environnementale.

Centre national de recherche appliquée au développement rural ou FOFIFA

Le FOFIFA représente le Ministère de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur. Le FOFIFA appuie les paysans par le biais des recherches des méthodes et techniques agricoles améliorées.

Direction régionale de l’eau

Etant un nouveau ministère crée en 2008 après le sommet de l’Union africaine en Egypte, le Ministère de l’eau s’est fixe comme objectif d’offrir une meilleure qualité de vie de la population dans un climat de sérénité et du respect des droits de l’homme. L’accès à l’eau potable figure parmi les priorités fondamentales de tout être humain.

 

Graphique 1. Organigramme de la région

antsinanana-organigram