Sava

Le cadre physique et administratif

Cadre physique

Localisation géographique

La Région SAVA se trouve dans la province d’Antsiranana située sur la partie Nord-Est de Madagascar, à 11° et 15° de latitude Sud et 47° et 50° de longitude Est. C’est un territoire couvrant 24 149 km2 soit 3,6 % de l’ensemble de la Grande Ile. Elle est limitrophe de la région de DIANA dans sa partie occidentale et de celles de la Sofia et Analanjirofo dans sa partie méridionale. La région a accès sur sa partie Est à l’Océan Indien. Elle est composée de 4 districts : Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa. Le nom de la région provient des initiales des districts qui la composent. En tout, elle est composée de 79 communes. Sambava est le Chef-lieu de la région et se situe à 1 194 km d’Antananarivo.

Tableau 1. Superficie des districts dans la Région SAVA

Unité : km2

District

Superficie

Andapa

4 285

Antalaha

5 842

Sambava

5 034

Vohémar

8 988

Total

24 149

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

Relief         

La zone Nord-Est de Madagascar constitue un ensemble massif qui est marqué par le contact rapide et brusque entre les hautes terres et la mer. Du point de vue géomorphologie, la région juxtapose des formes variées : volcaniques, quartziques et cristallines.

Les principales unités de relief sont les suivantes :

  •  les reliefs du socle : ils correspondent essentiellement à des unités tectoniques spécifiques. Les mouvements tectoniques et orogéniques affectant la masse continentale, suivis par des volcanismes répétitifs de la fin du Tertiaire et du quaternaire ont mis en place des reliefs de types variés : plateau, horst, graben. Ainsi, les failles ont découpé cette région en blocs massifs vigoureusement disséqués par l’érosion. Le plateau de Makira et la presqu’île de Masoala sont des horsts encadrant le graben de la baie d’Antongil ;
  • les bassins sédimentaires : cette zone se caractérise par le contact socle – sédimentaire. Le volcanisme y a fait apparaître de nombreux lacs et dépressions. La cuvette d’Ankaibe s’étend largement et offre d’excellente zone de cultures de rente ;
  • la côte : il s’agit des côtes à haute falaise marine à plus de 1 500 m d’altitude se localisant au niveau du Cap Masoala et de la baie d’Antongil. C’est là où le plateau continental prend une extension importante couvrant 2 750 km2. Le Cap Masoala est entouré de nombreux îlots. La côte est parsemée de bourrelets dunaires et des végétations adaptées aux milieux côtiers tropicaux. De maigres mangroves sont localisées dans de rares endroits.

Typologie sous-régionale         

Les quatre districts de la SAVA présentent une certaine homogénéité de problématique socioéconomique et une similarité d’axes d’intervention possibles de développement. Cette zonification se justifie par ailleurs par un certain nombre de traits caractéristiques communs, telles, une végétation riche mais fortement menacée par la pratique des tavy, une précipitation relativement abondante, une population moyennement homogène vivant dans un enclavement relatif et la pratique de cultures de rente (vanille, café, girofle, poivre).

En fonction des unités naturelles, on peut distinguer quatre sous-ensembles relativement homogènes :

  •  la zone littorale composée d’une bande étroite de plaine longeant la côte d’une longueur de 270 km environ a une largeur comprise entre 8 km à 15 km. Cette plaine littorale se caractérise par la prédominance de cultures vivrières (riz et autres) de caféières et de vanilliers en périphérie. L’altitude maximale de 60 m permet un accès moyennement aisé ;
  • la zone intermédiaire dont l’altitude est comprise entre 60 et 250 m, privilégiée par sa nature et sa situation géographique, constitue des terrains alluviaux riches en éléments fertilisants. C’est le domaine des cultures de rente par excellence ;
  • la cuvette intra-montagnarde de l’Ankaibe est réputée par l’existence d’excellents sols de culture. Zone d’immigration, la cuvette d’Andapa est aussi le grenier à riz du Nord-Est malgache. La culture de la vanille occupe les terres alluviales sur les vallées d’Ampanefena au Nord jusqu’au Sud d’Antalaha ;
  • la zone montagneuse se caractérise par un relief accidenté et une altitude pouvant aller jusqu’à plus de 2 000 m (Marojejy). Cette zone couvre les zones forestières du Cap Masoala et des bordures du Tsaratanàna. Elle est sous-peuplée où la vie rurale reste dominée par les cultures vivrières annuelles sur les défrichements forestiers. L’essentiel des ressources provient encore des campements de culture établis par les paysans sur des « tavy ». Malgré les besoins des secteurs d’économie de plantation, le paddy récolté ne donne lieu à aucune commercialisation.

Hydrologie         

Dans l’ensemble, la région bénéficie d’un réseau hydrographique dense. De nombreux fleuves profondément encaissés sillonnent la région du Sud-Est au Nord-Est. Plusieurs barres de roches dures donnent naissance à des rapides, interdisant la navigation et rendant difficile la construction des routes vers l’intérieur. Trois grands ensembles de cours d’eau caractérisent le paysage hydrographique de la région. On peut citer du Nord au Sud:

  •  le district de Vohémar : Manambato, Fanambana, Manambery ;
  • les districts d’Andapa et de Sambava : Bemarivo, Androranga, Lokoho, Mahanara, Sambava, Ankatoka ;
  • le district d’Antalaha : Ankavanana, Ankavia, Ankaviahely, Sahafihitra et Onive.

Les ruisseaux côtiers y sont abondants, prenant source dans les collines et massifs internes. Ils donnent lieu à des bassins versants de superficie moyenne et des vallées forestières de petite étendue.

Abondamment alimentées presque toute l’année, les rivières (Ankavia, Ankavanana, Bemarivo) possèdent un débit d’étiage peu prononcé en octobre et novembre. Les effets des crues sont amplifiés dans la zone littorale par le colmatage continu des embouchures. Dans l’ensemble, les fleuves ne sont navigables que dans la partie qui traverse la plaine littorale d’une longueur excédant rarement les 15 km. A partir des fortes pentes, les fleuves sont inaccessibles et les crues qui y sont particulièrement brutales présentent des débits très élevés. A titre d’exemple, il est à signaler que la crue annuelle de la Bemarivo atteindrait plus de 2 000 m3/seconde selon les services techniques locaux.

Pédologie         

Le littoral est caractérisé par des sols peu évolués alluviaux plus ou moins hydromorphes et moyennement organiques. Les terres alluvionnaires silico-argileuses sont favorables aux cultures diversifiées.

  •  au niveau de l’estuaire de la LOKY (Vohémar) sont rencontrés des sols salés et des mangroves ;
  • dans les zones de reliefs forestiers multifaces, au niveau de Vohémar et à l’Ouest de Sambava et d’Antalaha s’étend une large bande de sols ferralitiques et ferrugineux tropicaux peu évolués ;
  •  au niveau du massif de Tsaratanàna est localisée une zone alluviale quaternaire et un bourrelet dunaire, quaternaire dans l’extrême Sud, ainsi que des épanchements essentiellement basaltiques du tertiaire et du quaternaire ;
  •  il faut noter qu’au centre de la cuvette d’Andapa, les terrains d’alluvions argileuses demeurent hydromorphes et nécessitent une maîtrise du drainage.

Géologie         

On distingue deux grandes catégories de terrains à savoir le terrain sédimentaire et le terrain cristallin :

  •  les terrains sédimentaires : formés principalement par des apports fluviaux et éoliens. Ces terrains relativement récents se sont emboîtés dans des couches plus anciennes et qui constituent la plus grande partie d’une étroite plaine côtière. Cette plaine, constituée de terrains sédimentaires repose en grande partie sur un socle précambrien.
  •  les terrains cristallins : formés de différents types de roches (granites, gabbros, migmatites) qui se sont formées à la surface où à l’intérieur de la terre quand elles sont d’origine volcanique.

Le passage fréquent de violents cyclones et l’abondance des pluies favorisent le phénomène érosif et changent souvent les paysages cristallins en reliefs accidentés.

Formation végétale         

Le Nord-Est possède d’importantes formations forestières qui sont sujettes à des défrichements incessants. Il s’agit de :

  • la forêt dense ombrophile de moyenne altitude s’étalant sur toute la partie Est. Le Masoala et le Marojejy y constituent des « réserves naturelles »;
  • la forêt secondaire « savoka » qui domine le Sud et l’Ouest de la région. La végétation forestière laisse peu de place à l’élevage ;
  • les savanes herbeuses là où la saison sèche est plus marquée. Elles sont composées surtout d’un tapis graminé, plus ou moins denses où dominent les espèces vivaces.

L’incendie annuel de ces formations permet une repousse rapide ; en revanche, il est responsable de la pauvreté floristique qui est l’une des caractéristiques de la savane.

Les graminées et les arbres, se sont adaptés au feu. Aussi retrouve-t-on presque toujours les mêmes espèces pyrophiles favorables à l’élevage bovin, des prairies côtières notamment à stennotaphrum et axonapus, savanes et steppes à aristida.

Climatologie         

En général, la région est soumise à un climat de type tropical caractérisé par une alternance d’une saison fraîche et sèche de mai en novembre et d’une saison chaude et humide à partir de décembre

a- Température

Les variations des températures sont peu perceptibles pour l’ensemble de la région. On enregistre les plus fortes chaleurs en mois de janvier et/ou février et les mois les plus frais sont perçus en juillet et août. A Sambava, Antalaha et Vohémar, les températures varient de 18 °C à 31 °C. L’amplitude thermique est respectivement de12,8 °C, 10,3 °C et 9,4 °C. Andapa a une température moyenne annuelle variant de 18,3 °C à 25,2 °C. L’amplitude thermique y est plus marquée, (de 6,9 °C) à cause de son altitude relativement élevée. On peut même parler de véritable hiver car on aurait enregistré un minimum absolu de 7,8 °C en mois d’août 1 963 selon le service de la météorologie.

b- Pluviométrie

Les zones d’Antalaha, de Sambava et une partie de Vohémar sont caractérisées par une forte pluviométrie d’une moyenne annuelle de plus de 2 000 mm, une absence de mois véritablement sec et un faible déficit de saturation (3 à 5 mm). La zone d’Andapa se distingue par un micro climat, entre le climat de la côte Est et des Haut-Plateaux, avec toutefois une pluviométrie moyenne annuelle élevée de 1 800 mm en 130 jours. La zone Nord de la SAVA, Vohémar est caractérisée par une précipitation moyenne annuelle de 940 mm.

L’abondance des précipitations annuelles et l’absence d’une véritable saison sèche constituent les principales caractéristiques de la SAVA. L’essentiel des pluies est apporté par les courants de l’Est, mais l’effet orographique y intervient aussi. La raideur des pentes, la proximité de la mer, l’orientation par rapport au flux expliquent les variations locales de la pluviométrie. Les valeurs maximales sont enregistrés là où le flux moyen frappe quasi-perpendiculairement la côte (Sambava : 2 409 mm, Antalaha 2 376 mm). Au Nord de Sambava, les totaux annuels baissent légèrement du fait de la divergence de l’Alizé (Vohémar 1 564,9 mm).

Le nombre de jour de pluies décroît du Sud vers le Nord (Antalaha 219, Sambava et Vohémar 184). La saison de pluie comporte de fortes pluies et averses brutales avec un maximum au mois de janvier. De mai en septembre prédominent de forts crachins qui pénètrent en profondeur dans les sols.Le mois le plus sec est le mois d’octobre pour Antalaha, Sambava et Andapa. Septembre et octobre sont les mois reconnus notoirement secs.

Sauvegarde de l’environnement         

a- Etats des lieux

La région dispose d’une importante superficie de forêt protégée représentant 482 000 ha, soit 20 % de la superficie totale de la région. Les grandes parties de cette forêt se trouvent dans les districts d’Andapa et de Sambava avec respectivement 239 000 et 231 000 ha. La partie de cette étendue forestière qui est protégée représente 46 000 ha, soit 9,6 % de l’ensemble des ressources forestières. Un peu moins de 75 % de cette forêt protégée se trouve à Sambava. Toutefois, la partie de forêt détruite représente en tout 4 000 ha en une année, soit un peu plus de 1 % de l’ensemble des ressources forestières totales de la région.

Tableau 2. Superficie de forêt existante, protégée et forêt détruite dans la Région SAVA

Unité : ha

District

Superficie de forêt existante

Superficie de forêt protégée

Superficie de forêt détruite

Andapa

239 334

9 884

3 087

Antalaha

12 063

2 045

15

Sambava

231 412

34 619

1 735

Vohémar

n.d.

n.d.

n.d.

Total

482 809

46 548

4 837

Source : MEI/CREAM/Monographie 2009

La déforestation provient généralement du nettoiement, de carbonisation, de renouvellement de pâturage, de défrichement et de mécontentements sociaux. Il serait intéressant de pouvoir analyser le solde entre la superficie détruite et la superficie reboisée afin de pouvoir juger sur la pérennisation des ressources forestières. Mais la dernière enquête monographique n’a pas pu fournir les données sur ce thème.

b- Problèmes environnementaux

Le relief accidenté associé à une pluviométrie importante sont les principales contraintes écologiques qui caractérisent cette zone. Ainsi, les principales problématiques écologiques priorisées au niveau national sont essentiellement relatives à l’érosion et à la dégradation de la biodiversité Il est constaté que les écosystèmes, aussi bien terrestres que marins et côtiers, sont exposés à des menaces de surexploitation humaine. La forêt, spécifiquement au bord de mer, est particulièrement menacée dans la mesure où elle n’offre pas de possibilités de culture de rente dans un système où les cultures vivrières dominantes (riz, manioc, …) sont établies préférentiellement sur sols défrichés, en raison du manque de sols alluviaux.

Bien que classées en réserves spéciales, certaines d’entre elles font l’objet d’exploitation forestière illicite et sont soumises en permanence au tavy. D’où une disparition accélérée des quelques reliques de la forêt littorale, du fait de l’accès libre et du manque de contrôle.

Cadre administratif

Généralités sur les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et les services techniques déconcentrées (STD)

a- Définition d’une Collectivité Territoriale Décentralisée (CTD)

Une Collectivité Territoriale Décentralisée est une portion du territoire national dans laquelle l’ensemble de ses habitants électeurs de nationalité malagasy dirige l’électivité régionale et locale en vue de promouvoir le développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique et technologique de sa circonscription. Elle assure, avec le concours de l’Etat, l’aménagement du territoire, la protection de l’environnement, la sécurité publique et l’administration, l’amélioration du cadre de vie ainsi que la préservation de son identité. Elle est dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

b- La région

D’après la loi 2004-001 du 17 juin 2004, Madagascar est subdivisé en 22 régions. Se définit comme étant une collectivité publique à vocation économique et social, la région dirige, dynamise, coordonne et harmonise le développement économique et social de l’ensemble de son territoire. Elle assure la planification, l’aménagement du territoire et la mise en oeuvre des actions de développement.

La région est à la fois une Collectivité Territoriale Décentralisée et une circonscription administrative. En tant que collectivité décentralisée, elle dispose de la personnalité morale, de l’autonomie financière, et s’administre par des conseils régionaux.

En tant que circonscription administrative, elle regroupe l’ensemble des services déconcentrés de l’Etat au niveau régional. La région est composée de 4 districts, à savoir Andapa, Antalaha, Sambava et Vohémar. Elle est composée de 79 communes et de 803 fokontany. La région harmonise, coordonne le développement des communes dans leur territoire.

Les districts

Le décret de création des districts stipule que le district est une circonscription administrative relevant de la région dont les limites territoriales coïncident avec celles des anciennes sous préfectures, ex fivondronampokontany. Il comprend un ou plusieurs arrondissements administratifs. Les chefs districts et leurs adjoints sont nommés par l’Etat central.

Les communes

La commune est une collectivité décentralisée de base au même titre que la région .Elle est une collectivité locale de droit public dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et administrative. Ses organes, le maire et les conseillers, sont élus au suffrage universel direct et administrent librement la commune.
La Région SAVA est composée de 79 communes.

Les fokontany

Le fokontany est une subdivision administrative de base au niveau de la commune. Le comité du fokontany dirigé par son président est l’auxiliaire du chef d’arrondissement, dans ses attributions administratives et fiscales Les habitants du fokontany constituent le «fokonolona». Le fokontany, selon l’importance des agglomérations, comprend des hameaux, villages, secteurs ou quartiers.

Les CTD sont dotées de l’assemblée délibérante dénommée conseil (conseil régional pour les régions, conseil municipal pour les communes urbaines, conseil communal pour les communes rurales) et d’un bureau exécutif.

Découpage Administratif

 

Les districts de la Région SAVA sont composés en moyenne de 20 communes avec un maximum de 26 communes pour le district d’Antalaha. Le plus faible nombre de communes est enregistré dans le district de Sambava. Au total, la région comptabilise 79 communes.

Quant aux fokontany, chaque district possède en moyenne 200 fokontany et chaque commune en moyenne 10 fokontany. Le plus faible nombre moyen de fokontany par commune se trouve à Andapa et Vohémar. Par rapport à la superficie totale de la région qui est de 24 149 km2, un fokontany a en moyenne une superficie de 30 km2.

Tableau 3. Découpage administratif et territorial de la région

Unité : nb

Communes

Fokontany

Andapa

18

129

Antalaha

16

182

Sambava

26

339

Vohémar

19

153

Ensemble de la région

79

803

Source : MEI/ CREAM Monographie 2009

Les services territoriaux déconcentrés        

Presque tous les services techniques des ministères sont présents dans la région. Ci-après une liste indicative de ces services :

  1. Direction Régionale du Développement Rural;
  2. Délégation Régionale de l’Énergie et des Mines ;
  3. Direction Régionale de la Sante et du Planning Familial ;
  4. Direction Régionale du Budget ;
  5. Direction Régionale des Impôts ;
  6. Délégation de la Population, de la Protection Sociale et des Loisirs ;
  7. Direction Régionale de l’Éducation Nationale ;
  8. Direction Régionale de l’Économie ;
  9. Direction Régionale du Tourisme et de l’Artisanat ;
  10. Direction Régionale du Commerce ;
  11. Direction Régionale de la Pêche ;
  12. Direction Régionale de l’Environnement, des Eaux et Forets et du Tourisme ;
  13. Direction Régionale de l’Environnement et des Forêts ;
  14. Direction Régionale de l’Eau ;
  15. Direction Régionale des Travaux Publics et de la Météorologie ;
  16. Direction Régionale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle ;
  17. Service Régional des Domaines et de la Propriété Foncière ;
  18. Service Régional de la Topographie ;
  19. Circonscription des Eaux et Forets ;
  20. FOFIFA ;
  21. Direction Régionale de l’Administration Pénitentiaire ;
  22. Service du Contrôle des Dépenses Engagées ;
  23. Trésorerie Générale ;
  24. Service de Centre Fiscal ;
  25. Service de la Génie Civil ;
  26. Service du Commerce ;
  27. Délégation de la Jeunesse et Sports.

Graphique 1. Organigramme de la région

sava-organigramme